L’Ademe réservée sur les vertus du projet Linky

Après l’UFC Que Choisir ou encore la Cnil, c’est au tour de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) de s’interroger sur le projet de compteurs électriques intelligents d’ErDF, Linky.

Après l’UFC Que Choisir ou encore la Cnil, c’est au tour de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) de s’interroger sur le projet de compteurs électriques intelligents d’ErDF, Linky. 

Dans une note confidentielle que s’est procurée l’AFP et citée par nos confrères de l’Expansion, l’Ademe souligne que pour avoir un impact en matière de consommation électrique, Linky doit à minima proposer «un affichage pédagogique en temps réel» de celle-ci. Interrogé par l’AFP, Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’Ademe, estime que Linky permet d’envisager 5 à 15 % d’économies d’énergie «à condition que les informations soient pertinentes, c’est à dire que l’on ne se contente pas d’afficher en temps réel le nombre de kWh consommés mais que l’on puisse, par exemple, avoir un comparatif entre la consommation du ménage concerné et la consommation standard». Mais voilà, ce type d’information ne devrait être disponible que moyennant finance, via un service proposé par les fournisseurs d’électricité.

En outre, pour que l’information soit accessible, il faudrait un afficheur déporté dans le foyer... qui coûterait 50 euros. Lesquels viendraient s’ajouter aux 120 à 240 euros du Linky, déjà laissé à la charge du consommateur. Un point déjà souligné par l’UFC Que choisir qui voit dans Linky un projet surtout utile à ErDF. Ce dernier pourra en effet réduire ses coûts de collecte des relevés de consommation.

Pour approfondir sur RFID et Internet des objets

L’UFC-Que choisir monte au créneau de l’illimité L’UFC-Que choisir ne plaisante pas avec la définition du terme « illimité ». L’association de consommateurs a en effet assigné en justice 10 opérateurs mobiles (B&You, Coriolis, Free Mobile, La Poste Mobile (LPM), Prixtel, Sfr, Simplus, Sosh, Virgin Mobile et Zéroforfait) pour qu’ils retirent les clauses abusives de leurs contrats et cessent l’utilisation trompeuse du mot « illimité ». L’UFC-Que choisir leur reproche en effet des limites d’usages floues (mauvais usage, usage excessif, envoi en masse sans précision), des limitations de leur responsabilité vis à vis de leurs clients, le maintien de facturations intermédiaires, et des clauses pénales abusives (comme des frais de retard de paiement pouvant aller jusqu’à 4 fois le prix mensuel de l’abonnement).

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