Software AG ajuste sa plateforme intégrée à la transition numérique

D’un fournisseur de produits middleware, la société souhaite se repositionner avec une plateforme dont l’intégration des composants est plus adaptée à la transformation numérique.

Software AG, nouvelle formule. C’est bien un nouveau visage que l’entreprise de Karl-Heinz Streibich a souhaité montrer à l’occasion de l’Innovation Day qui s’est tenu la semaine dernière à Paris, devant un parterre de 450 personnes (IT et métiers). La société, historiquement positionnée sur le segment du middleware (ESB, SOA, BPM, etc…) compte bien elle-aussi s’accaparer les budgets des entreprises en proie à leur très précieuse transition vers le numérique.  Quitte alors à opérer un repositionnement sur le marché, pour quitter le monde des produits vers celui de la plateforme intégrée jugée alors plus adéquate pour répondre justement à ces scénarii.

La plateforme, c’est justement le symbole de ce nouveau Software AG, expliquent de concert Pierre Brunet, le directeur général France de la société et Eric Duffaut, son Chief Customer Officer. Son nom de code : la Digital Business Platform (DBP). Née il y a maintenant un et demi, cette plateforme a pour vocation de créer le ciment entre les différents produits et services de la marque afin de mieux l’orienter sur les nouveaux usages.

Il faut dire que Software AG a monté sa plateforme à grands coups d’acquisitions, comme par exemple celle de LongJump pour s’installer sur le terrain du Paas, mais aussi différents rachat pour porter la technologie vers la mobilité par exemple. Mais depuis 2 ans, la groupe a cessé tous rachats, et concentrer ses efforts de développement à intégrer les briques pour consolider cette DBP.  « L’intégration s’est fait de manière continue et ordonnancée », résume d’ailleurs Pierre Brunet.

Pour Wolfram Jost, le CTO du groupe, présent lors de l’événement, cette intégration est en effet clé et constitue selon lui « une brique essentielle de l’architecture ». Pour lui, l’ère du produit monolithique est révolue car trop standard. Il faut désormais déconstruire les éléments et penser plateforme. « La notion de produit fait sens si on recherche du standard. Mais si on recherche l’innovation (il en est question dans la transformation numérique) cela n’est pas assez flexible. Vous ne pouvez pas externaliser votre innovation à un éditeur. Il a plus de centaines de clients à satisfaire avec des besoins standard. Cela n’est pas applicable dans le monde numérique. Avec la plateforme, on parle de co-innovation entre un fournisseur et les clients. La logique métier peut être isolée », résume-t-il en substance.

Cette plateforme s’adosse à 5  briques : le In-Memory, l’intégration, une couche processus, analytics et decisions, et enfin Business et IT Transformation. En clair, celle-ci propose une architecture de composants étendue pour proposer une variété de scenarii et cas d’usage numériques.

20% des nouveaux contrats sont transformationnels

« Auparavant le groupe s’était forgé un solide portefeuille et resté sur ses bases allemandes, très orientées sur l’ingénierie. Mais avec un go-to-market et un message sous-optimisé. Beaucoup de personnes ne connaissent en fait qu’une partie de Software AG », précise Eric Duffaut

Si certes cela est encore très présent – comme en témoigne la Banque de France et son utilisation des outils de BPM, ESB et SOA du groupe, Aris et WebMethods - , 20% des nouveaux contrats signés par Software AG sont aujourd’hui liés à la transformation numérique. « Des clients qui utilisent la plateforme plutôt que les éléments (séparés) de la plateforme », affirme Eric Duffaut– c’est notamment le cas de But qui témoignait également lors de cet événement.

Et pour l’éditeur, cette approche porte ses fruits. « Quand on vend la plateforme plutôt que des briques de la plateforme, la taille des contrats en moyenne 5 fois supérieure à ce qu’elle est normalement. Notre taux de conversion est 35% plus élevé. La pertinence de Software AG en tant que fournisseur de plateforme intégrée change la donne en terme de positionnement d’entreprise », ajoute-t-il. D’ailleurs la croissance en France serait continue et serait comprise actuellement entre 10% à 15%.

 

 

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