Actifio 10c rend possible l’archivage de bases de données en cloud

La dernière version de ce logiciel ne se contente pas de stocker en cloud l’image d’un volume en mode bloc. Elle rend aussi son contenu accessible, à des fins de restauration directe ou de tests.

Le cloud ne sert pas qu’à archiver des fichiers froids. L’éditeur Actifio arrive pour y entreposer aussi les bases de données, tout en les gardant utilisables. La dernière version de son logiciel de sauvegarde, nommée 10c, capture une image en mode bloc des bases Oracle, SQL Server, SAP, DB2, MongoDB, PostgreSQL, MySQL, Exchange. Elle le fait aussi des volumes des machines virtuelles de VMware, Microsoft ou AIX, ou encore des snapshots des baies de disques Pure Storage et IBM Storwize.
Ensuite, 10c compresse cette image et la stocke en cloud, sur AWS, Azure, GCP, Oracle OCI, Alibaba Cloud, IBM COS ou encore toute forme de cloud privé conçu via les technologies de VMware.

De là, Actifio 10c propose une passerelle pour que les applications exécutées sur site comme en cloud puissent directement lire les données au sein de cette image. Cette fonction est inédite : d’ordinaire, il faut restaurer les données sur une infrastructure de production avant de pouvoir les utiliser. L’application sait aussi déplacer son image d’un cloud à l’autre, voire présenter à des containers ses données sous une forme virtuellement restaurée en local.

« Cette image devient une commodité pour les développeurs. Ils peuvent ainsi tester leurs applications, quel que soit l’endroit d’où elles s’exécutent, avec des données réelles, accessibles via l’API de 10c. Cette image peut également servir à restaurer des données perdues », assure Ash Ashutosh, le CEO d’Actifio, à l’occasion de l’IT Press Tour 33. Cet événement consiste à emmener certains journalistes à la rencontre des innovations liées au stockage dans la Silicon Valley.

Donner accès à 5 copies d’une base de 50 To en 8 minutes

Techniquement, l’image produite par Actifio 10c est un objet, c’est-à-dire que le fichier qui contient les données sauvegardées s’accompagne d’un index constitué de métadonnées descriptives. Selon l’éditeur, cette technique serait nécessaire pour à la fois être universel et supporter l’élasticité.

Selon un test mené par l’éditeur sur le cloud d’IBM, 10c serait capable de sauvegarder une base de données Oracle de 50 To en une image de 17 To. Il faudrait ensuite 8 minutes pour en créer cinq répliques virtuelles qui répondent aux requêtes des développeurs et 13 minutes pour restaurer réellement cinq fois toute cette base en mode bloc.

Afin d’accélérer les accès, Actifio prévoit que la passerelle vers le cloud puisse servir de cache. Une appliance dédiée, bardée de disques SSD sera à cet effet proposée en même temps que le logiciel, dont la sortie est prévue dans le courant du premier trimestre 2020. Le logiciel sera aussi utilisable en SaaS, via le portail Actifio Go de l’éditeur qui sert pour l’heure à sauvegarder en cloud et restaurer sur site des bases SQL comme des machines virtuelles.

Créé il y a une douzaine d’années avec comme crédo les répliques virtuelles des bases de données pour économiser de l’espace, Actifio revendique servir 3600 entreprises dans 38 pays. En Europe, on le trouve principalement revendu au catalogue d’IBM et de Lenovo. Selon nos informations, l’éditeur serait en pourparlers avec Dell EMC.

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