Airtag veut démocratiser les puces sans-contact chez le particulier

La société Airtag lance un kit de développement pour programmer facilement des étiquettes à radio-fréquences, comme les RFID. Destiné au grand public, ce kit doit évangéliser l'usage de la technologie mais aussi permettre de comprendre, à travers une communauté, les besoins pour les services de demain.

La jeune société parisienne Airtag a fait le pari de porter le principe de l'Internet des objets, ce vaste réseau d'interconnexion où tous les objets peuvent dialoguer, chez l'utilisateur lambda. La société lance sur le marché un kit de développement d'applications NFC (Near Field Communication communications radio de proximité), l'Airtag Kit, dont la particularité est de packager l'essentiel des composants nécessaires pour créer une solution sans-contact simple. Autrement dit, il s'agit de programmer son étiquette NFC, chez soi, et la connecter à un service. A l'image du passe Navigo, la carte sans-contact de la RATP, par exemple.

La technologie NFC est une extension du RFID qui permet les échanges de données sur de très courtes distances entre un lecteur et une puce. Son support principal reste actuellement le téléphone portable. Ce qui devrait notamment favoriser l'éclosion du paiement par mobile.

Airtag Kit compile ainsi un lecteur USB, quatre étiquettes (tags) NFC (JCOP 30, Mifare, une carte 15693, et un sticker Inside Contactless) et le SDK (Software Development Kit, kit de développement) qui renferme l'ensemble des API nécessaires à la programmation des tags.

Un contexte propice au développment du NFC

Cet effort de démocratisation du sans contact coincide de près avec la montée en puissance du concept de l'Internet des objets et, dans son sillage, de toutes les technologies qui y sont associées (comme le RFID) en Europe. La commission européenne a en effet ouvert une consultation sur le sujet pour préparer le terrain, tant économique que social, et ainsi favoriser son développement.

Une consultation d'ailleurs en ligne également avec l'un des nombreux projets technologiques que la France compte aborder lors de sa présidence à l'Union européenne. Comme l'indiquait dans nos colonnes Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet au ministère de l'Enseignement supérieur, il s'agit « d'instaurer un contexte favorable au développement de l'Internet du futur et de ces services associés ».

C'est notamment ce dernier point qui a motivé Jérémie Leroyer, PDG d'Airtag, à positionner son kit (249 euros) sur le marché, qu'il présente comme une façon de « démocratiser la technologie et l'usage du sans contact dans un contexte de l'Internet des objets ». Pour lui, c'est une évidence, l'Internet des objets et le NFC rythmeront le quotidien des consommateurs dans un futur proche, notamment par le biais de services liés à la qualité de vie. Autant commencer à « évangéliser la technologie auprès du grand public, et initier une démarche de développement de services simples ».  « Nous voulons également prouver qu'il n'est pas nécessaire d'attendre les mobiles pour avoir du service lié au sans contact », pousuit-il.

Une communauté pour comprendre le besoin

Les développements seront notamment soutenus par une communauté qui servira de lieu d'échange, de démonstration ainsi que d'annuaire de projets autour de l'Airtag Kit. Car s'il s'agit de montrer que le sans contact fonctionne et qu'il est déjà d'actualité, il faut aussi en « cerner les besoins chez les utilisateurs et comprendre où est la demande », résume Jérémie Leroyer. Autrement dit, d'éduquer par l'usage.

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