Citrix profite de Windows 10 pour pousser ses outils

Avec un soupçon d’opportunisme à peine voilé, Citrix profite de la disponibilité prochaine de Windows 10 pour mettre en avant ses outils dans une perspective de migration. Ce n’est pas le seul.

L’arrivée de Windows 10 à la fin de ce mois de juillet attise les convoitises, notamment chez Citrix. Dans un billet de blog, Nabeel Youakim, VP management produits et partenaires stratégiques de l’éditeur, évoque un « moment sans précédent dans l’histoire de l’IT », auquel il convient de se préparer, « parce qu’il n’est pas déraisonnable [de penser] qu’un grand nombre d’employés avec leurs ordinateurs personnels vont se ruer sur la mise à jour gratuite [vers Windows 10] dès qu’elle sera disponible ».

Heureusement, Citrix a anticipé le phénomène : « notre early release de Citrix Receiver pour Windows 10 sera disponible en avance. Vous pourrez la télécharger et évaluer votre support et votre stratégie de migration pour être prêt face aux mises à jour vers Windows 10 déclenchées par des employés ». Et Receiver permettra d’accéder aux applications produites via XenApp et XenDesktop. Ouf.

Dans un autre billet de blog, Sean Donahue évoque quant à lui AppDNA, pour tester la compatibilité des applications avec Windows 10. Et comme le souligne Nabeel Youakim, Citrix a encore beaucoup d’annonces en réserves autour de la migration vers Windows 10 pour le mois de juillet. Re-ouf. D’autant plus que ce n’est pas le seul.

Unidesk est également de la partie, évoquant cinq bonnes raisons de passer à la virtualisation du poste de travail en même temps que Windows 10. Mais RES Software n’a pas attendu ce mois-ci de juillet pour se lancer sur le sujet. Et Lorena Crowley, directrice marketing de l’éditeur, de l’expliquer dès avril : « nous avons parlé avec d’innombrables DSI admettant humblement que la migration depuis Windows XP a dépassé les budgets et s’est avérée bien plus longue et complexe que prévu ». Raison de plus pour se préparer et… pour RES, de mettre en avant, comme quelques années plus tôt, les avantages de sa spécialité, la gestion de l’environnement utilisateur, dans un contexte de migration des postes de travail : « une fois les réglages utilisateurs, les données, les configurations, et les personnalisations séparées de l’OS et des plateformes de fourniture sous-jacentes, les changements d’OS et de plateformes de fourniture – limités ou importants – deviennent bien plus simples et considérablement moins perturbants pour les utilisateurs ».

Liquidware Labs ne semble pas avoir encore trouvé nécessaire de souligner que ces solutions offrent des avantages comparables, mais des vidéos publiées en mars 2014 le présentent encore assez bien, dans des contextes de migration de Windows XP à 7 et 8.1.

AppSense va un peu plus en profondeur. Dans un billet de blog, l’autre spécialiste de l’environnement utilisateur, relève que les profils Windows 7 ne sont compatibles qu’avec Windows Server 2008 R2, et que les profils Windows 8 ne le sont qu’avec Windows Server 2012, tandis que les profils Windows 8.1 nécessitent Windows Server 2012 R2. Et Windows 10 en introduit une nouvelle version. Alors pour simplifier les tâches, AppSense recommande sans surprise une forme de « virtualisation » des profils utilisateurs, à savoir leur gestion par une solution tierce, dissociée de l’OS client.

De son côté, VMware souligne sans surprise les capacités de gestion de la mobilité d’entreprise offertes par Windows 10 et qui seront supportées par les outils de sa filiale AirWatch. Mais lui aussi évoque les outils permettant de dissocier les composantes applicatives et utilisateur du poste de travail du système d’exploitation, mentionnant ainsi AppVolumes, mais aussi Horizon Flex, issu du rachat d’Immidio en début d’année. Et d’anticiper une adoption rapide de la part des utilisateurs dans les environnements le permettant, à commencer par ceux de type BYOD.

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