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SecNumCloud : le cloud public d'OVHcloud et l'IaaS de Numspot obtiennent la qualification

Dans un contexte de durcissement du droit pour les prestataires qui traitent des données sensibles de l’État, OVHcloud a annoncé l’obtention de la qualification SecNumCloud pour son offre SNC Cloud Platform. Numspot, lui, a enfin son tampon pour son service IaaS.

Ce 1er septembre, l’ANSSI semble avoir débloqué les vannes des qualifications SecNumCloud. Attendu de longs mois par les intéressés, OVHcloud et Nusmpot ont pu communiquer sur l’obtention du précieux sésame. Ainsi, l’offre de cloud public d’OVH, SNC Cloud Platform est maintenant estampillé SecNumCloud. C’est la troisième offre du catalogue du fournisseur à en bénéficier, après Bare Metal Pod et VMware on OVHcloud.

Contrairement à ce que laisse à penser l’appellation, SNC Cloud Platform n’est pas dédié au SecNumCloud. OVH entend se conformer aux « référentiels nationaux applicables » en Italie, en Pologne et en Allemagne.

C’était une des promesses d’Octave Klaba, PDG d’OVHcloud, qui entend asseoir la portée européenne de son entreprise.

Le SecNumCloud devient obligatoire pour les données sensibles de l’État

En France, le fournisseur mise sur l’application de l’article 31 de la loi 2024-449 (dite loi SREN) qui impose un cloud certifié pour les données sensibles de l’État. Après le décret d’application publié en avril, un arrêté du Premier ministre publié le 14 août a rendu obligatoire le recours aux services cloud estampillés SecNumCloud par les prestataires de l’État.

OVHcloud a augmenté plusieurs fois les tarifs de ses services cloud en répercussion de la flambée des prix de la mémoire vive. SNC Cloud Platform, justement, doit être l’offre la plus abordable et la plus « agile » du catalogue souverain de l’hébergeur. À voir donc s’il ne souffrira pas de la comparaison avec Cloud Temple et S3NS. D’autant que SNC Cloud Platform offre dans un premier temps des services de calcul, de stockage bloc et objet, des serveurs dédiés ainsi que des services réseau. La solution Kubernetes managée, de contrôle fin du réseau et les services DbaaS ne sont pas encore disponibles.

Numspot obtient enfin sa qualification pour son offre IaaS

De son côté, Numspot espérait l’obtention de la qualification pour son offre IaaS en ce mois de septembre. C’est chose faite. Même si l’acteur né du rapprochement de Bouygues Telecom, la Banque des territoires, Dassault Systèmes et Docaposte cherche principalement à offrir des services PaaS, il devait d’abord qualifier la console d’administration qui contrôle les identités, les politiques réseau, ainsi que la mobilisation des serveurs de calcul et de stockage d’OutScale. NumSpot rappelle qu’il a déjà obtenu la certification ISO 27001 et HDS (hébergeur de données de santé) plus tôt cette année.

Le processus de qualification SecNumCloud pour ses offres PaaS (Kubernetes, CaaS, bases de données, etc.) est « actuellement en cours » (sic). En juin, Éric Haddad, dirigeant de Numspot, tablait sur l’obtention du sésame à la fin de l’année 2026 ou au début de l’année 2027. Le fournisseur dépend grandement du calendrier de l’ANSSI. Son offre IaaS permettrait déjà de couvrir la plupart des obligations liées à l’application de la directive européenne NIS 2, qui n’a toujours pas sa transposition en droit français et aux ministères de se conformer aux principes de la doctrine Cloud au Centre.

Sur le banc des services IaaS, Numspot rejoint ainsi OutScale, OVHcloud, Thales – Google (S3NS), Orange Business Services (Cloud Avenue SecNum), Cloud Temple et Magellan (Worldline Cloud Services – Secured IaaS) qui a repris les services de Wordline.

Bleu, joint-venture de Capgemini et d’Orange, dont le cloud sera propulsé par les technologies Microsoft Azure, se fait encore attendre. Il a pourtant été adoubé par SAP. En mars 2026, Jean Coumaros, son président, espérait l’obtention de la qualification SecNumCloud avant la fin de l’année 2026. Les obligations introduites par la loi SREN devraient renforcer la pression sur l’ANSSI pour adouber ou non les offres candidates.

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