IBM arrive bel et bien à freiner ses pertes grâce à Red Hat

Alors que les analystes jugeaient le rachat de Red Hat trop cher, il s’avère que cette nouvelle filiale impulse une dynamique de relance parmi une activité globalement en baisse.

Cette semaine, IBM a posté des résultats trimestriels globalement peu réjouissants. Son chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars est 3,9 % inférieur à celui de l’année passée.

En particulier, les services technologiques, qui ont facturé à eux seuls 6,7 Md $ ce trimestre, ont rapporté 5,6 % de moins. La division système, qui n’a commercialisé le nouveau mainframe Z15 qu’une semaine avant la clôture du trimestre, n’a réalisé que 1,5 Md $ de ventes, soit 14,7 % de moins. Plus modestes, les revenus financiers – essentiellement les intérêts des prêts accordés aux clients pour qu’ils puissent acheter ses solutions – n’ont rapporté que 343 M$, soit une baisse de 11,7 %.

Au total, le bénéfice d’IBM est tombé à 1,67 milliard de dollars, soit une chute de 38 % par rapport aux 2,7 milliards de dollars engrangés en 2018 sur la même période.

Néanmoins, la chute des revenus d’IBM a été quelque peu freinée par les bons résultats de Red Hat, dont le rachat a été finalisé en juillet dernier. Selon le rapport financier, la nouvelle filiale a réalisé un CA trimestriel de 371 M$, soit une amélioration de 19 % par rapport à l’année dernière. Surtout, la division logicielle dont dépend Red Hat, appelée Cloud and Cognitive, a réalisé 5,3 Md $ de ventes, soit une progression de 6,4 %. Et, dans la foulée, les services métiers – majoritairement du conseil apporté aux entreprises pour les aider à se transformer – ont rapporté 4,1 Md $, soit une petite hausse de 1 %.

« Au troisième trimestre, nous avons continué d’aider nos clients dans leur réinvention digitale, ce qui explique que nous ayons amélioré nos ventes de logiciels et de conseil. Nos résultats sont la preuve que les entreprises voient dans IBM et Red Hat la combinaison idéale pour fournir la technologie de cloud hybride, l’innovation et l’expertise nécessaires à leur migration en cloud », a déclaré Ginni Rometty, la PDG d’IBM, lors de l’annonce officielle de ces résultats.

En clair, le déclin des revenus d’IBM, causé par la concurrence des géants du cloud public dans les projets des grands comptes, n’est pas encore enrayé. En revanche, l’acquisition faramineuse de Red Hat pour 34 milliards de dollars, malgré le pessimisme des analystes, semble bel et bien être le terreau de sa relance.

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