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Thomson Reuters migre ses workloads stratégiques vers le cloud

L’agence de presse et société d’édition professionnelle a achevé la migration à grande échelle de ses serveurs et de ses données vers AWS. Son but : intensifier son usage du Machine Learning et ainsi créer de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée informationnelle pour ses clients.

Thomson Reuters a confirmé qu’il venait de terminer la migration de milliers de serveurs et de plusieurs centaines de ses applications génératrices de revenus vers le cloud d’Amazon Web Services (AWS).

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Pour le groupe multinational spécialiste des médias, cette migration s’inscrit dans une politique plus large de transformation numérique visant à doper son agilité opérationnelle et ses capacités analytiques, et favoriser ses projets d’innovation.

L’entreprise avait déjà évoqué publiquement sa collaboration avec le géant du cloud public. À l’époque, Thomson Reuters justifiait ce choix, par la possibilité que lui procurait AWS de faire de l’analytique pour améliorer l’expérience utilisateur dans ses différents produits et services numériques.

Il s’agissait principalement de progiciels destinés à aider les professionnels des secteurs juridiques, fiscaux, comptables et de la conformité à mieux comprendre leur secteur d’activité.

La migration vers le cloud a commencé en 2018. Thomson Reuters avait alors fait appel à AWS Professional Services ainsi qu’à plusieurs consultants partenaires agréés par le cloudiste.

Pour le groupe de média, la décision de recourir à ces services aurait joué un rôle majeur dans sa capacité à terminer la migration avec cinq mois d’avance sur le planning initial.

Depuis, le groupe n’a cessé d’étendre son utilisation des services cloud d’Amazon en y ajoutant une partie de ses portefeuilles de produits analytiques, de bases de données à la demande (DBaaS), de serverless, de stockage, de machine learning et de sécurité.

Avec SageMaker, l’outil d’AWS qui permet de créer ses modèles de machine learning, le groupe a développé une plate-forme interne qui devrait permettre à ses développeurs et à ses data scientists d’extraire des enseignements (insights) de ses données, qu’elles soient historiques ou en temps réel, dans un environnement entièrement managé.

Dans son communiqué, Thomson Reuters avance que « cette plate-forme fait gagner un temps incalculable aux développeurs et aux data scientists. Elle leur fournit tous les composants nécessaires pour faire du machine learning dans une seule trousse à outils. Les modèles passent en production plus rapidement et pour un coût inférieur. »

Justin Wright, vice-président architecture et développement chez Thomson Reuters, précise que ce partenariat technologique avec AWS vise principalement à « développer de nouveaux produits et services instructifs [grâce à la donnée] » pour aider ses clients à changer leur façon de travailler.

« AWS est pour nous un partenaire de confiance – en particulier AWS Managed Services et AWS Professional Services – sur lequel nous pouvons compter pour accélérer notre passage au cloud. Nos datacenters ont d’ailleurs été migrés plus rapidement que prévu », se félicite Justin Wright.

De son côté, Greg Pearson, vice-président des ventes à l’international pour AWS, confie travailler avec l’agence de presse britannico-canadienne pour faire en sorte que ses clients dans les secteurs juridiques, fiscaux, comptables et journalistiques aient accès à l’information dont ils ont besoin, aussi vite que possible.

« En exploitant à la fois la manne que représentent les services d’AWS et la puissance d’AWS Managed Services, Thomson Reuters parvient à éliminer les opérations de gestion de l’infrastructure pour se consacrer au développement de nouveaux moyens d’offrir à ses clients du monde entier des informations pertinentes et des solutions numériques optimales », vante-t-il.

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