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ERP : Acumatica fusionne (presque) avec IFS

Acumatica, l'ERP Cloud américain en pleine croissance, vient d'être racheté par le fonds EQT Partners, qui possédait déjà l'ERP suédois IFS. Les deux entreprises travailleront désormais ensemble, sous le même leadership et en partageant leur expertise et leur force. Les conséquences pour Cegid ne sont pas encore claires.

Les éditeurs d'ERP IFS et Acumatica ont réalisé ce que l'on peut décrire comme une quasi-fusion. Ils partageront leur direction, leur expertise et leurs forces sur le marché, mais conserveront leur indépendance, pour l'instant..

EQT Partners, qui a racheté l'éditeur d'ERP IFS en 2015, vient d'acquérir Acumatica. Les sociétés ont déclaré que le président d'IFS, Jonas Persson, serait désormais président des deux entreprises.

IFS et Acumatica diffèrent par leur taille, mais pas par leur objectif principal, qui est de concurrencer les géants de l'ERP Oracle et SAP. IFS est en bonne voie pour réaliser environ 720 millions de dollars cette année, a déclaré Darren Roos, PDG d'IFS. Il évalue les revenus d'Acumatica à environ 40 millions de dollars.

IFS compte environ 10 000 clients répartis sur cinq marchés : aéronautique et défense, énergie et services publics, ingénierie et construction, fabrication et services. L'entreprise suédoise revendique une large base d'utilisateurs aux États-Unis.

Acumatica compte pour sa part environ 5 000 clients. L'éditeur opère sur des marchés similaires à ceux d'IFS, mais se concentre sur de plus petites entreprises, selon Darren Roos.

Acumatica, fondée en 2008, a reçu les louanges des analystes pour son offre cloud. Nucleus Research, par exemple, lui a récemment accordé une place de choix dans son classement des ERP. Le cabinet de conseils a déclaré que la société « continue à montrer la voie en matière d'ergonomie ».

« Acumatica est en pleine croissance », déclare Rebecca Wettemann, vice-présidente de la recherche chez Nucleus. Elle s'attend à ce qu'Acumatica apporte beaucoup d'énergie et un esprit startup dans l'opération, tandis qu'IFS apportera sa présence mondiale et son expérience.

IFS a « fait beaucoup de progrès » pour se réinventer en éditeur cloud, constate Rebecca Wettemann, mais « sa base de clients tend encore à être assez traditionnelle et plus orientée vers des déploiements sur site ».

Les objectifs de l'accord

Darren Roos indique qu'IFS sera en mesure de « donner une dimension internationale et d'industrialiser » les offres d'Acumatica, tout en y ajoutant de nouvelles capacités. « Nous disposons d'une expérience et d'une capacité fonctionnelle étendues qui sont pertinentes pour les mêmes industries que celles que vise Acumatica », a-t-il dit.

Darren Roos ajoute qu'IFS souhaite s'inspirer de la manière dont Acumatica « a amélioré sa suite applicative pour la rendre plus facile à utiliser et plus simple et rapide à déployer ». Le responsable cite également l'automatisation de la gestion de l'application cloud d'Acumatica comme une capacité clé intéressante.

Conséquence de la quasi-fusion pour l'accord Cegid-Acumatica

L'accord lui-même est « structurellement une fusion mais sans être une fusion », résume Darren Roos. Et il y a une bonne raison à cela. Les deux entreprises ont leur propre identité et connaissent une croissance rapide.

« Cela signifie-t-il que les deux entreprises seront toujours séparées ? Non », répond-il. Mais cela n'aurait pas de sens de les fusionner aujourd'hui.

En France, Acumatica vient de passer un accord de partenariat exclusif de plus de 20 ans avec Cegid. Les conséquences de la fusion avec IFS - qui opère également en France - ne sont pas encore claires. La réaction de l'éditeur français sera en tout cas très attendue et analysée de près par les prospects de sa nouvelle offre XRP Flex, localisation d'Acumatica.

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