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Boomi lance lui aussi sa couche de contrôle des agents IA

L’offre Agent Control Plane rassemble des fonctionnalités existantes et en cours de développement afin d’aider les utilisateurs à mieux surveiller, gérer et sécuriser leurs flottes d’agents IA.

Le 1er septembre, Boomi a présenté son Agent Control Plane, une couche de contrôle consacrée à l’interaction des agents IA avec les SI des entreprises. L’offre rassemble plusieurs capacités existantes du spécialiste de l’iPaaS, issue de Boomi Enterprise Platform.

Elle comprend une seule interface pour découvrir les agents AI, les gouverner et mesurer leur consommation de tokens. La passerelle Boomi AI Gateway combine MCP Gateway et LLM Gateway. Ces deux technologies acquises à travers le rachat de Lunar.dev doivent permettre d’identifier les agents IA, leurs utilisateurs, d’observer le trafic associé aux modèles, aux outils, aux agents IA et aux skills en temps réel. Le tout en contrôlant les coûts.

Boomi Agent Control Plane : une énième offre dédiée à l’IA agentique

La passerelle dispose par ailleurs d’un moteur de routage des requêtes vers les modèles les plus adaptés. Suivant la demande et les limites de budget, cela doit permettre d’optimiser la qualité des réponses et les coûts. Boomi dit prendre à la fois en charge les API du marché (OpenAI, Google, Anthropic, etc.), les modèles autohébergés, de grande et de petite taille.

L’AI Gateway est associée à un gestionnaire de secrets et applique des garde-fous pour éviter les expositions de données de l’entreprise.

À cela s’ajoute un registre « sécurisé » permettant de certifier, contrôler des serveurs Model Context Protocol et des agents IA.

Au sein de l’Agent Control Plane, Boomi Connect est un service managé de gestion de connecteurs MCP. Il contient un registre de plus de 1000 serveurs MCP prêt à la configuration. Il permet aux agents IA de se connecter aux systèmes Salesforce, SAP, ServiceNow, Oracle, etc. Il est aussi possible de connecter ces produits « SaaS » à Claude, ChatGPT ou Gemini.

En préversion privée, Boomi Orchestrate permet de créer des flux agentiques ou d’en orchestrer des existants à la mode no code ou en langage naturel, tandis que le module Runtime permet de les exécuter dans le cloud (public ou privé) ou sur site. Ce même environnement d’exécution permettra de déployer des SLM (Small Language Models).

En sus d’un Data Hub (disponible) et d’un Knowledge Hub (en préversion), Agent Control Plane inclura Boomi Meta Hub. Présenté en mars 2026, il s’agit d’un glossaire augmenté à l’IA pour enregistrer des définitions métiers et y associer des tables ou des modèles de données. L’éditeur promet une « traçabilité universelle » des flux de données et des définitions utilisés par les agents IA.

Avec Agent Control Plane, Boomi entend répondre aux problématiques majeures des entreprises avec une seule solution. Les trois préoccupations du moment sont en effet les coûts de l’IA générative et agentique, la sécurité des systèmes et la fiabilisation des données. Elles s’ancrent dans une première phase d’industrialisation de l’IA agentique.

Boomi est loin d’être le seul sur ces créneaux. Avant lui, Salesforce, avec l’aide de ses filiales MuleSoft et Informatica, a lancé plusieurs offres pour y répondre. Un peu plus en retard, le Français Axway adapte sa plateforme Amplify à l’IA agentique. Les passerelles IA existent également chez les hyperscalers, tandis que les éditeurs spécialistes de la cybersécurité attaquent le sujet sous l’angle de l’identité ou du contrôle du trafic. La plupart de ces solutions sont incomplètes ou en préversion. Boomi entend se différencier par sa neutralité envers les fournisseurs de cloud, de LLM et des éditeurs de logiciels.

Les ébauches d’une couche sémantique dédiée aux agents IA

« Le concept de control plane pour les agents IA est en train de devenir un domaine très convoité, mais stratégique », déclare Michael Ni, vice-président et analyste principal chez Constellation research auprès de TechTarget [propriété d’Informa TechTarget, également propriétaire du MagIT]. « L’atout de Boomi réside dans sa capacité à transformer sa présence en une couche d’activation des données neutre, où les données d’entreprise peuvent être contextualisées, gérées et exploitées à travers différents modèles et plateformes ». Et de recommander à l’éditeur de se concentrer sur cette couche sémantique et le suivi des résultats produits par les agents IA.

Selon Ed Macosky, directeur des produits et des technologies chez Boomi, la dernière partie de l’année 2026 sera consacrée à améliorer la gouvernance des modèles d’IA, des serveurs MCP et à l’élargissement de l’écosystème, tout en améliorant la sécurité et la robustesse de la plateforme. De fait, le protocole MCP a récemment évolué et deviendra progressivement « stateless ». Les grands modèles de langage sont désormais dotés de capacités de cyberdéfense à double tranchant. Les filtres de sécurité doivent suivre.

Le sujet abordé par l’analyste est en réalité un chantier en cours chez l’ensemble des spécialistes de la gestion de données. Des acteurs comme Snowflake, Databricks, Fivetran – dbt Labs ou encore Starburst cherchent également à profiter de cette adaptation des préceptes du MDM (Master Data Management) aux agents IA.

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