Sogeclair Aerospace virtualise ses stations de travail avec VMware et Nvidia

Sogeclair Aerospace a choisi de virtualiser une partie de ses stations de travail avec VMware Horizon View et des cartes Nvidia K2 afin de répondre aux besoins de ses projets transnationaux, mais aussi de simplifier ses déploiements en mode projet.

Sogeclair Aerospace est une société d’ingénierie aéronautique et aérospatiale qui s’est forgée une forte expertise dans le domaine de la simulation. L’entreprise, dont le siège est situé à Blagnac, près de Toulouse, dispose de multiples sites en France, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Tunisie et au Canada.

Sogeclair Aerospace est une division du Groupe Sogeclair, un des spécialistes français des solutions pour le secteur de l’aérospatial, de l’aéronautique et du transport (1400 salariés et environ 127,8 M€ de CA en 2015, dont 50 % à l’international).

Grâce à son expertise en matière de conception et de modélisation, de calcul, de gestion de configuration et d’ingénierie, l’entreprise contribue aux projets des plus grands acteurs de l’aéronautique et du spatial tels que Airbus, Bombardier Aerospace, EADS, le CNES, MBDA, Thales, etc.

Une infrastructure informatique qui s’adapte aux besoins de la société

Afin de répondre à la demande de ses clients, Sogeclair s’est fortement internationalisé à partir des années 2000, ce qui l’a contraint à adapter son système d’information pour faire face aux enjeux et contraintes liés à son métier : réglementations, mode projet, disponibilité maximale, collaboration internationale, gestion de l’obsolescence technologique, sécurité des données, etc.

La société maintient aujourd’hui une infrastructure composée de 200 serveurs virtuels (hébergés sur 24 serveurs physiques) et 1800 postes de travail, dont 150 ont pour l’instant été virtualisés. En tout, elle gère plus de 180 To de données, répartis soit dans un cloud privé situé au siège social, soit sur l’ensemble des autres sites. Son système de stockage, basé sur des baies EMC, est entièrement virtualisé et redondé pour garantir la sécurité des données et la continuité de ses activités.

En 2012, Sogeclair a fait évoluer sa stratégie de production industrielle (notamment en optant pour l’offshore dans le cadre de certains contrats) et souhaitait garantir la sécurité des données des projets transnationaux, par exemple en évitant le transit de données sur le réseau.

« De manière plus générale, nous souhaitions réfléchir à une organisation, et donc à une infrastructure technique, capable de nous offrir plus de souplesse, notamment pour accélérer le démarrage de projets ou prendre en compte la diversité des configurations de nos clients » témoigne Jacques Dejean, Responsable du Système d’information du Groupe Sogeclair. « Si la vocation de cette nouvelle infrastructure n’est pas de remplacer l’ensemble de notre parc informatique, les contraintes de sécurité liées à l’offshore nous ont encouragés à envisager la virtualisation des postes de travail concernés. »

Une infrastructure de stations de travail virtualisées

Sogeclair disposait déjà depuis 2013 d’une infrastructure vBlock signée VCE pour la virtualisation de ses postes de travail. L’objectif était notamment de permettre de délivrer des postes de travail sécurisés aux sites offshore sans que les données ne sortent du périmètre de l’entreprise. Les postes virtualisés avec cette infrastructure ne nécessitaient pas à l’époque de fonctionnalités graphiques de haut niveau.

Mais en 2014, la problématique s’est posée de gérer des travaux de modélisation et d’ingénierie nécessitant l’accès à des maquettes numériques complexes et à des données clients depuis le site offshore tunisien de l’entreprise.

 « Nous avons alors décidé de mettre en place une infrastructure dédiée avec des stations de travail virtualisées offrant des capacités graphiques adaptées », indique M. Dejean. Selon lui, virtualiser des stations de travail en ajoutant des cartes graphiques virtualisées à la configuration VCE existante aurait en effet été bien trop coûteux.

Jacques Dejean, Responsable du
Système d’information du Groupe
Sogeclair

La solution mise en place par la société s’appuie sur la solution de virtualisation de postes de travail VMware Horizon View déployée sur une ferme de serveurs Dell équipés d’accélérateurs graphiques virtualisés Nvidia K2 supportant la technologie NVidia Grid.

Comme l’indique Jacques Dejean, le couplage entre Horizon View et les accélérateurs graphiques virtualisés « permet aux salariés de travailler sur des applications CAO de type Catia de façon fluide qu’ils soient en France ou à l’étranger. La solution a même été testée de façon satisfaisante entre la France et le site canadien de Sogeclair.

