Siemens revend ses parts à Nokia dans leur co-entreprise réseau

Nokia a finalement racheté les 50% de Siemens dans leur co-entreprise Nokia Siemens Networks (NSN). L’Allemand poursuit son désengagement du marché des télécoms. Nokia quant à lui reprend une étiquette d’équipementier, intéressé par les technologies LTE de la co-entreprise.

Après avoir rendu la mariée plus belle, Nokia a finalement décidé de racheter les parts de Siemens dans leur co-entreprise Nokia Siemens Networks (NSN). Montant de la transaction : 1,7 milliard d'euros. L’acquisition de la participation de l’Allemand se fera en partie en cash (1,2 milliard d'euros). Une fois l’opération finalisée, NSN deviendra une entité indépendante du Finlandais, indique un communiqué. Pour Siemens, il s’agit d’une nouvelle étape dans sa stratégie de désengagement du secteur des télécoms. En 2012, les deux partenaires avaient entrepris de céder certaines activités de NSN dans le cadre d’une restructuration profonde de leur co-entreprise pour se concentrer sur les technologies liées à la mobilité. Cette stratégie a notamment amené Nokia et Siemens à céder les activités de NSN portant sur les services aux clients ainsi que la facturation (BSS - Business Support System)

à l’Américain Redknee. Plus tôt, les deux partenaires avaient cédé les activités de réseaux optiques

au fonds d’investissement Marlin Equity Partners. Les activités de télécommunications fixes avaient quant à elle été versées chez le Britannique

Adtran. Avant cela, DragonWave s’étaient porté acquéreur des technologies NSN liées au transport hyperfréquence et Belgacom, de celles liées à l’IPTV. Cette restructuration a été profitable à la co-entreprise, qui après avoir été le vilain petit canard et plombé en partie les comptes de Nokia, avait plutôt tendance à leur redonner des couleurs. C’est en partie ce point que Stephen Elop, président et CEO de Nokia, met d'ailleurs en avant dans le communiqué officiel annonçant le rachat, évoquant l’amélioration des performances opérationnelles et financières de la co-entreprise. Le CEO met également l’accent sur les technologies de mobile à très haut débit de NSN (LTE), qui constituent pour Nokia une «opportunité de croissance». De son côté, Siemens met un peu plus à exécution sa stratégie de désengagement progressive du marché des télécoms. En 2008, par exemple, l’Allemand avait revendu la plupart de ses activités de téléphonie fixe sans fil à un fonds d’investissement, nous apprennent nos confrères de l’AFP. Aujourd’hui, Siemens confirme que la cession de ses parts dans NSN vise à renforcer son recentrage sur des secteurs coeurs du groupe que sont la gestion de l’énergie, l’industrie, l’infrastructure et la santé. NSN, tout en restant indépendante, devrait toutefois changer de nom, une fois la transaction finalisée ; ce qui est prévu au 3e trimestre 2013. Nokia envisage de conserver l’équipe dirigeante en place, Rajeev Suri au poste de CEO et Jesper Ovesen en tant que président exécutif du Conseil d’administration.

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