Hyperconvergence : Cisco va racheter SpringPath pour 320 millions de dollars

Après un peu plus de 18 mois de collaboration, Cisco va racheter SpringPath la société qui a développé la plate-forme hyperconvergente qui sert de base à son offre HyperFlex. Ce rachat devrait lui permettre de concurrencer plus directement Nutanix, Dell EMC et HPE

Cisco a annoncé hier le rachat de SpringPath, son fournisseur OEM de plateforme hyperconvergée pour 320 M$ afin de contrôler en direct la technologie de ses systèmes HyperFlex.

SpringPath a vu le jour en 2012 à Sunnyvale, dans la Silicon Valley, sous le nom de Storvisor. La firme, fondée par d’anciens ingénieurs de VMware, a développé un système de fichiers distribué qu’elle a utilisé comme le fondement de sa technologie hyperconvergée. Baptisée Halo, cette dernière a été officiellement dévoilée en février 2015.

Trois mois plus tard, Terry Cunningham, l’ex-CEO d’eVault, prenait les rênes de la société désormais concentrée sur l’implémentation hyperconvergée de sa technologie de stockage. Les choses se sont alors rapidement accélérées. À la fin 2015, Cisco a effectué un investissement stratégique — d’un montant non précisé — dans SpringPath (qui avait précédemment levé près de 34 M$). Trois mois plus tard, en mars, le géant a officialisé le choix de la technologie Halo comme base logicielle de son offre HyperFlex.

Un cluster de noeuds hyperconvergés
Cisco HyperFlex 100% Flash

En juin 2016, lors d’une rencontre avec la presse durant l’ITPress Tour, SpringPath nous avait indiqué son intention de stopper ses activités marketing pour se concentrer exclusivement sur sa relation OEM avec Cisco (mettant ainsi un terme officiellement au support de serveurs tiers comme ceux de Dell, HP, Lenovo et Supermicro. Il était alors devenu clair que la start-up avait décidé de parier son avenir sur le succès de son alliance avec le géant des réseaux.

Ce pari semble avoir payé puisque Cisco a accepté de débourser 320 M$ pour mettre la main sur la firme (ce qui devrait s’avérer être une excellente opération pour les investisseurs initiaux, dont l’université de Stanford, Sequoia Capital, New Enterprise Associates et Redpoint Ventures.

Rattraper le retard pris sur Nutanix, Dell EMC et HPE 

Avec ce rachat, l’objectif de Cisco est de concurrencer plus efficacement ses grands rivaux, Nutanix, Dell EMC et HPE sur le marché de l’hyperconvergence, avec une plate-forme qu’il contrôle en propre. Il lui faudra toutefois beaucoup d’effort pour rattraper le retard accumulé sur ses concurrents — notamment si l’on considère le fait que l’hyperconvergence n’est en fait qu’un tremplin vers le cloud hybride pour les plates-formes de VMware, Nutanix et Microsoft.

Cisco se veut toutefois optimiste. En un peu plus d’un an, HyperFlex aurait déjà séduit plus de 1800 clients, pour l’essentiel des PME ou des grandes entreprises à la recherche d’une solution simple pour leurs agences et bureaux distants. Depuis le lancement, Cisco a aussi musclé son offre avec des systèmes 100% Flash afin de séduire une clientèle d'entreprises de plus grande taille et répondre aux appliances 100% Flash motorisées par les plates-formes de Nutanix et VMware. Le retard à rattraper est toutefois de taille. A titre d'exemple, Nutanix a gagné près de 800 nouveaux clients lors de son seul dernier trimestre pour approcher la barre des 6200 clients, dont un nombre important des plus grands comptes mondiaux. 

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