BlackBerry se lance sur le terrain de l’Internet des Objets

Le Canadien vient de présenter sa plateforme pour objets connectés, initialement pour les marchés de l’automobile et du suivi de matériels. Elle s’appuie sur BES et QNX, son Unix dédié à l’embarqué.

QNX dans une Bentley

QNX embarqué dans une Bentley

Le Canadien a profité du CES, qui se déroulait la semaine dernière à Las Vegas, pour présenter sa plateforme pour objets connectés (Internet des objets, ou IoT), visant initialement les marchés de l’automobile et du suivi de matériels.

Cette plateforme s’appuie sur l’Unix dédié à l’embarqué de BlackBerry, QNX.

Dans un communiqué, le groupe explique associer QNX et ses outils de gestion du cycle de vie des terminaux, ainsi que ses services de communication sécurisée bien connus.

Un Cloud modulaire pour construire des applications de manière sûre, efficace, et élastique

Matt Hoffman, BlackBerry

« La plateforme BlackBerry IoT mélange les technologies qui ont permis à BlackBerry de devenir un leader dans les industries de la sécurité des données en mobilité et des systèmes embarqués », explique ainsi Matt Hoffman, vice-président Stratégie et Marketing de BlackBerry Technology Solutions.

Il assure que ce mélange permett d’aboutir à une « plateforme Cloud modulaire qui donne aux clients une chance de construire des applications IoT de manière sûre, efficace, et élastique ».

Matt Hoffman explique en outre prévoir, à l’avenir, « d’étendre la plateforme avec d’autres technologies BlackBerry pour offrir aux développeurs un contrôle additionnel sur le flux d’informations vers les terminaux à la périphérie du réseau ».

Une évolution parfaitement naturelle pour BES 10 et ses fonctionnalités MDM

Au cœur de son outil, BlackBerry a donc placé un système de messagerie élastique « servant de bus pour des plateformes additionnels en fournissant des services réutilisable ». Au programme : sécurisation avec gestion granulaire des autorisations, indexation des données, ou encore fonctionnalités analytiques.

Il intègre en outre un module de gestion du cycle de vie des appareils connectés, avec gestion des mises à jour, autorisation des applications, et collecte de logs d’activité.

Aujourd'hui,  les industries de la livraison et de l’automobile. Demain l’énergie et la santée.

L’annonce n’est pas vraiment une surprise. Des spécialistes du MDM ont déjà commencé à ouvrir leurs outils aux projets d’objets connectés, une évolution qui apparaît de plus en plus comme parfaitement naturelle. Et BlackBerry a résolument conçu BES 10 comme un outil de MDM multi-terminaux, largement agnostique.

En outre, lors du rachat de QNX Software en 2010, celui qui s’appelait encore RIM indiquait vouloir, avec cette acquisition, alimenter une série de produits alors non officiels, de type « périphériques intelligents ». QNX Software était pour mémoire déjà très présent dans le domaine de l’automobile.

Surtout, cette annonce apparaît comme la concrétisation du projet Ion, évoqué à l’été dernier, de plateforme applicative pour objets connectés.

A l'avenir, l'offre pourrait aussi profiter, pour les communications sécurisées, des technologies de l’allemand Secusmart dont BlackBerry a annoncé le rachat en juillet dernier.

Le Canadien destine sa plateforme IoT « initialement aux industries qui gèrent des ressources à forte valeur et hautement mobiles, comme les industries de la livraison et de l’automobile ». Mais il entend ensuite viser les secteurs de l’énergie et de la santé.

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