NoSQL : Basho et sa base Riak s’installent en France

A l’occasion de la conférence Big Data Paris 2005, Basho, qui développe la base de donnée NoSQL Riak, a annoncé son implantation sur le marché français. Une expansion hexagonale pour donner un élan à sa base et aller chercher les utilisateurs Oracle.

L’éditeur Basho, acteur historique du monde des bases de données NoSQL en pleine reconstruction, a choisi la conférence Big Data Paris pour se positionner sur le marché français. Une façon pour la société de placer sa base Riak en France et de venir contrecarrer les plans de MongoDB, récemment arrivé dans l’Hexagone.
Et pour diriger son entité française, dont les bureaux sont à Levallois-Perret, la société a fait appel à un cadre du monde des bases de données - plus relationnelles : Michael Carney (en photo), membre clé de communauté MySQL, qui avait contribué à la création de SkySQL, fournisseur de services autour de MariaDB et MySQL - aujourd’hui rebaptisé MariaDB Corporation.

Il faut ajouter que Basho était quelque peu l’acteur en retrait de ce monde NoSQL, pourtant très tendance - dont les principaux piliers sont MongoDB, CouchDB et Cassandra. Après une levée de fonds de 25 millions de dollars et la décision de modifier l’équipe dirigeante en place, l’éditeur s’est donné les moyens de ré-apparaître sur les radars.

« Après une période silencieuse, Basho, à l’origine une société d’ingénieurs, a fait venir un nouveau PDG, avec un profil plus commercial, Adam Wray », commente Manu Marchal.
Même si d’un point de vue commercial, les activités se sont poursuivies », comme le confirme un billet de bog de son Pdg. Selon Manu Marchal, 30% des entreprises du Fortune 500 utilisent Riak en production, même si d’un point de vue marketing, « on est resté invisible. Par rapport à un an, nous disposons désormais d’une équipe dirigeante très expérimentée en place et un CTO visionnaire avec une forte expérience sur les besoins des entreprises ».

Dans ce contexte revigoré, Basho compte faire valoir les points clés de Riak en France, à savoir la combinaison d’une base clé / valeur à la haute disponibilité, la scalabilité et la tolérance aux pannes, affirme le patron EMEA, qui a rejoint l’éditeur en mai dernier. « Un produit en avance sur le marché », explique-t-il.  Riak, comme Cassandra, sont resistants au morcellement (Partition Tolerant) et hautement disponibles et cohérents à terme. Riak est utilisée principalement pour la gestion de sessions. Chez Best Buy, par exemple pour supporter le panier e-commerce. Parmi les autres cas d’usage, Manu Marchal cite également le cache distribué pour soutenir des projets temps réel à basse latence ainsi que des usages dans la  gestion des objets connectés.

Un taux de maturité fort en France

« En EMEA, nous étions jusqu’alors concentrés sur les pays scandinaves et le Royaume-Uni, avec des clients comme la NHS ou des sites de paris en ligne au Royaume-Uni, Nokia ou encore Rovio, éditeur de jeu Angry Bird », ajoute-t-il. La stratégie pour 2015 est de s’implanter en France et en Allemagne.

Et pour cause. Selon lui, le degré de maturité en France serait fort. « On sait qu’il existe des dizaines et des dizaines utilisateurs de Riak sur des cas d’utilisation clé pour la base, au sein d’applications critiques là où la disponibilité est un élément fondamental et que la donnée se doit d’être présente et correcte. »

En France, l’objectif est « de permettre à la communauté de s’exprimer », affirme Manu Marchal, confirmant qu’une petite communauté était déjà active en France. L’éditeur compte désormais occuper le terrain. Plusieurs meet-ups ont d’ailleurs été organisés et la société sera présente à des conférences NoSQL. Des négociations sont également en cours avec des partenaires « actifs dans le monde du Big Data  ».

Cibler les bases Oracle sous-utilisées

A l’image d’un long et très structurant projet réalisé au Royaume-Uni avec le NHS (National Health Service - l’équivalent de sécurité sociale), l’un des positionnements de Basho est d’aller remplacer la base Oracle dans les SI des entreprises. Là où par exemple seulement 10% des capacités de la base Oracle sont utilisées, mais pour le prix complet de la licence, illustre encore Manu Marchal, managing directeur pour la région  EMEA chez Basho.
Le service public britannique disposent désormais de 4 clusters Riak en actif / actif, plus d’une centaine de noeuds, alors que son existant reposait sur des dizaines de bases Oracle, le tout gérer par une unique personne (contre plusieurs DBA Oracle), assure-t-il encore.

Un socle utilisateur pourtant difficile à séduire au regard de l’empreinte d’Oracle dans les entreprises. Il est certes difficile pour les DSI d’avoir une vision extérieure au monde Oracle, soutient Manu Marchal, « surtout en matière d’économies à réaliser et d’opportunités non abordées ».  Bash estime à 20% des entreprises connaissent et ont un interêt pour le NoSQL, 20% qui en ont entendu parler et 60% qui n’en ont jamais entendu parler car ils vivent dans l’écosystème Oracle », assure-t-il. Et c’est bien là que Basho devra batailler pour éduquer le marché français.

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