Plateforme Low Code : quels sont les principaux critères à retenir

Les utilisateurs les moins techniciens ont aujourd’hui la possibilité de développer des applications métiers sans connaître la programmation. Mais attention, cela s’accompagne de contraintes. Cet article énumère certains des critères à évaluer.

Lorsqu’on développe une application, la rapidité d’exécution et de mise à disposition est devenue deux composantes essentielles. Et sur ce terrain, les plateformes de développement Low code et No Code  ont leur carte à jouer. Ces solutions permettent de créer des applications avec un minimum de programmation. Elles proposent une approche visuelle avec des interfaces graphiques et des modèles prédéfinis qui permettent aux utilisateurs de glisser-déposer des composants.

Cloud-natives ou pas

L'une des premières décisions est de choisir entre une offre dite cloud-native ou proposée par un fournisseur. Les plateformes natives facilitent la gestion et le monitoring puisque tout est sous un seul et même fournisseur. Si vous utilisez déjà un fournisseur de cloud particulier et que vous utilisez vos propres environnements de développement, le Low Code peut réduire les coûts et la complexité. Google App Maker et Microsoft PowerApps font partie de ces offres. Toutefois, il existe des risques de verrou-vendeur qui pourraient affecter vos potentielles ambitions en matière de multi-cloud.

De leur côté, les offres d’éditeurs apportent de la flexibilité pour déployer des logiciels sur n'importe quel cloud public. Si une entreprise envisage de développer des applications plus spécifiques, comme un CRM, elles constituent un meilleur choix pour leurs capacités de personnalisation. Appian, Zoho et OutSystems font partie de ces offreurs.

Les plateformes open source de Low Code étendent les capacités de développement

Les plateformes open source minimisent encore plus les risques liés au verrou-vendeur et permettent une personnalisation plus poussée que les solutions dites propriétaires. Les entreprises peuvent bénéficier du support de la communauté ou d’un éditeur spécifique (qui pratique par exemple un modèle freemium), ainsi que de la formation. Les offres sont nombreuses, mais les trois suivantes sont les plus connues :

  • Skyve s'adresse à plusieurs types d'utilisateurs et fonctionne avec la plupart des bases de données et des navigateurs. Il propose automatiquement des mises en page, des actions, de fonctions de sécurité. En outre, Skyve intègre nombre de bibliothèques et de frameworks open source.
  • VisionX peut créer des applications pour le desktop, web et mobiles tant pour le cloud et que sur site. Il s’appuie sur des frameworks et des bibliothèques Java open source. VisionX prend en charge toutes les principales bases de données et assure le monitoring des performances des applications et le test automatisé, par exemple.
  • Rintagi est utilisé pour construire notamment des systèmes CRM et des ERP. Ringtagi effectue automatiquement des mises à jour hebdomadaires de sa plateforme.

Ne vous attardez pas sur le débat Low Code vs No Code

Lorsque les entreprises sont partagées entre le Low code ou le No Code, elles doivent prendre en compte les compétences de leurs employés. Le but de Low Code est d'accélérer le développement, tandis que celui du No Code est de cibler des utilisateurs non techniques. Cependant, les différences entre les deux approches se réduisent plus en plus.

Les deux types de plateformes nécessitent un certain niveau d'expertise. Si elles ne nécessitent certes que peu de programmation, elles demandent tout de même de configurer l'application de façon fonctionnelle, ce qui nécessite des connaissances en informatique. Pour les non-développeurs, il existe des formations pour apprendre les bases. Avec la montée de DevOps, la frontière entre les administrateurs IT et les développeurs est de plus en plus floue. Par conséquent, les employés doivent développer leurs compétences.

Atténuer les risques liés à la sécurité

Le Low Code et le No Code continuent de se développer, mais les plateformes associées ont toujours leurs propres problèmes de sécurité. Cela est en partie dû justement à cette quasi-absence de code et au fait qu’elles ciblent des développeurs inexpérimentés. Ces plateformes s'appuient sur des modèles préétablis, qui sont développés à l'extérieur de l'entreprise. Cela rend donc difficile l'application de politiques de sécurité. Les mises à jour ne sont également pas contrôlées par les entreprises, tout comme les corrections d’éventuelles failles de sécurité.

Bien que ces plateformes accélèrent le développement d’applications, les entreprises n’ont pour autant pas intérêt à sacrifier la sécurité. Il convient donc d’évaluer attentivement cela chez les fournisseurs et, si ces fonctions de sécurité font défaut, il s’agit de comprendre comment d’autres, plus personnalisées peuvent être ajoutées. De plus, même si ces plateformes ciblent certes les utilisateurs inexpérimentés, la présence de développeurs qualifiés peut être requise pour superviser le processus.

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