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Les émissions de Google bondissent de 18 %

Le bilan ESG de Google continue de se dégrader. Ses émissions dépassent désormais de 81 % leur niveau de 2019. L’IA est encore et toujours responsable, selon son rapport 2025 sur son empreinte écologique.

C’est un peu mieux que Microsoft (+25 %). Et exactement pareil que Amazon. Les émissions carbone de Google ont augmenté de 18 % en un an.

Son rapport environnemental 2025 explique, comme ses concurrents, que cette dégradation est la conséquence directe du développement de ses infrastructures pour l’IA.

Google assure néanmoins que sans les initiatives qu’il a menées dans sa décarbonation, son empreinte aurait été cinq fois plus élevée.

Le scope 3 au cœur du problème

Tout comme Amazon, le scope 3 de Google représente aujourd’hui 80 % de ses émissions. Ce scope dérape en grande partie à cause de la fabrication de matériel informatique et de la construction de centres de données.

Le scope 2, en revanche, recule de 3 % alors même que la consommation électrique de Google a augmenté de 37 %.

Google se félicite de ce résultat qu’il explique par ses progrès dans l’approvisionnement en énergie, en particulier aux États-Unis et au Japon. Le groupe a signé en 2025 des accords sur plus de 12 gigawatts d’énergie propre.

Le cloudiste couvre en moyenne 65 % de ses besoins en énergie décarbonée. La proportion est stable (c’était 66 % en 2024), malgré la hausse de ses besoins.

Un objectif 2030 de plus en plus difficile à tenir

Comme ses grands concurrents, encore, Google maintient son objectif de neutralité carbone sur l’ensemble de ses opérations d’ici 2030. Mais avec des émissions en hausse de 81 % par rapport à 2019, la tâche s’annonce considérable.

« Le chemin pour atteindre nos ambitions climatiques ne sera pas linéaire », reconnaît Kate Brandt, directrice du développement durable chez Google, en reprenant exactement les mêmes éléments de langage que Devon Scott, son homologue chez Amazon. « Le déploiement de notre infrastructure IA accélère plus que le réseau électrique ne se décarbone », regrette-t-elle.

Kate Brandt assure par ailleurs que Google œuvre pour « le déploiement d’une énergie propre, abondante et abordable à l’échelle mondiale ».

Ironie de cette déclaration, les hyperscalers sont plus vus comme des entités qui accaparent l’énergie et l’eau, au détriment d’autres besoins, parfois vitaux. Et lors de l’assemblée générale de Google en juin, deux résolutions qui demandaient des engagements pour plus de transparence sur le climat et l’eau ont été rejetées.

Sur l’eau, Google dit avoir restitué environ 30 milliards de litres, soit environ 80 % de sa consommation d’eau douce. Mais le groupe reconnaît que maintenir ce niveau face à la croissance de ses activités sera « une tâche de plus en plus complexe ».

Initialement publié en anglais sur ESG Dive

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