Cet article fait partie de notre guide: Ce qu'il faut savoir sur Windows Server 2012 R2

Les entreprises se préparent déjà à installer Windows 10

Nombreuses sont les fonctions qui poussent les entreprises à envisager une migration vers Windows 10. Mais des fonctions de sécurité ne seront accessibles qu’avec le prochain Windows Server. En 2016.

Le prochain gros chantier infrastructure des entreprises françaises sera le passage à Windows 10. C’est en tout cas la tendance qui ressortait du dernier salon parisien de Microsoft, les TechDays. « Nous sommes désormais sollicités sur des projets de plusieurs milliers de postes tactiles, avec une volonté générale de réinventer l’ergonomie des applications métiers. Et tous les scénarios incluent déjà Windows 10 alors qu’il n’est même pas encore disponible », témoigne ainsi Grégory Clavé, Alliance Manager Microsoft, chez Sogeti.

Selon lui, toutes les entreprises seraient actuellement en Windows 7 ou, pour 40% des PME, auraient encore des postes Windows XP ; celles-ci attendraient la prochaine fracture technologique pour daigner investir dans une migration. « Et cette fracture technologique attendue, ce n’est pas Windows 8. Pratiquement personne n’est passé ou ne compte passer à Windows 8 », relève Grégory Clavé.

Rationaliser le parc des PC et des mobiles

Un constat qu’accepte de partager Agnès Van de Walle, directrice Windows et Devices chez Microsoft France : « il est vrai que les entreprises ont été décontenancées par la cohabitation de deux interfaces dans Windows 8. De fait, Windows 10 revient à une interface bureau classique, avec les applications qui ne s’ouvrent plus en plein écran, mais chacune dans leur fenêtre. Et nous avons déjà des retours excessivement positifs des entreprises qui ont testé les versions béta disponibles depuis septembre », dit-elle.

Outre les applications, Windows 10 doit tomber à point nommé pour aider les entreprises à renouveler leurs parcs de smartphones et tablettes en évitant les erreurs passées. « Les entreprises se rendent compte que s’être équipées en appareils mobiles avec un système différent de celui des PC leur complique l’existence en terme de sécurité et de partage d’informations. Si leurs coûts d’achat étaient faibles, leurs coûts de possession ont explosé. Windows 10, qui permettra aux mêmes applications de fonctionner sur des appareils très différents, du smartphone au PC, en passant par le grand écran interactif ou la console Xbox, va enfin leur permettre de rationaliser leur parc », affirme Agnès Van de Walle.

Pleinement fonctionnel avec Windows Server 2016

Problème, si Windows 10 sera bien lancé lors du second semestre 2015, certaines de ses fonctions nécessiteront la prochaine version de Windows Server, prévue en 2016. « Il est vrai que l’authentification d’un utilisateur sur sa machine par des moyens biométriques avec échange de clés PKI entre la machine et le serveur n’est pas pris en charge par l’actuel Windows Server 2012 R2 », concède Craig Dewar, directeur produit Windows, chez Microsoft maison mère.

En réalité, aucune des fonctions de sécurité inédites de Windows 10 ne pourrait fonctionner sans la nouvelle version Active Directory de Windows Server 2016 (pour l’heure encore appelé vNext). Parmi celles-ci, le chiffrement des documents uniquement professionnels par la DSI, qui évite à l’utilisateur d’avoir à jongler entre environnements privé et pro sur son PC.

Également la possibilité d’allouer des licences logicielles à des personnes et de les leur retirer quand elles quittent l’effectif de l’entreprise tout en conservant leur PC. « La prochaine version de Windows Server permettra en effet de centraliser la gestion des clés d’activation, afin de pouvoir redistribuer dynamiquement les licences sur les postes des salariés », dévoile Craig Dewar.

A ce sujet, l’approche de Microsoft n’est pas très claire en ce qui concerne la fonction de store applicatif privé de l’entreprise.

Vu le degré de son intégration dans les dispositifs de sécurité de Windows10, doit-on comprendre que Windows Server 2016 sera livré d’origine avec un MDM, concurrençant donc les classiques AirWatch (VMware), XenMobile (Citrix) et consort, tout comme le module Terminal Server permettait auparavant à Windows Server de concurrencer les solutions tierces de poste distant ? Craig Dewar élude la question : « si vous ne disposez pas encore de Windows Server 2016, vous pourrez toujours souscrire à un service dans Azure pour gérer votre parc applicatif sur les machines Windows 10 », dit-il.

Des mises à jour automatiques tous les ans

A date, 200 entreprises feraient partie du programme TAP, lequel consiste à déployer des postes Windows 10 en avance de phase. La version béta du système aurait été déployée sur 2,5 millions d’appareils

Lancé à partir du second semestre 2015, Windows 10 connaîtra des mises à jour mineures mensuelles et un changement de version automatique tous les ans. Les entreprises pourront faire le choix d’installer les mises à jours avec un maximum de 4 mois de décalage, le temps de tester la compatibilité de leurs applications, voire de ne pas les installer dans leurs départements les plus critiques.

« Ce système de mise à jour change complètement la philosophie de gestion du poste de travail. Étonnamment, les entreprises n’en ont plus peur. Leur désir d’aller de l’avant dans la réinvention de leurs applications en mode tactile prédomine », conclut Grégory Clavé.

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