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Hardis choisit l’hyperconvergence pour éviter les interruptions de service

En faisant le choix de Nutanix, le prestataire a trouvé le moyen d’assurer la maintenance informatique des entrepôts sans perturber leur fonctionnement en 24/7.

C’est dans le but d’améliorer l’expérience de ses clients avec une maintenance toujours plus transparente que le prestataire Hardis, spécialiste de l’informatique des entrepôts, a finalement décidé de passer à l’hyperconvergence. Un choix qui n’était pourtant pas évident au départ. 

« Dès 2015, nos équipes d’architectes ont évalué plusieurs solutions du marché pour améliorer la scalabilité (l’extensibilité, NDR.) des serveurs utilisés par nos clients. Les infrastructures hyperconvergées de Nutanix et Simplivity semblaient alors très attrayantes. Sur le papier, en tout cas », raconte Nicolas Lacouture, le responsable des partenariats stratégiques chez Hardis et dont la mission est de trouver des axes d’innovation qui permettent de mieux servir les clients.

« Ces infrastructures hyperconvergées promettaient de simplifier l’exploitation, de gagner de la place. Mais en pratique, elles nécessitaient de continuer à payer pour l’hyperviseur commercial de VMware et d’installer un nouveau réseau Ethernet 10/40 Gbits. Nous ne les avions donc pas retenues. » 

L’enjeu de gérer la scalabilité

Hardis est à la fois éditeur du logiciel Reflex, dédié à la gestion des entrepôts et aussi prestataire de services numériques. Ses activités vont de l’intégration de solutions spécialisées en logistique, notamment des applications d’IoT et d’intelligence artificielle pour la traçabilité, à l’hébergement de ces solutions dans ses propres datacenters, une offre appelée Hardis Cloud Operation (HCO).

« Notre défi pour HCO est donc de réduire à la fois la complexité de maintenance et la place au sol. »
Nicolas LacoutureHardis

« Nos salles informatiques mutualisées comprennent aussi bien nos infrastructures qui exécutent les logiciels vendus à nos clients que leurs propres infrastructures que nous infogérons. Nous nous retrouvons ainsi avec une très grande variété d’équipements. A côté des serveurs x86, nous faisons fonctionner des Exadata d’Oracle ou encore des systèmes Power d’IBM. Notre défi pour HCO est donc de réduire à la fois la complexité de maintenance et la place au sol », ajoute Nicolas Lacouture.

Parmi les complexités dont souffre HCO, il y a notamment celle de gérer ce que Nicolas Lacouture appelle le Scale-In/Scale-Out : « notre problématique était l’obligation d’investir dans des configurations maximales dès le début d’un projet, en prévision de la charge de travail que les serveurs auraient à supporter à l’avenir. Il nous apparaissait nettement plus confortable de pouvoir étendre ces serveurs au fur et à mesure que les besoins évoluent, en ajoutant soit des disques en interne, soit des nœuds en externe. Le Scale-In/Scale-Out permet de surcroît de proposer un véritable capacity-planning à nos clients. »

Or, c’est justement cette problématique de Scale-In/Scale-Out qu’adressent les infrastructures hyperconvergées. Leur principe de fonctionnement est d’accoler des nœuds serveurs individuellement très bien pourvus en disques durs et en processeurs et d’exploiter l’ensemble avec un logiciel de virtualisation qui attribue des fractions des ressources globales aux machines virtuelles. Le logiciel reconnaît automatiquement l’ajout de disques, de mémoire, de nœuds, lorsque le besoin se fait sentir d’augmenter les capacités.

L’avantage de Nutanix : une fonction One-Click qui simplifie toute la maintenance

Il faudra attendre mars 2017 et une visite au salon Cloud Computing World Expo de Paris pour que l’éditeur révise son jugement. « Entretemps, nous avions modernisé notre réseau et Nutanix avait de son côté mis au point son propre hyperviseur, AHV. La solution nous paraissait d’autant plus intéressante qu’elle offrait des fonctions dites One-clic qui permettent d’ajouter des nœuds et de mettre à jour les firmwares avec le strict minimum d’intervention », se souvient Fabrice Paoloni, le Responsable Datacenter de la division HCO.

L’intérêt de la solution est débattu avec les autres services. Nutanix prête deux équipements pour effectuer des tests. En juin 2018, la DSI de Hardis rejoint l’enthousiasme de l’équipe de HCO et manifeste sa volonté d’utiliser cette solution pour les besoins internes.

Deux clusters Nutanix sont finalement livrés et installés en août 2018. Ils se composent de 17 et 10 nœuds serveurs de marque SuperMicro qui totalisent 54 processeurs (728 cœurs), 14 To de RAM et 262 To d’espace disque. Le premier cluster exécute 400 machines virtuelles pour 43 clients de Hardis. Le second sert à la fois de solution de secours (PRA) et de plateforme de tests (recettes...). Accessoirement, deux clients de Hardis sont eux-mêmes séduits par la solution et font héberger par l’éditeur leur propres clusters Nutanix.

« Nous avons initialement fait le choix d’installer le logiciel Nutanix sur des serveurs SuperMicro car, à l’époque de nos évaluations, c’est sur ce type de matériel que la fonction One-Click fonctionnait le mieux. Néanmoins, nous avons entre-temps validé des serveurs Dell et il est probable que nous étendions nos clusters avec des équipements de cette marque-là », indique Nicolas Lacouture.

Le bénéfice d’éliminer les interruptions de service

La migration se passe étonnamment bien. « Nous avions imaginé interrompre tous nos services pendant 30 minutes, le temps de basculer les applications de nos anciens serveurs aux clusters Nutanix. Mais en définitive, seules deux minutes ont suffi », se félicite Nicolas Lacouture.

L’éditeur a dû adapter quelques lignes dans ses scripts, essentiellement celles concernant les noyaux et les licences de Windows.

Le déploiement des applications de Hardis étant automatisé, l’éditeur a dû adapter quelques lignes dans ses scripts, essentiellement celles concernant les noyaux et les licences de Windows. « Cela n’avait rien d’insurmontable. En définitive, le plus difficile aura été pour les équipes en charge de l’administration de prendre l’habitude que tout était désormais automatique », lance-t-il.

Au final, le principal bénéfice qu’il note est une grande amélioration du service d’Hardis pour ses clients. « Auparavant, les mises à jour étaient véritablement problématiques, car nous devions interrompre nos services. Et les faire la nuit ne résolvait rien, puisque les entrepôts de nos clients fonctionnent en 24/7. Désormais, grâce au One-Click de Nutanix, les opérations de maintenance sont transparentes pour nos clients et ils peuvent sereinement exécuter sur HCO leurs applications les plus critiques », conclut Nicolas Lacouture.

Dernière mise à jour de cet article : avril 2019

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