Citrix prépare la succession de Mark Templeton

Confirmé aux commandes de Citrix il y a un an, le Pdg de l’éditeur est poussé vers la sortie par un investisseur poussant sa propre stratégie.

Citrix vient d’annoncer préparer la succession de Mark Templeton. Dans un communiqué, l’éditeur explique qu’il continuera d’exercer ses fonctions à sa tête jusqu’à ce qu’un successeur lui soit trouvé. Le cabinet Heidrick & Struggles a été désigné pour évaluer les candidats.

Un nouveau revirement. Il y a un an, Citrix annonçait que Mark Templeton resterait son PDG de Citrix alors que, quelques mois plus tôt, celui-ci prévoyait de partir en retraite à l’issue « d’un décès tragique dans sa famille immédiate ». A l’époque, Mark Templeton expliquait que ses « circonstances personnelles » avaient changé, et qu’il était « plus déterminé que jamais à conduire Citrix au travers de sa prochaine vague de transformation ». Et Thomas Bogan, président du conseil d’administration de l’éditeur, de choisir de lui renouveler sa confiance.

Mais les circonstances ont changé. Aujourd’hui, Citrix plie en fait devant un actionnaire, Elliott Management. Dans un communiqué, l’éditeur évoque poliment un « accord de coopération » avec celui qui détient 7,5 % de son capital. Dans le cadre de cet accord, Jesse Cohn d’Elliott Management prend place au conseil d’administration de Citrix, à la place d’Asiff Hirji qui démissionne pour laisser son siège. Citrix et Elliott Management cherchent un autre administrateur, indépendant, à désigner conjointement.

Mais Thomas Bogan est également affecté : il quitte son siège de président du conseil d’administration pour une position de « lead independent director » en son sein.

Début juin, Elliott Management a sorti de l’ombre, affirmant disposer d’un plan pour doubler la valeur boursière de Citrix d’ici la fin de l’année. Un projet qui passe par la cession de certaines activités périphériques au cœur de métier de l’éditeur, dont les services en ligne GoTo, notamment. Et de s’interroger au passage sur l’opportunité de vendre NetScaler, l’offre d’optimisation réseau de Citrix.

Reste à savoir dans quelle mesure Elliott Management pourra influencer la stratégie de Citrix – et si cela bénéfique ou non à l’éditeur. De fait, le fond d’investissement entend conduire Citrix à racheter des actions courant 2017, après en avoir fait considérablement progresser la valeur. Une perspective alléchante, donc, pour les actionnaires. En espérant qu’elle ne se concrétisera pas trop au détriment de l’éditeur et de ses capacités d’investissement.

Reste que Citrix a déjà entamé, en début d’année, un effort de restructuration, avec la rationalisation de son offre et la suppression annoncée de quelque 900 postes. VDI-in-a-box, issu du rachat d’une start-up indienne prometteuse en 2011, fait partie des premières victimes de l’initiative.

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