Linky : l’UFC dépose un recours devant le Conseil d’Etat

Linky de nouveau sous tension.

Linky de nouveau sous tension. L’association de consommateurs UFC-Que choisir a annoncé avoir émis un recours auprès du Conseil d’Etat contre l’arrêté de janvier 2012, portant sur le généralisation du compteur électrique intelligent - le «faux» compteur intelligent selon les propos de l’UFC. Dans un communiqué, l’association pointe du doigt le trop faible intérêt que représente le compteur pour les consommateurs, au profit des fournisseurs d’énergie. L’UFC a déposé un recours «pour excès de pouvoir contre l’arrêté de généralisation du Linky afin de permettre un projet respectueux des intérêts des consommateurs censés être les principaux bénéficiaires des compteurs intelligents», souligne l’association. «Ces compteurs sont bel et bien conçus essentiellement dans l’intérêt exclusif du gestionnaire de réseau et des fournisseurs d’énergie, et bien peu dans celui des consommateurs, en dépit des promesses», ajoute l’association, plus loin, comme irritée.

L’UFC dénonce également une généralisation actée alors que les tests, intervenus à Lyon et en Touraine, n’ont pas été concluants. «Le planning des poses n'a pas été tenu et de nombreuses défaillances techniques ont été relevées», note encore l’association. Surtout, pour l’UFC, ces compteurs Linky ne permettent pas aux consommateurs de maîtriser leur consommation électrique en temps réel, pointant par ce constat l’absence d’affichage déporté dans les foyers.
 
Enfin l’association soulève également la question de la gratuité du compteur auprès des consommateurs, rappelant que ces derniers auront à financer le projet via le Turpe (le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité), sur une base jugée bien trop élevée.

Dans le cadre de ce qu’il qualifie «d’offensive», L’UFC lance une campagne de communication auprès du grand public.

Pour approfondir sur Législation

L’UFC-Que choisir monte au créneau de l’illimité L’UFC-Que choisir ne plaisante pas avec la définition du terme « illimité ». L’association de consommateurs a en effet assigné en justice 10 opérateurs mobiles (B&You, Coriolis, Free Mobile, La Poste Mobile (LPM), Prixtel, Sfr, Simplus, Sosh, Virgin Mobile et Zéroforfait) pour qu’ils retirent les clauses abusives de leurs contrats et cessent l’utilisation trompeuse du mot « illimité ». L’UFC-Que choisir leur reproche en effet des limites d’usages floues (mauvais usage, usage excessif, envoi en masse sans précision), des limitations de leur responsabilité vis à vis de leurs clients, le maintien de facturations intermédiaires, et des clauses pénales abusives (comme des frais de retard de paiement pouvant aller jusqu’à 4 fois le prix mensuel de l’abonnement).

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