Cet article fait partie de notre guide: Quelle blockchain privée choisir ?

Blockhain : SAP rallie l’écurie Hyperledger

Alors que Microsoft appuie son offre sur Ethereum, l’allemand a fait le choix de la plateforme hébergée par la Fondation Linux et soutenue par IBM. Les cas d’usages à réelle valeur ajoutée restent néanmoins à identifier.

C’est l’avenir. La Blockchain va révolutionner l’avenir des transactions. On ne sait pas encore trop comment. Mais tous les éditeurs en sont persuadés. En tout cas ils se positionnent de peur de louper un mouvement de fond.

Discret sur le sujet, SAP avait pour sa part mis la technologie de registres partagés en bonne place dans sa feuille de route de 2017.

L’éditeur allemand vient de concrétiser (une partie de) ses intentions en rejoignant le projet Hyperledger en tant que « membre Premium ».

SAP choisit la blockchain de la Fondation Linux

Pour mémoire Hyperledger est une des trois technologies Blockchain les plus populaires avec la blockchain Bitcoin et Ethereum.

SAP rejoint un autre soutien de poids de cette plateforme : IBM. . Le projet est par ailleurs hébergé par la Fondation Linux.

Parmi les membres premium du projet on retrouve d’autres acteurs IT - Intel, Hitachi et Fujitsu, les industriels Airbus et Daimler, une ESN comme Accenture, et des acteurs financiers comme J.P. Morgan.

La question qui se pose est : que va bien pouvoir faire SAP d’une blockchain ?

Interrogé par LeMagIT, Sven Denecken SVP S/4HANA Product Management, avait répondu que l’éditeur « travaille depuis longtemps sur les blockchains [et que] le sujet intéresse grandement les clients de l’industrie financière ».

Il avait également tenu à ajouter que SAP avait « déjà des offres Cloud » qui s’articulent avec HCP, le PaaS de SAP. Sans les préciser.

Le SVP n’en avait pas dit beaucoup plus. Sur le site de SAP, quelques documents promotionnels parlent d’applications dans la supply chain et le commerce. Mais même dans ce cadre, les interlocuteurs « corporate » considèrent le marché comme immature et la technologie encore à ses débuts.

Un débouché dans Ariba ?

Les commentaires qui accompagnent aujourd’hui le ralliement de SAP à Hyperledger n’ajoutent pas vraiment de précisions.

« Nous sommes très impliqués pour faire progresser l’adoption de cette technologie avec la mise au point de nouveaux standards, de cas d’usages, de plateformes et d’applications ouvertes », déclare par exemple assez vaguement  Juergen Mueller, Chief Innovation Officer de l’éditeur.

L’adhésion de SAP montre en tout cas qu’il travaille activement à trouver les vrais cas d’usages à valeur ajoutée et que le sujet fait réfléchir en interne.

« SAP mettra en œuvre la blockchain dans son portefeuille, notamment dans SAP Ariba, afin de permettre des scénarios de suivis et de traçabilité des provenances ou l'exécution de transactions collaboratives », confirme le communiqué officiel.

Ethereum vs Hyperledger : Microsoft vs IBM/SAP, le combat est lancé

Début mars, une alliance s’était constituée autour d’une autre grande blockchain d’entreprise. La Enterprise Ethereum Alliance est logiquement appuyée par Microsoft puisque Ethereum est la plateforme de choix de son offre BaaS (Blockchain as a Sevice) sur Azure.

Accenture, Intel et J.P.Morgan – qui soutiennent Hyperledger - sont également des membres actifs de cette alliance Ethereum dans une volonté affichée de tester toutes les options possibles.

A la différence de le blockchain Bitcoin, qui motorise une monnaie numérique, Hyperledger n’a pas vocation à être une blockchain publique. Il vise au contraire à « aider les organisations à bâtir et à faire tourner des applications industrielles robustes, à créer des plateformes et des systèmes pour réaliser leurs transactions ».

En clair, Hyperledger est une blockchain « privée » ou « de consortium ». Exactement ce que souhaite faire la Enterprise Ethereum Alliance.

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