TechED : Microsoft avance les pions de sa stratégie cloud et mobilité

Microsoft a réalisé une kyrielle d’annonces visant à mettre en musique sa stratégie tournée versle cloud et la mobilité.

Comme une illustration de la stratégie Mobile-first, Cloud-first souhaitée par le CEO Satya Nadella. Microsoft a profité de l’édition nord-américaine de sa conférence  TechED qui se déroule actuellement aux Etats-Unis pour donner de l’élan à sa stratégie en matière de cloud et de mobilité, deux composants certes essentielles dans le nouveau Microsoft en train de se construire, et deux composants  étroitement  et intimement « connectés » , comme l’a martelé  Brad Anderson, le patron de Windows  Server et System  Center chez Microsoft, dans son discours d’ouverture de la conférence.

A la clé, une série d’annonces autour de la plate-forme Azure dont la vocation est de mieux positionner l’éditeur sur le terrain du Cloud hybride, a  indiqué Microsoft. Et une ouverture concrète vers le développement d’applications reposant sur les technologies standards du Web . Il souffle comme un vent de changement sur ce TechED.

Au cœur des annonces orientées cloud, Microsoft a ainsi présenté la version finale d’ExpressRoute,  qui permet, selon l’éditeur, de créer une liaison réseau directe, sécurisée, fiable et optimisée entre les actifs sur site de l’entreprise et  logiquement, le cloud du groupe. « Les entreprises  ont besoin d’un accès haut débit dédié car elles disposent  d’ un grand volume d’informations à déplacer et migrer entre et dans le cloud », a résumé Brad Anderson.  Comme un trait d’union privé entre l’entreprise et Azure.  L’éditeur affirme s’être associé à des opérateurs pour mettre en place son offre, citant BT, Verizon, AT&T, Equinix et Telecity, notamment.

Dans cette même logique de réseau étendu, Microsoft a également évoqué des améliorations avec des possibilités de connexions VPN de site à site entre Azure et les applications de l’entreprise  ainsi que d’autres portant sur les réseaux virtuels entre deux régions Azure.

Microsoft a également levé le voile sur Azure Files (aujourd’hui en preview) dont l’objectif est de permettre aux entreprises de partager une même ressource stockée entre plusieurs VM, grâce notamment au protocole SMB, indique Microsoft.  Un concept du stockage partagé par applications placées sur Azure. « Aujourd’hui, la plupart de nos innovations cloud sont réalisées dans le stockage », a d’ailleurs tenu à rappeler Brad Anderson. Selon Microsoft, cette technologie qui vise à simplifier le concept de stockage dans le cloud, fournit un mécanisme de partage de fichiers entre les  machines virtuelles Azure. Le même fichier peut être accessible par Internet via une API REST.

Dans une volonté de muscler son offre Azure, Microsoft a également annoncé la disponibilité de VM haute performance, pour de grande capacité de compute.  Des VM types pour « des applications hyperscales », résume Brad Anderson.  Les VM peuvent ainsi  comporter jusqu’à 16 cœurs virtuels, 112 Go de Ram et 40 Gbps de connexions Infiniband.

L’éditeur a également profité de cette conférence pour donner le nouveau nom de baptême de Hyper-V Replication Manager qui devient Azure Site Recovery. L’dée est ainsi, raconte Brad Anderson de permettre aux entreprises de mettre en place simplement un plan de récupération après sinistre en  connectant une sélection de systèmes – voire l’ensemble -  internes à Azure. « Et pas uniquement des applications critiques », poursuit-il. « Il s’agit de permettre de récupérer un cloud privé directement sur Azure, de protéger et de répliquer les VM, gérés par System Center ». Ce service sera disponible en preview le mois prochain.

Enfin, notons également la mise à disposition d’un service de gestion des API,  Azure API Management (en preview) dont la vocation est d’exposer à des tiers (comme des partenaires) les API de son datacenter, afin de les contrôler (via un portail) et de  les protéger.

Un rapprochement avec l’Open Source

Autre point notable également dans cette édition du TechEd, la volonté de se rapprocher des  technologies Open Source lorsqu’il est question de développement et d’aller chercher une communauté de développeurs sans cesse grandissante.  Par exemple, et c’est un élément clé, Microsoft a ainsi annoncé que sa stratégie mobile en matière de création d’applications passerait aussi par le framework Cordova de la fondation Apache. Ce framework, connu initialement sous le nom de PhoneGap - reversé dans la communauté Apache suite au rachat de son éditeur Nitobi par Adobe, puis renommé au sein de la fondation en Cordova -  permet d’exploiter les technologies standard du Web , comme Javascript, HTML et CSS, pour développer des applications mobiles multi-plates-formes , tout en exploitant les fonctions natives du terminal. Le framework supporte aujourd’hui plus de 10 plates-formes dont Windows Phone, iOS, Android, Blackberry et Bada.  Ce framework , qui se retrouvera désormais supporté par Visual Studio (cette association est aujourd’hui en preview), vient ainsi apporter une nouvelle option aux développeurs, résume en substance Microsoft.  Jusqu’alors pour le développement d’applications mobiles, Redmond proposait certes des développements .NET pour sa propre plate-forme et s’était associé à Xamarin, la  société de Miguel de Icaza, créateur d’implémentation Open Source de technologies Microsoft désormais spécialisé dans le développement mobiles cross plates-formes, pour s’étendre à Android et iOS. Un accord officiellement scellé en avril dernier lors de l’annonce de la .NET Foundation dont la vocation est de placer à l’Open Source certains pans du framework de l’éditeur. De Icaza en est d’ailleurs un des membres fondateurs.

Mais ce n’est pas la seule proximité avec  l’Open Source que l’on peut retenir ici. Microsoft a aussi indiqué avoir travaillé avec les équipes de développement du projet Redis, un système de base de données distribuée in-memory, connue notamment pour sa haute performance. Redis motorise désormais un nouveau service de cache distribué baptisé Redis Azure Cache Service  que les développeurs pourront facilement instancier sur la plate-forme cloud du groupe. Microsoft rejoint ainsi Amazon Web Services qui lui aussi avait présenté une offre de service de cache bâtie sur Redis en 2013. Avec le support de Redis, Microsoft vient également étoffer son catalogue de service de cache distribué sur Azure, dont le premier a été présenté aussi en 2013.

Le lancement de ce service sur Redis, est « une bonne nouvelle  pour les développeurs Redis qui souhaitent développer leurs travaux sur Azure et aussi pour les développeurs Azure et .NET qui souhaitent profiter de Redis dans leurs services et dans leurs applications », explique Doug Mahugh, dans un billet de blog, évangéliste au sein de la division Open Technologies de Microsoft.

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