Pure Storage vise le milliard de CA pour 2017 et espère être rentable avant la fin de l’année

À l’occasion de la présentation de ses résultats, le pionnier du stockage Flash a affiché l’ambition de franchir la barre du milliard de dollars de revenus en 2017 et a indiqué qu’il devrait réaliser son premier trimestre rentable avant la fin de l’année fiscale.

Les dirigeants de Pure Storage estiment que la firme pourrait franchir la barre du milliard de dollars de revenus en 2017 (qui correspond à son exercice fiscal 2018) et qu’elle devrait aussi afficher son premier trimestre rentable avant la fin de l’année.

Le pionnier du stockage 100 % Flash a réalisé un chiffre d’affaires de 182,6 M$ lors de son premier trimestre fiscal 2018, clos le 30 avril 2017, contre 139,9 M$ à la même période l’an passé (soit une progression de 30,5 %). Au passage, il a très légèrement réduit sa perte qui s’est établie à 62 M$ contre 64 M$ il y a un an. Selon ses dirigeants, la croissance du CA et les efforts prévus par la firme en matière de réduction de coûts au second semestre devraient lui permettre d’afficher un résultat net positif avant la fin de l’année.

Pure estime que son chiffre d’affaires devrait s’établir entre 214 et 222 M$ au cours du trimestre en cours, contre 163,2 M$ l’an passé (soit une progression comprise entre 31,7 % et 36 % sur un an) et la firme espère réaliser un CA annuel compris entre 975 millions de dollars et 1,025 milliard de dollars pour l’année.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, Scott Dietzen, le CEO de Pure Storage mise notamment sur l’adoption des nouvelles technologies Flash telles que le NVMe (supporté par ses nouvelles baies FlashArray // X) et sur le développement du stockage de données non structurées sur support Flash (un marché que la firme cible avec ses systèmes FlashBlade. Pure table aussi sur la croissance de certaines technologies émergentes comme l’analytique, l’intelligence artificielle ou l’apprentissage machine pour doper encore un peu plus l’appétit des clients pour le stockage Flash.

Dietzen a expliqué que FlashBlade, qui est commercialement disponible depuis le début de 2017, a un taux d’adoption deux fois plus rapide que celui de ses baies FlashArray lors de leur lancement. « FlashBlade transforme le marché des données non structuré de la même manière que FlashArray a révolutionné les données structurées », a-t-il déclaré.

Les baies FlashArray // X sont aussi une autre clé de la croissance de la firme. Si Pure est toujours derrière Dell EMC, NetApp et IBM sur le marché des baies Flash, la firme table sur l’adoption de la technologie NVMe pour reprendre une longueur d’avance sur ses concurrents. L’arrivée de services de NAS et de fonctions réplication synchrone gratuites dans les baies FlashArray pourrait également permettre à la firme de gagner des parts de marché face à ses concurrents historiques et de s'implanter sur le marché de la haute disponibilité et du métro-cluster. Les fonctionnalités de réplication synchrone et de métrocluster sont en effet des options payantes et coûteuses chez la plupart des acteurs établis.

Dietzen explique que Pure cherche à devenir le stockage de référence pour « environ 80 % des charges de travail de l’entreprise qui ne sont pas actuellement candidates au cloud public ». Il mise notamment sur le fait qu’un grand nombre d’applications ne pourront se déplacer sur le cloud public du fait de la taille et de la criticité des jeux de données qu’elles manipulent.

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