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Pacte numérique et IA : Hexatrust espère des « résultats tangibles »
Le président d’Hexatrust sait que le Pacte signé avec l’État ne se substituera pas à la commande publique. Mais il parie qu’il réorientera les marchés vers des offres plus souveraines. « Seuls les résultats comptent », prévient-il.
Signé début septembre à Station F, le « Pacte numérique et IA » entre l’État et l’écosystème français du numérique ne promet aucune commande. Les pouvoirs publics l’ont écrit noir sur blanc.
Une meilleure connaissance mutuelle
« L’objectif du Pacte est de mettre en place un forum d’échange entre les ministères et les entités publiques qui ont besoin de solutions numériques et d’IA, et les industriels qui doivent les adapter à ces besoins », confirme Jean-Noël de Galzain, président d’Hexatrust et PDG de Wallix Group, dans un échange avec LeMagIT. « Il n’est en aucun cas question de se substituer à la commande publique », assure-t-il.
Jean-Noël de Galzain n’en reste pas moins optimiste quant à de futurs budgets. « En améliorant la capacité de sourcing et le “câblage” entre l’offre et la demande françaises, nous pouvons résolument espérer une réorientation des marchés vers des offres plus souveraines », anticipe-t-il.
Ce « forum » public-privé doit aussi permettre aux offres souveraines de s’adapter pour « correspondre aux besoins, avec le bon niveau de réponse en matière de technologie et de service ». Cette adaptation est aujourd’hui une condition sine qua non pour s’imposer face à la concurrence lors des appels d’offres.
Autrement dit, il n’y aura pas de préférence nationale, que le droit européen interdit, et si préférence il y a, elle ne passera pas par une règle, mais par une meilleure connaissance mutuelle.
Une démarche « pragmatique » avec la DINUM et l’ANSSI
Jean-Noël de Galzain est également satisfait de la méthode qui a abouti au Pacte. « Ce qui est positif, c’est la démarche pragmatique menée par la DINUM avec Walter Arnaud et son équipe, et l’accord de l’ANSSI pour participer sur le volet cyber », se félicite-t-il.
Le texte reste toutefois non contraignant, et le président d’Hexatrust connaît les points de friction. Pour lui, « le projet de loi de finances, la transposition de NIS2 et l’inertie de la Revue Cyber dans les ministères vont être clés pour produire des résultats à court et moyen terme », liste-t-il.
Pour obtenir ces résultats, Hexatrust et la CSF Solutions Numériques de Confiance ont en tout cas décidé « de mettre [leurs] forces dans la bataille pour essayer de donner de l’élan au Pacte, aux côtés de la DINUM », explique le responsable.
Les Digital workplaces, le pentesting à base d’IA, l’authentification et la SSI sont d’ores et déjà au programme des prochains échanges. « L’ambition est là. L’élan industriel aussi. Les chantiers ne manquent pas. Nous en attendons des résultats tangibles à court et moyen terme », insiste Jean-Noël de Galzain. « Et seuls les résultats comptent. »
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