Paas : Red Hat veut tailler des croupières à Microsoft et VMware

A l’occasion du Red Hat Summit 2011, Red Hat a confirmé sa stratégie Paas en inaugurant Openshift, une brique Paas, bâtie sur CloudForms, qui exploite les outils middleware de l’éditeur, JBoss. L’éditeur, très “Open”, balance une pierre dans le jardin de Microsoft et VMware.

Un cloud Computing “Open”. Jim Whitehurst, le patron de Red Hat, a de nouveau joué sa partition Open Source, à l’occasion du Red Hat Hat Summit - JBoss World qui se tenait cette semaine à Boston. Le Pdg, tout en punissant Oracle qu’il “accuse” de couvrir d’un vernis marketing Cloud le concept très ancien du serveur, et VMware et Microsoft pour le sempiternel verrou vendeur, a souhaité bannir le hype qui entoure l’informatique en nuage. Et de réaffirmer à travers un lancement de deux produits dans le portefeuille technologique du groupe, son positionnement de n°1 du Cloud Open Source, prônant l’ouverture et l’interopérabilité.

Red Hat a alors annoncé CloudForms, une solution de gestion et d’automatisation des ressources et d’infrastructure Iaas (pour les clouds privés et hybrides), qui vient alors compléter sa stratégie Cloud Foundation, inaugurée lors de l’édition 2010 du Red Summit. CloudForms compile quelque 65 projets Open Source de l’éditeur et s’adosse notamment à JBoss Enterprise Middleware, Red Hat Entreprise et une série d'outils d'administration afin que les entreprises puissent capitaliser sur leur technologies existantes dans le Cloud. Aujourd’hui, CloudForms est disponible en version de test et devrait être lancé sur le marché à l’automne prochain.

Mais l’un des points d’orgue de ce Red Hat Summit a certainement été le renforcement de l’éditeur sur le segment du Paas. Red Hat, avec Microsoft Azure et le très récent Cloud Foundry en ligne de mire, a inauguré OpenShift. Aujourd’hui en version bêta, ce Paas devrait être ouvert pour la production d’ici à la fin de l’année.

Selon Red Hat, Openshift supporte les applications Java, Ruby, PHP et Python,  mais également des frameworks comme Spring, Zend Framework, Symfony, Rails, notamment. Les bases de données MySQL ainsi que MongoDB, un des fleurons du NoSQL, pour le “Big Data”, sont également supportées. L’éditeur Open Source insiste également sur l’intégration des API Delta Cloud, un projet de la Fondation Apache qui vise à fournir une API permettant de migrer un Cloud privé vers Amazon ou RackSpace, sans avoir à modifier une ligne de code et dont Red Hat est un des contributeurs clés. L’éditeur avait notamment scellé un partenariat avec Eucalyptus qui prévoyait l’intégration de ses précieuses API à  Eucalyptus.


Openshift, une fois les phases de tests terminées, sera décliné en 3 versions : une version de base gratuite , Express, qui supporte PHP, Python Ruby - pour le moment- et qui s’exécute sur l’infrastructure de Red Hat ; Flex, pour le multi-tiers, qui donne accès aux outils de bases données ainsi qu’à la couche middleware reposant sur JBoss and Tomcat; et enfin, la version Power - haut de gamme - qui s’adosse sur l’infrastructure CloudForms, donne un contrôle complet de la plate-forme, permet d’accéder au machines virtuelles par exemple et d’affiner chaque composant de l’ensemble.
La tarification des offres n’a pas été communiquée.

Rappelons que Red Hat avait souhaité accélérer sa stratégie Paas en se payant Makara en décembre 2010, une acquisition qui devait notamment contribuer à combler le retard accumulé par l’éditeur dans le Paas, derrière VMware, Microsoft ou encore Joyent.

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