Oracle entre officiellement dans l’ère du Cloud public

Oracle a officiellement placé son cloud public sur le marché, entrant ainsi sur un segment qu’il a longtemps boudé. Une offre qui s’est faite désirer, a rappelé Larry Ellison, mais qui comporte le fruit de 7 années de travaux. Une centaine d’applications devrait y être proposée à la demande.

«Le Cloud le plus complet de la terre.» C’est en ces termes grandiloquents que Larry Ellison (en photo lors d’OpenWorld) a officiellement lancé Public Cloud, le très attendu cloud public de la marque. Et sans surprise, c’est sur un ton enlevé que le sémillant patron a posé ses jalons sur un segment de marché où pourtant le groupe s’est fait attendre.

Annoncée lors d’OpenWorld en octobre 2011, l’offre de cloud public a mis du temps à arriver sur le marché, devancée dès lors par Amazon, Microsoft et consorts, et challengée de près par SAP, avec qui Oracle bataille ferme sur le terrain des acquisitions. Mais pour Oracle, cela méritait l’attente : 7 années de développement, un pile d’applications qui s’est bâtie à coup d’acquisitions stratégiques, des standards, une infrastructure solide et sécurisée et, surtout, une offre globale, alors que d’autres ne disposent que de composants «de niche». Bref, pour Larry Ellison, le cloud public rime inévitablement avec Oracle. Quitte ainsi à égratigner au passage SAP qui, selon lui, « n’aura rien de véritablement cloud avant 2020», une année qu’il juge «épouvantable» pour débarquer sur ce segment de marché. Et d’enchainer plus tard : «Tout ce dont dispose SAP, c’est SuccessFactors», en référence au rachat de cette société en décembre 2011.

Le cloud d’Oracle, quant à lui, mêlera des applications issus de rachats, comme ceux de Taleo, RightNow Technologies ou plus récemment Vitrue et Collective Intellect, aux applications du groupe, notamment celles de gestion d’entreprise. Au total, explique Ellison, plus d’une centaine d’applications sont proposées sur Public Cloud, même si le calendrier des disponibilités reste pour l’heure flou.
Officiellement, Oracle propose 5 briques de services applicatifs, issues de ses fameuses Fusion Applications, l’un des plus gros chantiers de re-modélisation d’applications du groupe. Oracle liste alors les services liés à l’ERP, à la HCM (Human Capital Management), à la gestion des talents, aux ventes et marketing et au CRM, désormais disponibles en mode Saas.

Logiquement, Oracle a rappelé que ce Cloud est soutenu par une infrastructure reposant sur Exalogic et Exadata et garantit des performances et une haute disponibilité.

Un Paas : du développement Java à analytique

Mais l’un des points clés de Public Cloud est la concrétisation de l’offre Paas du groupe qui, jusqu’alors, était resté très discret sur ce segment. Un couche que le groupe baptise Cloud Platform Services. Car si Rex Wang, vice président Technology Product Marketing, en visite à Paris lors du Cloud Entreprise Summit, nous avait parlé de Java Services (pour gérer des applications Java avec WebLogic) et de Database Services, comme étant "accessibles pour la première fois à la souscription", on ignorait officiellement l’étendue du Paas.

Ainsi, outre ces services, Cloud Platform Services propose Developer Services pour déployer des applications de façon collaborative ; Web Services un outil de RAD pour PHP, Ruby et Python ; Mobiles Services pour développer des applications mobiles cross-plateforme en code natif ou HTML5. Ces modules sont également complétés par Documents Services pour développer des outils de travail collaboratif et de partage de documents, Sites Services pour le développement de sites Internet, et enfin Analytics Services pour permettre «aux utilisateurs métiers de construire et partager des tableaux de bord analytiques et des rapports dans le cloud».

Le tout sera également soutenu par des services sociaux, mettant ainsi à profit les récents rachats d'Oracle (notamment Vitrue) et le positionnant face à Salesforce dont c’est l’un des chevaux de bataille. Public Cloud intègre donc un réseau social professionnel, Social Data Services, pour agréger des données issues des réseaux sociaux et de l’entreprise, Social Marketing et Engagement Services pour la création de campagnes marketing, et enfin Social Intelligence Services, un outil d’analyse des interactions avec les réseaux sociaux et de CRM social.

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