Cet article fait partie de notre guide: Smart City : les secrets des projets réussis

Smart City : ce qu’il ne faut pas manquer dans les phases de conception

Expérience utilisateur et intégration sont des prérequis qu’il est nécessaire de prendre en compte dans la conception d’une ville intelligente.

D’ici à 2050, 66% de la population mondiale vivra dans un milieu urbain, si l’on en croit les données des Nations Unies. La connectivité sera aussi de la partie. En 2020, comme l’indique Gartner, 250 millions de véhicules connectés seront sur les routes. En 2019, 2,6 milliards de personnes utiliseront des smartphones dans le monde, selon Statista. Et entre 20 et 30 millions d’objets seront connectés à la même période, selon les chiffres de McKinsey.

Avec cette ruée massive vers les villes et des quotidiens de plus en plus connectés, les villes doivent rapidement apprendre à être intelligentes. Mais, comment une ville peut devenir intelligent et être classée parmi les Smart Cities, très en vogue ?

Certains prétendent que la seule façon est de bâtir cela à partir de zéro, et de doter chaque secteur, un à un de cette précieuse intelligence – de la gestion du trafic à l’amélioration des bâtiments commerciaux à la mise en place de zones connectées dans les espaces publics. Il s’agit là d’une approche organique, qui demande certes moins de temps de déploiement, coûte moins cher et nécessite moins d’urbanisation.

Toutefois, avec cette approche, il manque un élément essentiel qui fait qu’une ville est intelligente. Une « Smart City » doit aussi être un écosystème au sein duquel chaque composant de chaque secteur est interconnecté et intégré. Si cela ne semble pas simple, c’est bien parce que cela ne l’est pas. Pour cela, il convient de mener une stratégie qui place en priorité une méthode de conception globale et une urbanisation adaptée.

Pour bâtir une maison, il faut des fondations solides. Une ville n’échappe pas à la règle. Il est nécessaire que les urbanistes construisent une base cohérente qui servira à stabiliser les autres fonctions. Voici quelques bonnes pratiques pour cela :

L’expérience utilisateur doit être une priorité. La ville en elle-même doit être structurée pour compléter les priorités des citoyens. En ce sens, les autorités locales et les urbanistes doivent collaborer avec les résidents en local. Il est donc essentiel de réfléchir à leur parcours et de coller à ce qui serait susceptible d’améliorer leur quotidien. Un des points clé est par exemple de leur demander leurs avis et de créer des initiatives participatives. Et leurs retours pourront ainsi être intégrés à l’infrastructure de base pour non seulement accroitre les revenus de la ville, mais aussi renforcer le bien-être de la communauté.

Tous les éléments d’une ville ne doivent pas être transformés en même temps. Toutefois, chaque étape doit être réfléchie, tout en ayant à l’esprit une vision globale. Vous pouvez développer une Smart City par fragment, mais chaque pièce doit trouver au final sa place dans le puzzle.

L’intégration est primordiale. Cette approche par fragment a aussi quelques inconvénients. Cela peut par exemple priver la ville de l’intégration de chaque partie et poser des problèmes de compatibilité. Ce qui aurait un effet négatif et peu efficace. L’intégration est clé d’un point de vue personnel – écouter la même chanson dans votre auto et la retrouver dans votre salon. Elle doit aussi s’appliquer à la ville, aux transports publics et aux réseaux routiers, en passant par les bureaux et les espaces publics.

Réduire les inefficacités. Avec la migration massive vers les villes suivent les problèmes de transports et de navette à rallonge, de rames de métro surchargées et de retards dans les trains. Cela peut d’ailleurs conduire à des difficultés bien plus importantes, comme des attentes dans les hôpitaux, par exemple. Si les villes intègrent leurs systèmes et leurs méthodes, l’ensemble des composants (maison, autos, bureaux, …) se trouvera interconnecté harmonieusement. Des notifications en temps réel pour prévenir des embouteillages, des retards dans les transports peuvent réduire le stress urbain.

Enfin, les urbanistes doivent penser sur le long terme. Leurs choix peuvent sembler fastidieux au démarrage, mais seront clé dans les résultats finaux. 

Dernière mise à jour de cet article : novembre 2017

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