Projet Nice : le Crédit Agricole préfère Adobe à Microsoft

Le controversé projet Nice, qui vise notamment à refondre une partie des systèmes d’information des caisses régionales du Crédit Agricole, ne s’appuiera pas sur les technologies de Microsoft - C# et Silverlight - un temps pressenties et notamment utilisées pour le prototype du poste de travail « Nice », alias Pentagone.

Le controversé projet Nice, qui vise notamment à refondre une partie des systèmes d’information des caisses régionales du Crédit Agricole, ne s’appuiera pas sur les technologies de Microsoft - C# et Silverlight - un temps pressenties et notamment utilisées pour le prototype du poste de travail « Nice », alias Pentagone. Ce sera finalement la plateforme Flash d’Adobe qui sera finalement mise en œuvre.

Dans un communiqué de presse, Adobe s’en félicite et souligne que le Crédit Agricole va s’appuyer « sur les solutions Adobe LifeCycle et Adobe Flash Platform pour refondre son socle technologique afin de redéfinir les interactions avec ses agents et ses clients », toujours sur le mode multicanal prévu par le projet Nice : agence, Web, mobiles, etc.

En décembre dernier, André Germinet, directeur de l’équipe Innovation et Nouvelles Technologies du GIE Synergie, où avait été développé le prototype Pentagone, soulignait pourtant les avantages de l’offre de Microsoft par rapport à celle d’Adobe en matière de développement distribué et, donc, de gestion des sources et des référentiels. De quoi imaginer qu'Adobe a su se montrer convaincant (par exemple sur les tarifs) ou que l'organisation prévue pour les développements a évolué.

Un recours à l’externalisation pour large que prévu ?

Adobe indique avoir été notamment retenu en raison de « la richesse de [ses] technologies, du projet Open Screen, de la cohérence avec le socle Java du système d’information ». Mais aussi en raison de la « synergie avec les partenaires tels que Logica et SQLI ». Une remarque qui laisse à penser qu’il s’agit là de deux prestataires retenus pour le projet Nice, même si cela n’est pas explicitement mentionné. 

Pourtant, en décembre dernier, Patrick Kleer, alors directeur général adjoint de la Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA), évoquait bien un recours à l’externalisation dans le cadre du projet Nice, mais celui-ci devait essentiellement porter sur la maintenance de l’historique, afin de permettre aux personnels de « monter en compétence ». Il anticipait d’ailleurs des recrutements « probables », notamment pour « inclure de nouvelles compétences ».

Eric Gonce, remplaçant de Patrick Kleer à la FNCA depuis le 1er juillet, ancien directeur risques et conformité de la caisse régionale des Savoies, n’a pas été en mesure de répondre à nos questions sur ce sujet.

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