Orange lance ses offres de gestion de flotte mobile

Pour Orange, pas de doute, la mobilité est entrée dans les mœurs des entreprises. Vivek Badrinath, nouveau directeur exécutif de la branche entreprises de l’opérateur, souligne d’ailleurs que si « le mail, sur le mobile, était une fonction haut de gamme il y a quelques années, c’est désormais standard dans le package de base des collaborateurs ». Reste la problématique de la gestion des flottes dans un environnement où « s’interpénètrent les usages personnels et professionnels ». Et c’est là que l’opérateur estime avoir une carte à jouer.

Orange vient de lancer, via sa division entreprises, Orange Business Services (OBS), deux offres de gestion de flottes mobiles, l’une dédiée aux smartphones Blackberry de RIM, et l’autre plus ouverte, conçue pour les parcs mobiles hétérogènes. Pour l’opérateur, la pertinence de ces offres est assise sur un constat simple : les smartphones représenteraient 24 % des terminaux mobiles utilisés en France, selon IDC ; en 2009, il s’en est vendu 3 millions et ce chiffre devrait passer à 9 millions cette année, selon l’Idate. Un boom aux implications multiples. « Nous avons plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs du mail sur mobile en entreprise parmi nos clients », indique Vivek Badrinath, nouveau directeur exécutif d’OBS, tout en précisant que « les entreprises vont désormais au-delà, avec des applications métiers sur mobile : la mobilité permet de maintenir la continuité des flux opérationnels. » Reste que gérer les flottes n’est manifestement pas trivial et, surtout, peut représenter des coûts - et notamment des investissements - conséquents. Du coup, OBS mise sur le SaaS pour séduire.

Blackberry Enterprise Server en mode SaaS

La première offre lancée aujourd’hui par OBS consiste en fait en une offre de mise à disposition, en mode SaaS, d’un serveur RIM Backberry Enterprise Server (BES). Selon l’opérateur, si cette offre est commercialisée aujourd’hui, elle compte déjà plusieurs clients dans l’Hexagone et se trouve ainsi packagée en réponse à une demande dépassant les simples cas particuliers. Avec un tarif de l’ordre de 8 à 10 euros par mois et par utilisateur, OBS entend être compétitif dès les petits déploiements - une vingtaine d’utilisateurs -, y compris face à l’offre PME de RIM, BES Express. Et tant pis si le BES Express, présenté en février dernier, est gratuit ; pour OBS, « encore faut-il l’exploiter ». Et cela n’est pas gratuit. Accessoirement, BES Express ne gère pas l’accès à la téléphonie de l’entreprise, la connexion à Microsoft Office Communications Server ou encore à Lotus Sametime. Des fonctions, parmi d’autres, réservées à son grand frère. Et, justement, pour permettre d’interfacer le BES proposé en SaaS avec les outils de l’entreprise, OBS propose une connexion sur VPN. 

Répondre à l’hétérogénéité des parcs

Mais si, selon Vivek Badrinath, « les DSI des multinationales que nous avons interrogés préfèreraient rationaliser leur flotte mobile avec des Blackberry », la plupart d'entre eux semblent devoir composer avec un parc hétérogène. D’où la seconde offre de l’opérateur, dédiée à ce marché. Là, il s’agit, pour OBS, de proposer la plateforme d’administration de parc Afaria de Sybase iAnywhere, filiale mobilité de l'éditeur en passe d'être avalé par SAP. Une plateforme compatible iPhone OS, Android, Windows Mobile, Blackberry, et Symbian. A un prix plus intéressant que la première offre : « à partir de 5 euros par mois et par utilisateur pour un parc moyen », indique Caroline Comet-Fraigneau, directrice Business Mobilité chez OBS. Le seul bémol, là, risque de tenir aux délais de mise en oeuvre : déployer Afaria sur un parc de mobiles complets peut être un projet « sur quelques mois », reconnaît Caroline Comet-Fraigneau. Et de préciser, au passage, que tout dépend de la « maturité du client » ; une maturité encore limitée. Du coup, le service rendu par OBS s’apparente souvent à un accompagnement : « nous commençons généralement par une maquette à l’échelle de 20 utilisateurs ». Surtout, « nous aidons notre client à segmenter son parc [...] : pas question d’imposer à tous les utilisateurs le même niveau de sécurité, au risque de provoquer de la résistance à l’adoption ».   

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