Rachat de CloudJumper : NetApp veut administrer les bureaux distants

Le constructeur vendait déjà des infrastructures pour exécuter des solutions tierces de VDI ou de RDS. Désormais, il en prendra le contrôle, gagnant au passage une présence en cloud.

Le champion du stockage NetApp rachète CloudJumper, une startup américaine qui édite en SaaS le portail Cloud Workspace Management Suite (CWMS), un environnement d’administration global pour différentes solutions de bureau distant.

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CWMS est compatible avec les deux offres de sessions distantes proposées par Microsoft, à savoir Remote Desktop Service (RDS), depuis Windows, et Windows Virtual Desktop (WVD), depuis Azure, mais aussi avec des offres plus globales de VDI, comme VMware Horizon. Il supporte également des infrastructures de virtualisation tout court – dont les offres IaaS de GCP et AWS – du moment que les machines virtuelles sont des postes Windows entièrement dédiés à un utilisateur.

CloudJumper n’offre pas lui-même d’infrastructure de virtualisation de bureaux, son portail se contente de piloter la ou les solutions qu’une entreprise aura déjà déployées. L’intérêt de CWMS, qui se positionne face à Managed Desktop de Citrix, est d’éviter aux administrateurs l’écriture fastidieuse de scripts PowerShell. Sa fonction est de mettre automatiquement en route, là, un poste virtuel dédié (du pur VDI, donc), ou, là, un accès vers un bureau Windows partagé (alias « terminal Server »), à chaque fois qu’un utilisateur en a besoin, puis de tout éteindre dès qu’il se déconnecte.

L’enjeu de CWMS est de ne pas gâcher des ressources sur site, de ne pas laisser de sessions ouvertes sur lesquelles pourraient se connecter des pirates, ou, si le Windows visé fonctionne en cloud public, de ne pas payer pour des ressources lorsque celles-ci ne sont pas utilisées.

Lier l’administration des bureaux virtuels et celle de leur stockage

Le service a d’ores et déjà été renommé Virtual Desktop Service (VDS) depuis le nouveau portail cloud.netapp.com. Netapp se félicite de proposer ainsi une solution d’administration complète, qui comprend la mise à disposition des bureaux virtuels et, surtout, celle des volumes virtuels de stockage qui vont avec. 

« Fournir un service de bureau virtuel élastique, qui garantit en plus la disponibilité et la sécurité des données, sans aucun sacrifice sur les performances, est particulièrement important dans la conjoncture économique actuelle. Voilà pourquoi nous proposons avec CloudJumper une plate-forme d’administration simple pour les bureaux virtuels, combinée aux meilleurs services de stockage des données, et qui fonctionne sur Microsoft Azure, sur AWS et sur Google GCP », a déclaré Anthony Lye, le directeur général de la division Cloud Data Services de NetApp.

Il est à noter que NetApp, ne serait-ce qu’au travers de son offre de serveurs hyperconvergés HCI, propose depuis un moment des infrastructures sur site qui servent à exécuter des bureaux virtuels Windows, Citrix ou VMware, utilisables à distance.

« Cela fait des années que nous installons des solutions pour le VDI chez nos clients. Mais la demande a évolué dernièrement. Aujourd’hui, il faut que ce service puisse s’exécuter depuis le cloud. Nous voulions donc fournir à nos clients une solution qui s’occupe aussi bien du front-end, pour répondre aux demandes des utilisateurs, que du back-end, pour garantir que tout fonctionne », ajoute pour sa part, au micro de nos confrères SearchVirtualDesktop.com (filiale de TechTarget, propriétaire du MagIT.fr), Vikram Bhatia, en charge de la stratégie cloud et des partenariats chez NetApp.

Il ajoute que les clients actuels de CloudJumper devraient constater une amélioration des performances, du fait du pilotage de baies de disques virtuelles NetApp en guise de stockage pour les bureaux virtuels. Ces baies de disques virtuelles, appelées Cloud Volume OnTap, sont disponibles sur AWS, Azure et GCP. Elles nécessitent en revanche une souscription spéciale chez l’hébergeur de cloud public, qui viendra à la place du service de stockage proposé par défaut, comme par exemple les disques virtuels EBS chez AWS.

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