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Apiari : un front-end pour les outils de gestion d’API d’Oracle

Apiari développe un outil de prototypage, de création et de gouvernance des APIs dans le Cloud. Il rejoindra le portefeuille de services d’intégration d'Oracle Cloud en lui apportant un front-end pour les développeurs.

Et un autre pure-player de la gestion des APIs dans le giron d’un géant. Oracle a décidé affiner son portefeuille de services Cloud à destination des développeurs en rachetant la société Apiary (31 personnes, implantée à Pragues et San Francisco).

Avec Apiary, Oracle répond à une forte demande du marché : celles de proposer d’une part une solution complète de gestion du cycle de vie des APIs dans le Cloud, mais aussi de séduire une cible de développeurs – l’un des chevilles ouvrières de DevOps – qui pourrait réfléchir à partir chez des pure-players des APIs Cloud. Et certains de ces pure-players sont aussi passés à la concurrence.

Google a par exemple racheté Apigee, un acteur très spécialisé qui avait déjà glané quelques précieuses parts de marché aux géants du genre que sont CA (avec Layer7) , IBM ou encore Tibco (avec Mashery ; l’offre commence seulement à s’affiner). Apigee s’apparente à un poids léger, mais connaissait une forte traction chez les développeurs ; ce qui n’aura pas échappé à Google, lui-même proche de cette cible.

Red Hat fait aussi parti des acteurs clés de l’écosystème IT, et cadre du middleware Open Source, à avoir consacré en 2016 une partie de ses investissements dans la gestion des APIs. La firme au chapeau rouge a posé son dévolu sur la société 3Scale. Interrogé par la rédaction à l’occasion du Red Hat Summit 2016, Craig Muzilla, le patron du middleware et des plateformes d’applications chez Red Hat, avait expliqué que 3Scale amenait une approche neuve dans la gestion d’APIs, avec une architecture moderne. La société avait volontairement écarté des acteurs plus anciens ayant bâti leurs solutions d’APIs sur un héritage très SOA.

Un outil rapide de prototypage d’APIs dans le Cloud

C’est là qu’Apiary entre donc en jeu chez Oracle. Le groupe de Redwood Shores dispose certes d’un important portefeuille d’outils liés à la gestion des APIs. Le groupe associe par exemple sa suite SOA et son ESB à sa solution de gestion d’APIs, (qui comprend par exemple un portail pour en faciliter l’exposition et la consommation) ou encore à sa gateway ou à son catalogue d’APIs.

Mais Oracle a également développé un service de gestion de ces précieuses interfaces dans le Cloud, API Integration Cloud, qui permet de sécuriser, consommer, monétiser et analyser les APIs. Il manquait alors un front-end pour le développement et la gouvernance de ces APIs dans le Cloud pour proposer une solution de bout-en-bout, résume en substance Oracle. Un rôle que viendra donc jouer Apiary.

Cette société propose en fait un « fast-track » pour le développement d’APIs. Le produit phare du groupe, API Flow, permet de prototyper rapidement des APIs, en s’appuyant sur le langage descriptif API Blueprint, et de confronter les développements à un serveur de test (Mock Server). Les APIs sont décrites selon le standard Open API – il repose sur la spécification Swagger – pour faciliter la collaboration dans le processus de création. Cette solution permet  au final de créer, tester, déboguer, gérer et documenter des APIs.

AWS dans le viseur

Enfin, ce rachat est aussi en ligne avec la volonté d’Oracle de s’affirmer plus globalement dans le Cloud. La firme de Larry Ellison se construit tout azimut un portefeuille de services Cloud avec la volonté d’aller délogé AWS sur les cimes du Cloud. AWS dispose en effet de services de gestion des APIs que certains estiment rudimentaires. Pas question qu’Oracle laisse donc filer ses développeurs vers cette concurrence.

 

 

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