Sopra-Steria

De plus en plus éditeur, Sopra-Steria dépasse ses objectifs en 2016

L’ESN veut encore renforcer son activité Solutions en 2017. En attendant, elle conforte sa quatrième place d’éditeur français. Et se félicite du « succès du rapprochement entre Sopra et Steria » entamé il y a deux ans.

Troisième ESN française derrière les intouchables Capgemini et Atos (qui avoisinent les 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires), Sopra-Steria a publié cette semaine ses résultats 2016.

La croissance est là, avec 3,7 milliards d’euros de revenus. Mais cette croissance varie en fonction des critères : en organique pure (hors acquisition) elle est de +5.2%, au total (avec acquisition) elle atteint les +8.3%. Mais à taux de change constant elle retombe à +4,4%.

« L’impact des variations de devises a été négatif […] principalement du fait de la baisse de la parité livre sterling / euro », justifie la société. L’ESN est en effet exposée au marché britannique où elle réalise 928 millions d’euros de CA (-11%) - soit un quart du total de ses ventes en valeur.

La France reste néanmoins son terrain principal, à la différence de Capgemini et d’Atos qui sont désormais plus centrées sur les Etats-Unis. En 2016, Sopra-Steria a réalisé 1,5 milliards d’euros de CA dans l’hexagone – soit plus de 40% de ses ventes. La croissance sur ce marché domestique est très forte, à +12% (et de +6.7% en organique).

Editeur de logiciels, verticaux, conseils : les trois piliers de l’ESN française moderne

Sopra-Steria illustre à sa façon une autre facette de la transformation des SSII en ESN : montée en valeur des offres au travers du conseil, passage à un statut d’éditeurs de solutions, renforcement de l’approche verticale.

Parfait exemple de ce triptyque verticale/éditeur/conseils, Sopra Banking Software a progressé de +11,7% en 2016 et même de 24,3% si l’on y ajoute l’acquisition en 2016 de Cassiopae (solutions spécialisées dans le financement et la gestion des actifs). Sopra Banking Software a réalisé 350 millions de CA sur l’année.

Autre exemple de cette transition, les solutions Ressources Humaines (issue du rachat de HR Access) et celles pour l’Immobilier ont dépassé les 200 millions de CA.

Ses branches solutions représentent désormais 15% de son CA. Avec plus de 550 millions d’euros Sopra-Steria confirme sa position de quatrième éditeur français.

« Succès du rapprochement entre Sopra et Steria »

Sur l’année passée, Sopra-Steria a également amélioré son résultat opérationnel de presque 60%, à 240 millions d’euros. Soit un taux de marge opérationnelle de 6,4 % (+2,1 points).

Quant au résultat net, il bondit de+78,2 % (à 150,4 millions d’euros). Il se monte à 4% du CA, contre 4,8% pour Atos, et 7,35% pour Capgemini.

« Globalement, sur l’exercice 2016, Sopra-Steria a dépassé ses objectifs », se félicite l’ESN. « La performance 2016 valide la pertinence et le succès du rapprochement entre Sopra et Steria », une fusion réalisée il y a déjà deux ans.

Dans le monde, le groupe emploie 39.810 personnes, dont 18.200 (+600 employés) en France et 7.000 dans la zone « X-Shore » (+500). Autrement dit, 17,6% des effectifs de Sopra-Steria sont soit off-shore (Inde, etc.) soit near-shore (Maghreb, etc.).

Pour 2017, Sopra-Steria vise une croissance de 2% à 3% et l’amélioration de sa marge opérationnelle d'activité à 8,5% (contre 8% en 2016). Plus significatif de la stratégie, l’ESN veut continuer à « modifier son mix business avec une activité Solutions qui devrait atteindre 20% en 2017 ». Elle devrait donc croitre d'environ 37% en valeur sur l'année pour atteindre les 765 millions d'euros de CA.

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