Hampden : une banque privée se crée avec le Cloud d'Oracle

Un exemple qui montre que l'IT dans le secteur est en ébullition, avec des historiques qui peinent à s'adapter au numérique et des entrants combatifs.

Les banques n'aiment pas externaliser leur IT et n'affectionnent que les développements faits maison. C'est bien connu. Et pourtant. Pourtant une toute nouvelle banque privée écossaise a décidé de sauter le pas et d'utiliser le Cloud et des solutions clefs en main pour se lancer sur ce  marché ultra-compétitif outre-manche.

Baptisée Hampden, cet établissement originaire d'Edimbourgh (anciennement connu sous le nom de Scoban) utilisera donc Oracle Flexcube et des services hébergées d'Oracle pour gérer ses opérations. Une première au Royaume de sa Très Gracieuse Majesté.

La solution d'Oracle gérera tout le « core banking » (ouvertures de comptes, transferts d'argents, etc.), ainsi que les opérations courantes des clients, y compris sur mobile.

L'infrastructure d'Oracle ne devrait pas être trop loin de ces utilisateurs puisque son datacenter britannique se trouve très exactement une demi heure de route d’Édimbourg.

Les services managés d'Oracle devraient également servir à Hampden à agréger des sources de données hétérogènes dans une optique Big Data pour mieux comprendre les clients et leur proposer des services personnalisés.

« De plus en plus, les banques privées se concentrent sur la gestion de patrimoine et délaissent la banque traditionnelle, analyse Graeme Hartop, PDG de Hampden, nous voulions combler ce manque et c'est ce que nous avons fait avec l'aide d'Oracle ».

Pour lui, l'IT ne devait pas être un frein ou un actif à gérer. « Notre priorité c'est de donner à nos clients des services exceptionnels », résume-t-il. D'où cette externalisation.

Hampden n'est pas le seul acteur dans un pays à la très forte culture bancaire à s'éloigner de l'IT traditionnelle. Atom Bank (une banque low cost 100 % mobile), Charter Savings (banque d'épargne entièrement en ligne) ou encore Fidor Bank (une banque communautaire qui s'appuie sur les réseaux sociaux) secouent également les établissements historiques, qui en comparaison peinent à numériser leurs activités. Autant d'exemples qui remettent à plat l'informatique bancaire et qui confirment que l'absence d'un existant est un avantage énorme pour étudier et adopter de nouvelles solutions IT.

De nouvelles solutions qui peuvent s'avérer déterminantes si l'on considère que l'existant des banques – en plus d'être coûteux à maintenir (des experts parlent de 80 % des budgets IT affectés à cette seule tache) - n'a pas été conçu pour répondre aux nouveaux défis que sont la mobilité, les services web ou les changements induits par le Big Data.

Problématique lorsque l'on sait que de nouveaux acteurs s'intéressent de prêt à cette lucrative activité. Comme, au hasard, Google.

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