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Applications & Données 27 : la banque fait banco sur l’IA

Ce semestre, dans votre revue : les éditeurs français face au défi de la GenAI, des conseils pour atténuer les hallucinations des LLM, réduire l’empreinte énergétique du poste de travail, et déployer l’IA dans les PME/ETI. Sans oublier un grand entretien exclusif avec la DINUM sur le projet LaSuite qui a secoué l’écosystème IT français.

Tous les secteurs sont en train de se pencher sur l’intelligence artificielle, en particulier générative, ses bénéfices, mais aussi ses effets de bord (comme son coût, ses ROI imparfaits ou encore la manière d’embarquer les équipes en désamorçant les craintes).

Mais s’il y a bien un secteur qui l’a instantanément adoptée et qui permet de tirer des enseignements sur les bonnes pratiques pour déployer l’IA, c’est bien la banque.

C’est pour cette raison que ce numéro d’Applications & Données se penche sur deux projets emblématiques : à la BPCE et au Crédit Agricole (nous aurions tout aussi bien pu vous parler de BBVA, d’ING ou dans le domaine connexe de l’assurance de CNP Assurance).

De l’IA générative à l’IA agentique

Ces premières leçons sont d’autant plus importantes que l’IA est en train d’évoluer en vitesse grand V vers l’agentique. Fini l’IA qui répond, bienvenue à l’IA qui agit.

Là encore, les banques explorent des applications concrètes. Mais cette fois c’est vers le prestigieux cabinet McKinsey que notre regard s’est tourné pour tenter de déterminer la manière la plus efficace de mettre ces « nouveaux collaborateurs » en place.

McKinsey conseille ses clients sur ce sujet. Mais il en a surtout déployé plusieurs dizaines de milliers en interne pour ses propres besoins. Impressionnant. Et très inspirant.

Un peu de prospective sur l’IA

Pour compléter ces témoignages très concrets sur l’IA, Application&Données a aussi échangé avec Capgemini et Forrester pour avoir une vision encore un peu plus prospective.

Dans l’agentique, les experts de l’ESN française pensent que 2026 sera l’année qui marquera un tournant pour les agents IA. Les organisations vont transformer en profondeur leurs opérations et concrétiser le potentiel de cette technologie – dans la lignée de McKinsey – dans un mouvement que Capgemini appelle les « Intelligent Ops ».

Du côté de Forrester, un autre constat s’impose : tout comme coder tend à se « commoditiser » avec les assistants IA, le prompt engineering (la manière de parler efficacement à ses modèles pour avoir les meilleurs résultats) va devenir quasiment caduc d’ici 3 à 5 ans. Provocant ? Pas tant que cela en fait.

Et un bon rappel que dans l’IA, la formation doit être en continu et pas en one shot.

Entretien exclusif avec la DINUM

Dans un tout autre domaine, Application & Données s’est entretenu avec la DINUM pour avoir sa version des faits de cette autre affaire qui secoue l’écosystème de l’IT français.

La DINUM a en effet décidé de développer elle-même une suite bureautique plutôt que de faire appel aux entreprises privées. Ces dernières, furieuses, l’ont accusée de concurrence déloyale et d’utiliser des fonds publics sur des projets pour lesquels ils ne sont pas destinés.

L’affaire est compliquée. D’autant plus que la DINUM insiste : elle n’est pas contre le privé, et elle fera aussi appel à lui pour LaSuite.

À chacun de se faire son opinion, sur pièces, avec notre Grand Entretien de Florian Delezenne, chef du département Opérateur de produits interministériels de l’institution.

Bonne lecture !

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