Imprévisible et sans documentation : deux défauts d’Oracle Exadata

Lors de la conférence Enkitec Extreme Exadata Expo, nos partenaires de SearchOracle sont allés s’installer dans des session d’analystes, spécialistes d’Exadata, pour faire un point sur les lacunes de la machine. Résultats : un côté imprévisible des performances et une documentation qui se fait rare.

Les personnes qui ont testé Oracle Exadata depuis la version 2 de l’appliance de base de données sortie il y a deux ans, ne tarissent généralement pas d’éloge sur la solution d’Oracle. Toutefois, au premier jour d’une conférence Exadata organisée par Enkitec, quelques problèmes techniques, certes mineurs, ont fait surface.

Le premier d’entre eux porte sur le côté imprévisible des performances, et particulièrement celle de l’indexation au niveau du stockage. Kerry Osborne, co-fondateur du cabinet de conseil spécialisé Oracle, Enkitec explique : «Ils n’ont pas intégré d’importantes possibilités de contrôle de l’indexation. Ce qui peut être quelque peu frustrant car vous pouvez obtenir des temps de réponse inférieurs à la seconde lors d’une première utilisation, mais à la seconde utilisation, ce temps peut passer à 20 secondes».

Osborne ajoute que pour la plupart des utilisateurs, ceux à la production, ces variations resteront invisibles, car une fois Exadata installée et opérationnelle, il est peu probable qu’ils décident de stopper l’appliance pour purger le système de stockage. Chez Enkitec, qui réalise de nombreux tests sur d’Exadata, cette opération est en revanche courante.

L’absence de documentation est également pointée du doigt. Cary Millsap, fondateur du cabinet de conseil Method R, spécialisé dans les performances des applications Oracle, pense qu’Oracle fait «une grosse erreur» en ne proposant pas de documentation.
«Si vous ne possédez pas de documentation, pas d’accès à la machine, du coup, vous ne pouvez pas faire grand chose, commente Millsap. Je ne pense pas qu’Oracle exploite le potentiel de la machine autant qu’il le devrait.»

Osborne et Millsap se sont exprimés lors de la conférence Enkitec Extreme Exadata Expo, qui s’est déroulée les 13 et 14 août. Les deux analystes ont mis l’accent sur le fait que si ces problèmes étaient certes mineurs, ils n’en étaient pas moins étonnants. Millsap affirme qu’au lancement d’Exadata - le produit était alors le fruit d’un partenariat Oracle / HP -, il a été impressionné par la façon dont les ingénieurs avaient poussé le code au coeur de la machine, mais aussi, à un moindre niveau, par la façon dont est gérée la partie stockage. «La largeur du pipe entre le stockage et le cache de la base de données était tout simplement frappant.»

Millsap commente également sa première impression d’Exadata, affirmant que la partie hardware n’est pasce qui l’a le plus frappé. Ce qui était le plus intéressant selon lui, était le concept de «Smart Scan» qui, une fois activé pouvait «appliquer des fonctions de filtering aussi loin que possible».

Osbourne, quant à lui, affirme avoir rencontré une certaine résistance initiale face à Exadata, de la part de personnes à la recherche de performances sur le long terme. Des utilisateurs qui, comme lui, pensent que dédier une nouvelle plate-forme hardware à un problème n’est pas une bonne solution. Mais Orbourne admet avoir été convaincu.

Bien qu’Osbourne et Millsap pensent qu’Exadata est une machine puissante, tous deux ajoutent qu’il est possible de la saturer, comme les autres solutions. «Si vous investissez dans une machine à 3 millions de dollars pour y installer une petite application métier, il y a de quoi grincer des dents, souligne-t-il. Mais comme avec toutes ces boites, la logique est d'y empiler autant de tâches que vous pouvez. Et il y a des chances que l’ensemble finisse à terre.»

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