Techdays : avec ses Online Services, Microsoft tente de barrer la route aux Google Apps

Références contre références. Bousculé par le géant de la recherche, qui a pris des positions dans les grands comptes français avec ses Apps, Microsoft tire un premier bilan de son bouclier anti-Google, les Online Services. Un segment où Microsoft met en avant ses particularismes : liens avec la suite Office et hébergement des données en Europe.

Côté Google : Valeo, Euromaster, Malakoff Médéric, des réflexions en cours chez Air France-KLM, Auchan, le chimiste Solvay ou La Poste. Côté Microsoft, l'électricien Rexel, le Crédit Immobilier de France. Bousculé par les Apps de Google, qui a choisi d'accroître sa pression en direction des grands comptes, Microsoft a voulu rassurer sur la pertinence de son contre-feu, les Online Services. Là aussi, une offre en Saas centrée autour de la messagerie Exchange (en version 2007 pour l'instant) et comprenant le portail SharePoint, l'offre de visioconférence Live Meeting et l'outil de gestion de présence Office Communications Online. Un ensemble auquel viendra se greffer l'offre CRM maison en fin d'année.

Azure-Online Services : le chaînon manquant
Etrange schizophrénie... Alors que Microsoft, d'un côté, bat la campagne pour mettre en exergue la percée de ses offres Saas de collaboration (Online Services), le premier éditeur mondial, de l'autre, vient d'officialiser la commercialisation de son offre de cloud computing en France (Azure). Sans que toutefois les deux lignes de produits ne paraissent avancer de concert, alors que la plate-forme cloud (Paas, Platform-as-a-service) apparaît comme un complément naturel de SharePoint notamment. "Ce lien va exister dans le futur, confirme Gwenaël Fourré, de Microsoft France. Les lancements de ces deux lignes de produits n'étaient pas coordonnés".
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10 mois après son lancement dans l'Hexagone, Microsoft revendique 200 entreprises clientes, soit un total de 40 000 utilisateurs. Avec comme référence majeure, la déploiement chez Rexel, qui vise 10 000 personnes pour la première vague, mais doit à terme toucher 34 000 utilisateurs. Soit une référence de même taille que Google avec Valeo. "Par rapport à Google, notre offre est accolée à une vraie plate-forme offline (le moteur de recherche propose de son côté un projet Open Source dénommé Gears, NDLR) et leur connecteur pour Outlook (Google Apps Sync for Microsoft Outlook, NDLR) est vu comme une verrue logicielle par les DSI, explique Gwenaël Fourré, responsable communications et collaboration chez Microsoft France. Nous disposons par ailleurs d'un écosystème de partenaires très complet. Mais, sans Google, nous n'aurions certainement pas avancé aussi vite dans notre offre Saas. Les Online Services constituent par ailleurs une bonne opportunité de disposer d'une base installée travaillant avec les technologies récentes". Selon le responsable, les commissions des commerciaux ont été adaptées, "pour qu'ils aient le même intérêt à vendre la solution en ligne ou sur site".

Asie, Amériques, Europe : à chacun ses données

Les Online Services apparaissent, par contre, comme une solution de remplacement assez naturelle pour les offres hébergées classiques (en mode ASP) basées sur Exchange. Une voie par exemple choisie par Bruno Pruneyrac, le DSI de GSE, une PME du Vaucluse (400 personnes), spécialisée dans l'ingénierie pour le BTP. "Notre IT est très distribuée, puisque nous intervenons en moyenne sur 150 chantiers par an, répartis partout dans le monde", explique le DSI, qui gère un service comptant 3 administrateurs et un spécialiste de l'ERP. Après avoir migré de Groupwise vers un serveur Echange hébergé - "ce qui a pris un an pour nos 450 boîtes aux lettres", grogne le DSI -, la PME a choisi, au terme de ce contrat, de faire confiance directement à Microsoft. En optant pour l'ensemble de la suite - via une migration effectuée en un week-end -, "car nos utilisateurs réclamaient des outils de collaboration", explique Bruno Pruneyrac, qui ajoute que l'adoption de Office Communications Online a été très rapide sans que la DSI n'ait communiqué sur l'apparition de l'outil.

Notons que Microsoft propose, en matière d'hébergement des données, une approche originale dans le monde du cloud, approche centrée sur des plaques régionales isolées les unes des autres. En résumé, un client européen voit ses données hébergées dans un datacenter de Microsoft situé sur le Vieux Continent, avec une sauvegarde dans le centre d'Amsterdam. "On a déployé notre propre réseau de sites miroirs et d'échange de trafic, pour que les données soient rapidement accessibles partout dans le monde", explique Gwenaël Fourré. Un point confirmé par Bruno Pruneyrac, qui explique que ses utilisateurs situés hors d'Europe ne font pas état de ralentissements lorsqu'ils accèdent à leur environnement de collaboration.

Les tarifs et les SLA

1) Les tarifs

L'accès aux offres Online Services sont facturées au mois et à l'utilisateur.
- Exchange : 4,26 €/mois (25 Go par boîte) ;
- SharePoint : 4,47 €/mois ;
- LiveMeeting : 3 €/mois ;
- Office Communications Online : 1,7 €/mois ;
- Suite complète : 8,52 €/mois ;
- Deskless (offre pour des utilisateurs sans PC, avec Exchange et SharePoint) : 2,5 €/mois.

2) Les niveaux de service

Microsoft propose une garantie de service de 99,9 % (soit une interruption maximale de quelque 40 minutes par mois). En-deçà, l'éditeur rembourse une part de la facture mensuelle (25 % par exemple entre 99 et 99,9 % de disponibilité).
Le contrat standard de Google prévoit, de son côté, une disponibilité de 99,5 %, en décomptant les interruptions inférieures à 10 minutes.

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