Pour M. Dejean, l’objectif primaire de la solution n’est pas de remplacer des stations de travail, même si elle a permis d’en éliminer une petite partie. Le projet est d’abord né pour satisfaire les besoins offshore de la firme. Une seconde phase vise à accroître l’agilité de la firme en permettant la mise en œuvre rapide de stations de travail pour des projets de courte durée ou pour des pics de charge. « Depuis l’instauration du fonctionnement en mode projet au sein de Sogeclair Aerospace,  nous nous heurtions à la problématique des déménagements lors de la mise en place d’une équipe (dont la taille varie selon le projet), avec toutes les contraintes associées : connectique, déménagement physique, reconfiguration poste par poste, multi-écrans, etc.

Avec la virtualisation, plus besoin de déplacement physique et de câblage/décâblage » affirme Jacques Dejean. « Nous gagnons ainsi beaucoup de temps que nous pouvons consacrer aux projets, ainsi que beaucoup de confort pour les équipes. À terme, l’ensemble de nos espaces de travail seront équipés de clients légers offrant à chaque collaborateur une connexion à son espace de travail personnel, à partir d’un identifiant et d’un mot de passe, et sans solliciter le département informatique. »

Une solution testée tout au long de 2014 et aujourd’hui pleinement opérationnelle

Concrètement, les déploiements de la solution ont débuté au début 2014 avec une version bêta d’Horizon View 6 supportant les accélérateurs virtualisés Nvidia, avant d’entrer en production vers la fin 2014.  Le dimensionnement des configurations s’est effectué après une phase de POC intensive. « Nous avons joué la carte du POC, en utilisant nos propres applications car les benchmarks standards ne sont pas révélateurs. Nous avons testé la solution en conditions réelles avec nos propres jeux de données. Cela nous a par exemple permis de découvrir que notre configuration originelle avec 8 Go de RAM n’était pas suffisante pour Catia. Côté graphique, nous allouons entre 512 Mo et 1 Go par carte graphique virtuelle selon les besoins. Certains utilisateurs travaillent sur de petites pièces, pour lesquelles les besoins graphiques ne sont pas élevés et ne nécessitent pas une grande quantité de mémoire vidéo ».

Le choix des cartes Nvidia K2 a été effectué, car il permet de minimiser les coûts. « Il n’y a pas de licence additionnelle pour la virtualisation des K2 alors que c’est le cas sur les M6 et M60 » explique M. Dejean. Les serveurs retenus par Sogeclair sont des Dell PowerEdge R730 équipés de SSD pour le stockage des images système. « C’était le seul modèle validé par Dell pour les cartes Nvidia K2.

« Notre contrainte était de mettre en place des postes virtualisés qui ne soient pas vraiment plus coûteux que les stations de travail traditionnelles » explique M. Dejean. Dans la configuration actuelle, chaque serveur R730 permet d’héberger jusqu’à 20 postes de travail pour un prix environ 100 à 150 € supérieur à celui d’une station classique. Ce surcoût est largement compensé par le fait que cela répond à un besoin métier fort, mais aussi par le fait que nous n’avons plus à acheter de machine coûteuse spécifiquement pour un projet de 4 à 5 mois. On simplifie aussi les montées de versions Mettre à jour Catia dans un poste de travail virtualisé, c’est un clic de souris. Pour des postes physiques, il faut faire les mises à jour à la main, poste par poste. Cette simplification de l’administration compense le prix de la licence serveur pour le VDI.

Pour autant Sogeclair n’entend pas se débarrasser de ses stations de travail qui répondent à un vrai besoin. La firme en exploite aujourd’hui près de 200 et l’objectif est à terme d’en virtualiser environ 30 %.

Une solution qui donne toute satisfaction

« Aujourd’hui, la solution fonctionne sans problème et elle convient parfaitement à notre besoin » affirme M. Dejean. « Après, on peut trouver à redire sur l’optimisation, mais c’est une infrastructure qui reste complexe à mettre en œuvre. Il faut des serveurs virtualisés avec VMware vSphere, Horizon View, des images système adaptées, des cartes graphiques Nvidia virtualisées et un serveur de licence. Cela demande une expertise en interne. Nous aimerions que demain, une telle solution puisse être déployée aussi simplement qu’un poste traditionnel. Pour l’instant, cela reste plus compliqué qu’un poste avec Catia… ».

 

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