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Azure SQL Database proche de la parité avec SQL Server

Microsoft fait progresser le champ fonctionnel d’Azure SQL Database, pour faciliter la migration d'applications bâties sur SQL Server vers la plateforme cloud.

Après plus de deux ans de développement, Azure SQL Database se rapproche enfin au plus près de SQL Server sur site. Une véritable alternative au système de gestion de base de données, pour les utilisateurs qui souhaitent aujourd’hui migrer et déplacer leurs applications vers le cloud.

Ces travaux de R&D se traduisent en effet par de nouvelles fonctionnalités, présentées à l’occasion de la conférence PASS Summit 2018, qui s’est tenue en novembre. Microsoft prévoit par exemple de lancer une version haut de gamme de sa plateforme Azure SQL Database Managed Instance pour les applications métier, très exigeantes en matière d’I/O. Managed Instance représente en fait une implémentation d’Azure SQL Database qui est presque fonctionnellement équivalente à SQL Server. Microsoft a lancé une version du service début octobre.

Toujours dans le cadre de cette conférence, l’éditeur de Redmond a également mis à disposition une version de test de Machine Learning Services au-dessus de SQL Azure. Cela fait suite à la sortie en octobre de deux autres nouvelles technologies : un niveau de service Hyperscale qui élimine la limite de 4 To de données stockées dans Azure SQL Database et une fonction de récupération accélérée des bases après pannes. Hyperscale supporte désormais les bases de données contenant jusqu'à 100 To de données.  

« Pour l'instant, nous sommes limités à 4 To mais ils ont tout simplement fait sauter le plafond », témoigne Mark Freeman, utilisateur d'Azure SQL Database et administrateur principal de bases de données chez BDO Global, interrogé lors du PASS Summit.

Une taille qui n'est plus limitée

La société bruxelloise BDO gère des centaines de bases de données Azure SQL Database. Mais, étant donné cette limite de taille, l'équipe IT a scindé ses bases de données les plus grosses, souligne encore le responsable. Les données opérationnelles de chaque pays sont réparties dans sept bases de données distinctes, ajoute-t-il. « Maintenant, nous pouvons centraliser nos données en un seul endroit, sans avoir à nous soucier de la récupération de toutes les bases de données », dit-il.

Il se peut qu’Azure SQL sache désormais gérer des applications plus anciennes, que BDO exécute sur  SQL Server on Azure Virtual Machine en raison de leur taille, renchérit Mark Freeman. C’est certes une technologie cloud, mais il s’agit d’une offre IaaS qui nécessite des administrateurs de bases de données (DBA) pour gérer la configuration, les correctifs et d’autres tâches de gestion qu'Azure SQL Database automatise.

Jusqu'à présent, les  DBA qui souhaitaient migrer des applications existantes vers le cloud devaient utiliser SQL Server sur des machines virtuelles Azure. Microsoft Azure SQL Database était principalement conçu pour exécuter de nouvelles applications natives dans le cloud en raison des limites de taille et de son manque de support de certaines fonctionnalités clés de SQL Server (comme le planificateur de tâches SQL Server Agent). Cela en avait quelque peu atténué l'attrait auprès de la base installée. « Nous savions qu'il y avait des défis à relever avec Azure SQL Database », rappelle Rohan Kumar, vice-président de l'ingénierie pour SQL Server chez Microsoft.

Azure SQL Database Manage Instance vise à réduire les « frictions » rencontrées par les clients en place lors de leurs migrations dans le cloud. Les applications bâties sur SQL Server peuvent être déplacées vers un environnement Managed Instance sans aucun changement, soutient le responsable. La version haut de gamme Managed Instance Business Critical permet quant à elle « d'exécuter les workloads SQL Server les plus critiques dans Azure », a-t-il commenté.

Un outil familier pour les utilisateurs de SQL Server

Managed Instance est encore en cours de développement, rappelle toutefois Denny Cherry, fondateur et consultant principal chez Denny Cherry & Associates Consulting. Il s’attend toutefois à ce que la demande de Managed Instance augmente une fois le Business Critical disponible.

« C'est un peu le serveur SQL que l’on connait », lance à son tour Mike Walsh, président de Straight Path IT Solutions, une société américaine de services de conseils sur SQL Server.

L'implémentation Managed Instance de Microsoft Azure SQL Database peut toutefois être coûteuse, note-t-il. Selon ses calculs, une configuration avec nombre maximum de 80 processeurs logiques vCore coûte en puissance de calcul 150 000 $ par mois. Mais les utilisateurs peuvent  aussi obtenir des remises allant jusqu'à 55 % s'ils convertissent une licence SQL Server existante, clarifie Mike Walsh.

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