En forte croissance, l’industriel Figeac Aero simplifie ses SANs

Le fabricant de pièces aéronautiques ne pouvait plus se permettre d’installer des baies de stockage complexes dans toutes ses filiales. La solution SANsymphony lui sert de nouveau modèle.

L’industriel Figeac Aero a choisi l’hyperconvergence pour abolir la complexité de son informatique. Fabricant de pièces aéronautiques, le groupe a connu une forte croissance ces dernières années, passant de 450 employés en 2006 à 3600 aujourd’hui, répartis sur 14 sites à travers le monde.

« Nous avons fait beaucoup de rachats ces dernières années et il nous fallait définir un modèle IT duplicable sur nos filiales, qui simplifie le déploiement des infrastructures et leur exploitation », lance Simon Auroy, Responsable Système, Réseau et Support au niveau groupe.

« Sur chaque usine d’au moins 60 employés, nous avons besoin de serveurs DNC qui pilotent les machines à commandes numériques en charge de l’usinage des pièces. Mais aussi de serveurs de base de données, de serveurs applicatifs pour l’administratif, de serveurs de fichiers dédiés aux personnels qui utilisent les logiciels de CAO. Et puis des serveurs AD, DNS, DHCP, d’impression… », énumère-t-il.

Le défi de faire fonctionner deux salles en mode actif-actif avec un pool commun de stockage

À la base, chaque datacenter est construit de manière conventionnelle, avec des serveurs, un cœur de réseau et des baies de stockage SAN, chacun devant être piloté depuis son propre environnement d’administration. Mais il y a quatre ans, Simon Auroy évalue la possibilité de se passer de l’administration d’un SAN autonome, un sujet lourdement technique et qui pèse comme un fardeau sur les équipes des filiales.

« Lorsque notre direction a décidé que le matériel du futur ERP serait hébergé au siège de Figeac, cela a motivé la construction d’une seconde salle serveurs, et l’idée d’augmenter dans la foulée notre résilience est née. Deux salles en mode actif-actif nous permettraient en effet d’assurer une continuité optimale en cas d’incident. »

Et pour y parvenir, la solution qui lui paraît la plus simple est de virtualiser le stockage : « L’idée d’un SDS (Software Defined Storage) est de rassembler les baies de disques de nos deux salles en un seul pool de stockage logique, sur lequel on crée des volumes, sans tenir compte de leur emplacement physique, puisque les données sont répliquées de part et d’autre. Ainsi, si l’une des deux salles tombe, nous avons l’assurance que les traitements sont toujours opérationnels dans l’autre salle », dit-il.

Sur la partie matérielle, Simon Auroy et son équipe déploient dans chaque salle trois serveurs Fusion, un cœur de réseau CloudFabric et une baie de disques OceanStor iSCSI 10 Gbit/s, tous de marque Huawei. Les serveurs sont virtualisés avec ESXi de VMware, les deux salles sont interconnectées par une double fibre optique et les baies de disques n’ont pas en soi de fonction évoluée, mise à part celle de créer des snapshots de leurs contenus.

Toute la logique de pool global pour le stockage et de réplication des données entre les disques des deux salles doit donc être incarnée par un SDS. Encore faut-il trouver le plus adapté. VMware propose sa solution vSAN. Mais l’intégrateur avec lequel travaille Simon Auroy lui conseille de le comparer à SANsymphony de DataCore.

Le SDS SANsymphony pour l’auto-tiering et la meilleure gestion des I/O

« Nous nous sommes rendu compte que la solution de DataCore apportait deux avantages. Le premier est qu’elle gère mieux les entrées-sorties que ne le font les baies de disques Huawei elles-mêmes. Nous avons ainsi gagné la certitude qu’il n’y aurait aucune chute de performance, même lorsqu’un serveur ou un contrôleur tombe en panne. Le second avantage est la gestion automatique du tiering : jusque-là, les données les plus accédées étaient déplacées à la main sur les disques les plus rapides. Avec SANsymphony, cela se fait de manière automatique », explique-t-il.

Dans cette configuration, les deux baies de stockage Huawei ne sont plus considérées que comme des tiroirs de disques. Ils sont pilotés dans chaque salle par une appliance virtuelle SANsymphony, elle-même exécutée depuis l’un des hyperviseurs ESXi qui tournent sur les serveurs physiques.

L’installation se passe en deux temps. En 2015, seule la salle serveur d’origine est équipée avec les nouveaux matériels Huawei, car la seconde salle n’est pas encore construite. À cette époque, les machines virtuelles n’ayant besoin d’accéder qu’à une baie de disques physiquement attachée à leurs serveurs, aucun SDS n’est déployé. SANsymphony sera installé de part et d’autre en 2017, lorsque la construction de la seconde salle serveur sera achevée, qu’elle sera équipée, et qu’il sera dorénavant nécessaire d’assurer un fonctionnement actif-actif.

« Le déploiement en 2017 des 10 To existants sur la seconde salle s’est fait en une semaine, à chaud, sans aucune interruption. L’interface d’administration de DataCore ne sert qu’à créer les volumes. Pour le reste, nous administrons ces volumes, les attribuons à des machines virtuelles depuis VMware vCenter », raconte Simon Auroy, qui se félicite de manipulations bien plus simples qu’elles le sont d’ordinaire avec une baie SAN autonome.

Soulager les filiales de l’administration d’une baie SAN

À ce moment-là, non seulement le siège du groupe à Figeac est correctement modernisé, mais, surtout, Simon Auroy a validé la possibilité de fonctionner avec un SDS, qui allège considérablement les efforts de maintenance concernant le stockage.

« Depuis 2019, nous avons donc commencé à unifier l’IT de nos filiales sur le modèle de notre siège. »
Simon AuroyResponsable Système, Réseau et Support, Figeac Aero

« Depuis 2019, nous avons donc commencé à unifier l’IT de nos filiales sur le modèle de notre siège. Le premier site équipé a été celui de Wichita, dans le Kansas. Nous leur avons simplement envoyé deux serveurs équipés d’ESXi et d’une VM SANsymphony, avec deux switches Ethernet (redondants) pour les interconnecter. Il n’y a même plus de baie de disques externes : SANsymphony simule un SAN depuis les disques internes aux serveurs. De cette manière, si une filiale souhaite monter en puissance, il lui suffit juste d’ajouter de la RAM et des disques dans les nœuds serveur. »

Le groupe est parvenu à moderniser ainsi trois autres sites cette année – Auxerre (89) au printemps, Brives (19) en septembre et Méaulte (80) en ce moment – et compte désormais déployer SANsymphony dans trois nouvelles filiales chaque année.

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