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Toute la semaine de l’IT B2B en un article

16 mars – Azure ouvre ses zones françaises - Airbus choisit G-Suite plutôt qu’Office 365 – Big Data Paris 2018 sous le signe du RGPD – Un nouveau CTO pour Capgemini – Imbroglio cybersécu-boursier autour d’AMD – Rachat de Qualcomm : Donald Trump douche les velléités de Broadcom

Ce mardi, Microsoft a officialisé la disponibilité de ses services Azure via deux nouvelles régions en France. Ces deux régions s’appuient sur trois datacenters à Paris et sur un datacenter à Marseille (localisé dans les datacenters d’Interxion). Le datacenter marseillais a pour but de secourir les services hébergés à Paris en cas de défaillance complète de la région France Centre.

Tous les services ne sont en revanche pas encore disponibles. Il manque par exemple la plupart des outils analytiques et de BI et d’AI qui sont pourtant un axe fort de développement de l’éditeur.

Avant Microsoft, Salesforce, AWS, IBM avaient également ouvert des infrastructures en France. Le RGPD est une des explications de ces ouvertures qui permettent de localiser les données dans le pays. Pour le Secrétaire d'Etat en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, le RGPD est d’ailleurs « une opportunité pour les PME françaises » et plus largement pour l’économie du pays (ce qui est également le point de vue de l’avocat spécialiste François-Pierre Lani).

C’est sur cette déclaration que s’est ouvert lundi le Salon Big Data Paris dont un des thèmes majeurs (si ce n’est LE thème majeur) était justement la réglementation européenne sur les données privées. Et la manière de la respecter tout en exploitant les algorithmes et l’analytique.

Chiffres clefs du Big Data en France

Selon les estimations de CXP-PAC recueillies par LeMagIT lors du Salon Big Data, le marché des services liés au Big Data (conseil, intégration, application management) en France devrait atteindre 1,9 milliards d’euros en 2018. Le marché devrait croitre à un taux moyen annuel de presque 32% d’ici 2022.

Le marché français total des services informatiques (34 Md€ en 2018) ne devrait progresser « que » de 4,9% en moyenne par an sur la même période.

Ce qui fait que les services Big Data devraient représenter presque 14% des services IT totaux en 2022, contre 5,6% cette année.

En France toujours, Capgemini a procédé à une nomination importante. Patrick Nicolet devient Directeur des Technologies (CTO).

Depuis 2016, il dirigeait le département Compétitivité (qu’il avait créé). Depuis l’acquisition de IGATE, il supervisait également les opérations de Capgemini en Inde « où il a mené avec succès l’intégration des 30 000 employés d’IGATE avec les 60 000 collaborateurs de Capgemini basés en Inde », se félicite l’ESN. Patrick Nicolet siège - et reste - au Comité de Direction Générale.

Son prédécesseur au poste de CTO, Lanny Cohen occupait également la focntion de Directeur de l’Innovation, rôle qu’il va continuer de remplir à temps plein. A ce titre, il reste membre du Comité Exécutif de l’ESN.

Airbus vole vers G-Suite

En Europe, et bien qu’ayant ouvert un datacenter en France, Microsoft a perdu un gros client cette semaine avec la décision d’Airbus d’abandonner ses licences Office sur site pour G-Suite (et non Office 365). Ce sont en tout 130.000 employés qui seront migrés, en 18 mois, vers Gmail, Google Drive et autres Google Docs.

Dans un entretien avec nos confrères du Register, le DSI d’Airbus Luc Hennekens a confirmé officiellement ce choix. Il l’explique par la qualité intrinsèque de l’offre de Google, et non pour des questions de coûts. Airbus a également étudié l’option Office 365, confie-t-il, mais ne l’a pas retenue alors que, note The Register, le DSI avait pu voir à l’œuvre Office 365 chez son précédent employeur, la compagnie Quantas. Pour Luc Hennekens, la suite de Microsoft serait moins « en rupture » que celle de Google, alors qu’il cherche justement à revoir en profondeur les manières de travailler chez Airbus.

Imbroglio cybersécu-boursier autour d’AMD

Depuis mercredi, le secteur de la sécurité est agité par une polémique. Une start-up israélienne quasi inconnue, CTS Labs, a découvert des failles dans des processeurs AMD mais n’a laissé que 24h à l’entreprise pour réagir.

Gadi Evron, le fondateur de Cymmetria, défend cette démarche de « divulgation d’intérêt général ». Linus Torvalds estime au contraire que le monde de la sécurité est tombé bien bas. Un avis partagé par le RSSI de Facebook, qui va plus loin. Avec d’autres, il considère la communication de CTS Labs comme une tentative pure et simple de manipuler le cours de bourse d’AMD à la baisse. Ces soupçons sont renforcés par le nombre anormalement élevé de ventes à découvert sur l’action, relevé par Ihor Dusaniwsky, de S3 Partners.

Une autre partie de la polémique touche « les failles » elles-mêmes, qui n’en seraient pas véritablement - dixit Tavis Ormandi, du projet Zéro de Google. Ce qui ne manque pas d’alimenter la polémique précédente.

Le véto de Trump sauve Qualcomm

Dans le monde des processeurs et des réseaux, le président Donald Trump a mis fin lundi au feuilleton du possible rachat de Qualcomm par Broadcom en mettant un véto à l’opération. En cause, les liens qu’auraient Broadcom (basé à Singapour pour encore quelques semaines avant de se relocaliser aux Etats-Unis) avec la Chine.

D’après l’administration américaine, ces liens mettraient en péril plusieurs technologies réseaux que les américains considèrent comme stratégiques pour l’avenir (5G, savoir-faire autour du CDMA et des technologies avancées de modulation radio).

Mais comme Broadcom est en train de se relocaliser aux Etats-Unis, il n’est pas dit - souligne Reuters - que cette décision ne soit pas attaquée par l’ex-acheteur pour des questions de juridiction non compétente pour s’immiscer dans une opération entre américains.

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