Microsoft Azure héberge 10 000 clients en France

La conférence de début d’année de Microsoft France fut l’occasion pour Carlo Purassanta, son président, d’évoquer ses priorités pour 2019, avec un focus sur le secteur de la santé et l’agro-alimentaire.

Officiellement en ligne depuis mars 2018, la zone France de Microsoft Azure a accueilli  10 000 clients sur ses 4 datacenters. Qu’il s’agisse d’une volonté de réduire les temps de latence ou d’un souci de souveraineté des données, les entreprises françaises ont répondu favorablement à cette infrastructure attendue depuis longtemps.

Depuis 2 ans, nous avons constaté que la France est devenue l’un des pays d’investissements en nouvelles technologies où l’adoption est le plus rapide.
Carlo PurassantaPrésident de Microsoft France

La conférence de début d’année de l’éditeur fut l’occasion pour Laurence Lafont, COO de Microsoft de livrer quelques détails sur le profil de ces clients : « Nous avons de très grands clients, mais aussi des TPE, tout le panel de nos clients français est représenté sur nos datacenters français. 80 % de ces clients sont français et les 20 % de clients hors-France ont des activités dans notre pays. » Carlo Purassanta, président de Microsoft France a ajouté : « Nos grands clients utilisent de manière massive nos infrastructures, nous nous y attendions, mais ce nombre de 10 000 montre que ces clients vont bien au-delà du CAC40, ce qui veut dire que beaucoup de petites entreprises, de professionnels profitent de cette puissance. »

Au niveau des services consommés sur cette plateforme française, Laurence Lafont a révélé que les premiers clients optaient essentiellement pour des services IaaS. « Nous allons aujourd’hui de plus en plus vers les services PaaS au fur et à mesure que de nouveaux services sont démarrés dans nos datacenters. Là encore, nous avons une représentativité très large des services consommés dans notre cloud. »

Microsoft s’adosse à Sopra Steria pour pousser les architectures hybrides

Bien peu d’entreprises françaises sont aujourd’hui prêtes à lancer une stratégie 100 % cloud public et Microsoft a profité de ce début d’année pour annoncer un partenariat avec Sopra Steria axé sur le cloud hybride.
« Nos grands clients sont aujourd’hui convaincus qu’ils doivent aller vers le cloud, il n’y a plus de sujet sur ce point » a ainsi expliqué Cyril Malargé, Directeur Exécutif du Pôle France de Sopra Steria. « Or parmi ces clients, il y a notamment des OIV, des Opérateurs d’Importance Vitale qui ne veulent pas aller jusqu’au bout de la démarche, ne veulent pas déporter l’ensemble de leur système d’information sur le cloud public. Il peut s’agir de raison relative à des traitements critiques ou des sujets de confidentialité et il faut leur apporter une réponse. Nous avons travaillé sur une offre de service qui permettra de profiter du meilleur des deux mondes : à la fois la sécurité et la confidentialité d’un cloud privé et l’élasticité, la résilience et le paiement à l’usage du cloud public et disposer d’un orchestrateur entre les deux. »

L’ESN va notamment pousser son approche Go2Cloud pour aider les entreprises à développer des applications pour le cloud, mais aussi proposer Azure Stack, la version cloud privé d’Azure, aux entreprises françaises.

Microsoft va enrichir la palette de services cloud hébergés sur son cloud français, mais compte aussi tirer profit de sa certification HDS (hébergeur de données de santé) pour attirer les nouveaux GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire) dans les filets d’Azure. Il se positionne désormais face aux hébergeurs français spécialisés dans le secteur santé comme Coreye ou Pharmagest, ainsi que face à OVH Healthcare qui a décroché cette certification en 2016.

C'est une preuve de l’importance donnée à cet agrément HDS dans sa conquête des Groupements hospitaliers de territoire, regroupement des établissements de santé à l’échelle des départements qui seront une cible prioritaire pour Microsoft, comme la présence de trois représentants lors de la conférence Microsoft a pu en attester.

Carlo Purassanta - Microsoft France - Conférence de rentrée de MicrosoftCarlo Purassanta - Microsoft France - Conférence de rentrée de Microsoft

En 2019, l’IA reste la priorité numéro 1 pour Microsoft

De l’aveu de Carlo Purassanta, le cloud représentera une bonne moitié du chiffre d’affaires de Microsoft dès cette année fiscale, tant en France qu’au niveau mondial. Néanmoins en 2019 comme en 2018, Microsoft compte porter ces efforts sur l’essor de l’intelligence en France. Ses multiples dispositifs comme le groupe de travail Impact AI, l’Ecole IA ainsi que l’accueil de 11 nouvelles startups au sein de l’AI Factory sont au programme du premier semestre de Microsoft France.

Carlo Purassanta va notamment porter la bonne parole auprès d’un secteur plutôt inattendu, celui de l’agroalimentaire. L’éditeur s’est approché d’InVivo, l’union nationale des coopératives agricoles françaises, un acteur de poids puisqu’il regroupe 50 % de la production agricole française dans toutes les filières.

Nous disposons d’énormément de données dans le milieu agricole mais on ne sait pas les utiliser. Nous avons besoin d’experts pour nous aider à les exploiter.
Thierry BlandinièresDirecteur général d’InVivo

« Les agriculteurs français ont bien compris que pour produire plus et mieux demain, il faut promouvoir l’agriculture de précision or celle-ci n’est possible qu’au travers de nouvelles technologies » a ainsi expliqué Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo. « L’enjeu, c’est de diminuer les intrants de type pesticides, glyphosate, garantir le rendement à l’hectare et optimiser la qualité de la production et faire tout cela en même temps. C’est grâce au Big Data, grâce à la révolution mathématique qui est en marche que l’on va y arriver. » InVivo a créé une Digital Factory et va injecter 50 millions d’euros afin de créer une place de marché agricole, mais aussi rapprocher consommateurs et agriculteurs via une blockchain.

Dans ce cadre, InVivo et Microsoft vont collaborer avec l’Inria dans le cadre du programme Innovation IA afin de créer les algorithmes pour l’agroalimentaire, l’un des 5 secteurs économiques concerné par ce programme.

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