Avec WebsiteSpark, Microsoft veut faire des agences Web les relais de Silverlight

Après BizSpark et DreamSpark, voici WebsiteSpark. Microsoft poursuit sa stratégie de soutien aux jeunes pousses en ciblant cette fois-ci les petites web agencies. Un accompagnement sur mesure, tant technologique, financier que marketing, auprès de start-up qui, du coup, se transforment en prescripteurs de technologie Microsoft sur un segment où Adobe reste le roi.

Comment populariser Silverlight auprès de sa cible première, les agences Web ? C'est la question à laquelle tente de répondre Microsoft, qui inaugure ce 24 septembre WebsiteSpark, un programme qui entend favoriser le développement de petites agences web et qui s'inscrit dans la lignée des actions de soutien et d'accompagnement de jeunes pousses du premier éditeur mondial. En rayons, ce dernier dispose déjà de DreamSpark (qui cible les étudiants), BizSpark (les start-up en phase d'amorçage) et bien sûr IDEES (les start-up après phase d'amorçage).

Ce nouveau programme, une initiative née chez Microsoft France, décline ce concept au monde des créatifs du Web, une cible que l'éditeur essaie de séduire depuis que Redmond a décidé de mettre un pied dans cette sphère, face à Adobe. Et très logiquement, ce même jour, le groupe annonce les versions françaises d'Expression Web 3 et d'Expression Studio 3, deux outils de création Web, tant côté graphique que développement.

Licences gratuites

Dans le détail, WebsiteSpark s'adresse aux petites agences Web, du freelance seul à l'agence d'une dizaine d'employés maximum. « On vise ceux qui conçoivent et mettent en production le Web », commente Christophe Lauer, responsable du programme chez Microsoft France. Mais quel intérêt à rejoindre ce programme ? D'abord avoir accès a des licences gratuites, explique Christophe Lauer, pour des logiciels de la marque, comme Windows bien sûr, mais également pour des technologies serveurs [bien plus coûteuses, ndlr], comme une licence pour SQL Server ».

La liste complète comprend : 4 licences de production de Microsoft Windows Web Server 2008, ou R2 (une fois disponible) et 4 licences de production de Microsoft SQL Server 2008 Web Edition. A cela s'ajoutent 3 licences pour Microsoft Visual Studio 2008 Professional Edition, 2 licences pour Microsoft Expression Web 3, 1 licence pour Microsoft Expression Studio 3 et enfin un panneau de contrôle de site Web DotNetPanel.

Les jeunes pousses bénéficieront également d'une formule adaptée du support technique fourni notamment par le réseau MSDN, puis d'une communauté que Microsoft espère bien fédérer pour l'occasion. L'éditeur précise qu'il offrira également de la visibilité aux start-up en les référençant sur une place de marché. Des mini-campagnes marketing leur seront également proposées au sein de support marketing du groupe. Enfin, WebsiteSpark ouvre aux start-up les portes d'un réseau de partenaires, pour diffuser les offres développées dans le cadre du programme. Comme par exemple, Ikoula, pour l'hébergement d'application.

Pour accéder au programme, les jeunes entreprises peuvent soit se faire parrainer par un membre du réseau Microsoft (« Network Partners »), soit contacter Microsoft en direct, explique Christophe Lauer.

Pousser les technologies Microsoft auprès des PME

En soutenant les agences Web, Microsoft cherche des relais chez les prescripteurs de technologies Web. Un tremplin pour ses outils, comme Silverlight ou Expression, qui, à la course derrière Flash et Adobe, luttent pour gagner des parts de marché.

Car le moteur d'execution de RIA (Rich Internet Application) de Microsoft peine à rallier à sa cause les créatifs, toujours frileux à changer d'environnement, résume Marc-André Francard de la web agency parisienne I-Breed (et membre du programme WebsiteSpark). Une résistance au changement qui prend ses racines dans l'image de Microsoft auprès de la cible. Un mouvement presque auto-alimenté puisque la faiblesse du niveau d'adoption n'encourage pas les petites entreprises du Web à s'y intéresser.

Pour l'heure, les symboles de l'adoption Siverlight s'appellent notamment Renault, M6, France Télévision, QuickSilver ou l'application de retransmission en HD de Roland Garros. Des applications essentiellement vidéo. Il est désormais temps d'attirer les PME, explique Marc-André Francard. Et en ce sens, WebsiteSpark tombe à pic. Car, comme le précise Christophe Lauer , il y a en France tout un tissu de petites entreprises sous-équipées sur le Web. C'est ce terrain presque vierge que Microsoft tente de fertiliser.

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