Office 365 : avec Teams, Microsoft veut garder ses clients au bercail

L’éditeur vient de présenter un outil de travail collaboratif qui apparaît conçu comme une réponse à Slack ou HipChat, mais uniquement pour ses clients Office 365 Business et Enterprise.

Microsoft vient de présenter Teams, une solution de collaboration basée sur la dialogue en temps réel. L’outil rappelle indéniablement HipChat d’Atlassian, ou encore Slack – dont la rumeur veut que l’éditeur aurait essayé de le racheter – à quelques différences près, dont le support d’un mécanisme de flux dans les échanges conduisant à la création d’une hiérarchie dans le déroulement des conversations, là où Slack les conserve à plat.

L’autre différence tient à l’approche commerciale. Avec Teams, Microsoft semble moins chercher à attirer de nouveaux clients qu’à encourager les 85 millions de professionnels en entreprise utilisant Office 365 à ne pas en quitter le giron. De fait, Teams n’est pas accessible à tous : il faut être client Business ou Entreprise de la suite bureautique en ligne de l’éditeur pour pouvoir en profiter.

Et si Slack propose des API pour intégrer outils et services tiers, Microsoft positionne Teams comme un « véritable hub pour le travail en équipe ». De fait, Word, Excel, PowerPoint, SharePoint, OneNote, Planner, Power BI, Delve ou encore Skype, sont directement intégrés à Teams, lequel supporte également Office 365 Groups. Ces derniers supportent d’ailleurs les invités externes à l’organisation depuis début septembre.

Pour autant, Teams n’est pas fermé : via des API, construites sur le modèle des connecteurs d’Exchange, il peut s’intégrer avec des outils et services tiers comme Twitter et GitHub. Des tiers peuvent également développer des services dédiés en s’appuyant sur le framework Microsoft Bot pour construire des automates conversationnels dédiés. L’éditeur promet, pour début 2017, des intégrations avec plus de 150 partenaires. 

De son côté, Slack a réagi en publiant une longue lettre à Microsoft, publiée en pleine page dans le New York Times. Avec un ton maladroitement ironique, les opérateurs du service se disent « sincèrement motivés par un peu de concurrence ». Et de développer ce qui est présenté comme des « conseils amicaux », mais s’apparente en fait à une opération de propagande en bonne et due forme. Peu se sont laissés prendre au piège de l’arrogance et beaucoup ont appréhendé le message comme un aveu bien involontaire de vulnérabilité.  

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