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Comment implémenter les produits de stockage à définition logicielle ?

Selon la façon que vous choisissez pour déployer une solution SDS (Software Defined Storage) dans votre infrastructure, il y a des avantages et des inconvénients à peser.

Cet article se trouve également dans ce contenu premium en téléchargement : STORAGE: Avantages et coûts cachés du Software Defined Storage

Le stockage à définition logicielle (SDS) désigne la technologie et les outils qui permettent d’abstraire les services de stockage des équipements physiques qui supportent ces services. Ces derniers (comme l’allocation dynamique de capacité, la déduplication, les instantanées, la réplication, etc.) sont traditionnellement développés par le fournisseur de stockage et s'exécutent sur des contrôleurs propriétaires. Aujourd'hui, les fournisseurs de stockage SDS cherchent très logiquement à rendre ces services indépendants des plateformes matérielles sur lesquelles ils s'exécutent.

En dissociant la partie logiciel de stockage de la couche matérielle, les utilisateurs bénéficient de plus de flexibilité, d'une grande facilité d'administration et de bien d'autres avantages, dont une nette réduction des coûts puisque la plupart des fournisseurs de stockage facturaient ces fonctions en sus.

Généralement, les systèmes SDS comportent trois composants identiques d'une solution à l'autre : le logiciel qui fournit les services de données eux-mêmes, le matériel sur lequel s'exécute le code SDS et le dispositif de stockage proprement dit. Sur le marché actuel, ces composants sont livrés selon trois modèles distincts, comme indiqué ci-dessous.

Logiciel seul, matériel à part

Dans une approche SDS de type « logiciel seul », le logiciel (composant nº 1) s'exécute sur le serveur physique (composant nº 2) de votre choix. Il peut s'agir le cas échéant de l'infrastructure existante ou d'un nouvel équipement acquis spécialement pour le stockage SDS. L'utilisateur doit aussi choisir l'infrastructure de stockage (composant nº 3) que son système SDS va gérer. Baie de disque externe à base de disques durs ou de flash ? Stockage résidant sur le serveur, sur un NAS ou sur un SAN ?

Il est évident qu’une telle approche exige plus d'implication que la simple acquisition d'une appliance ou d'un système complet incluant le stockage. Mais du point de vue de l’utilisateur elle a le mérite de permettre de choisir librement le type de stockage qu’il souhaite déployer avec son logiciel SDS.

Du côté des fournisseurs SDS, ce la permet de se consacrer pleinement au développement logiciel et d’arrêter de proposer du matériel. Idéalement, ils peuvent mettre leurs produits sur le marché plus rapidement que leurs concurrents et proposer des mises à jour fréquentes.

Logiciel avec du matériel standard

Cette approche combine le logiciel avec des serveurs et des supports de stockage standards, préconfigurés pour l'application SDS. Ces systèmes, en général des serveurs standards, jouent le rôle de contrôleurs qui exécutent le logiciel SDS et sont en général reliés à des tiroirs de disques physique externes.

Par rapport à l'approche purement logicielle décrite précédemment, cette approche qui combine matériel et logiciel permet d’affranchir l’utilisateur de toute responsabilité en matière de conception de l’infrastructure matérielle. Les utilisateurs héritent pour l’essentiel d'une solution plug-and-play. En contrepartie, ils abandonnent une part de flexibilité et cette stratégie leur interdit d'utiliser du matériel existant.

Pour les fournisseurs, cette approche réduit les risques. Certes, ils doivent inclure du matériel dans leur offre, mais comme ce matériel est standard, leur investissement est moindre que pour les grandes baies de stockage traditionnelles faites sur mesure.

Un aspect négatif toutefois : les performances. En effet, le matériel standard est généralement conçu pour un stockage sur disque dur. Autrement dit, il s'avère moins efficace pour les disques flash et nuit à la densité de stockage puisque les disques HDD capacitifs occupent plus d'espace et consomment plus d'électricité que les disques flash. Enfin, le matériel sur mesure permet au fournisseur d'ajuster le logiciel SDS au matériel, ce qui est impossible avec les produits logiciels standard.

Combinaison de logiciel et de matériel sur mesure

Cette approche combine le logiciel SDS avec un matériel optimisé à cet effet. Résultat : un système à l'efficacité potentielle maximale et aux performances les plus élevées.

Il est important de retenir que le SDS fait peser une charge supplémentaire sur le CPU, situation que ces produits personnalisés sont mieux à même de gérer. Cette approche présente toutefois deux inconvénients : son coût, probablement le plus élevé, et son manque de souplesse puisque le fournisseur la propose toute faite.

Elle est souvent adoptée par les fournisseurs historiques de stockage qui s'aventurent sur le marché du SDS. Ils peuvent ajouter le logiciel SDS à leurs systèmes de stockage existants et modifier le matériel selon les besoins. En cas d'utilisation de disques flash, cette approche matérielle sur mesure peut s'avérer la meilleure des trois options, puisqu'elle peut être conçue de manière à prendre spécifiquement en charge les disques flash au lieu de recourir à du matériel polyvalent.

Une implémentation réussie repose sur les coûts et les performances

Le SDS est une technologie qui gagne du terrain dans le secteur du stockage, des startups aux plus grands fournisseurs historiques. La plupart des systèmes SDS comportent les trois composants suscités. En revanche, il existe plusieurs façons de déployer ces systèmes SDS.

L'approche de type « logiciel seul » offre le maximum de souplesse mais s'avère plus complexe puisque les utilisateurs doivent choisir et acquérir eux-mêmes le matériel.

L'approche de type « logiciel et matériel sur mesure » apporte les meilleures performances. Elle est la plus simple à mettre en oeuvre, mais probablement la plus coûteuse.

A mi-chemin se situe l'approche de type « logiciel et matériel standard » qui associe du matériel bon marché à une conception plug-and-play.

Pour choisir l'approche la plus adaptée à votre datacenter, vous devez savoir ce qui vous importe le plus : un maximum de valeur, des performances optimales ou un juste équilibre entre les deux.

Dernière mise à jour de cet article : février 2016

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