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Les employés français plutôt optimistes face à l’IA, mais mal accompagnés par leurs employeurs

Une nouvelle étude montre qu’entre un cinquième et un tiers des collaborateurs de moins de 45 ans n’ont reçu aucune formation à l’IA. Et que la moitié n’a pas d’indications claires, sur quoi en faire. L’optimisme est cependant présent, surtout chez la Gen Z, même si l’IA semble réduire les interactions professionnelles.

Les études et les rapports se suivent et insistent. Pour que l’IA donne son plein potentiel, il faut former les collaborateurs. Pire, sans cet accompagnement, elle peut créer des risques avec, par exemple, le shadow AI et des brèches de confidentialité. Et pourtant, le message ne passe pas forcément auprès des organisations.

Des trentenaires et quarantenaires pas formés à l’IA

Une étude publiée le 15 octobre par le fabricant de casques et d’équipement de salles de réunions Jabra, que l’on ne peut pas suspecter de vouloir vendre de la formation, estime qu’encore un tiers des millennials (ou génération Y, née entre 1981 et 1996, environ) n’a reçu aucune formation à l’IA de la part de son entreprise.

Le chiffre est moins impressionnant pour les Gen Z (moins de 30 ans), mais il reste conséquent à 22 %.

De même 60 % des Gen Z indiquent avoir suivi au moins une à deux « sessions de formation structurées » (la « session d’introduction » ne compte pas), contre 48 % des millennials.

Pas d’objectifs clairs

L’encadrement laisse aussi à désirer sur les objectifs. Il faut utiliser l’IA, mais pour en faire quoi exactement ? Dans un cas sur deux, il n’y a pas de réponse.

Seulement 50 % des Gen Z disposent d’indicateurs clairs sur l’usage attendu de l’IA dans leur poste, et 43 % des millennials (autrement dit 57 % des plus de trente ans n’en ont pas).

L’équipementier audio et vidéo, filiale du groupe danois GN, a fait réaliser l’enquête par l’institut Toluna, auprès de 1 000 salariés du secteur tertiaire en France.

Mais un relatif optimisme

Côté perception, les Gen Z se disent optimistes pour leur carrière à l’ère de l’IA (57 %), devant les millennials (50 %) et la Gen X (48 %). 51 % des moins de trente ans estiment par exemple que l’IA pourra réaliser au moins la moitié de leurs tâches d’ici 12 à 24 mois.

Reste que dans le même temps, et c’est un paradoxe confirmé de cette Gen Z, ils sont aussi 30 % à juger leur charge de travail ingérable (contre 16 % des millennials).

L’IA associable ?

Enfin, 20 % des Gen Z estiment que l’IA a réduit leur lien avec leurs collègues, contre 16 % des millennials.

« Le risque n’est pas technologique, il est humain et managérial », en conclut Maud Brissaud, directrice commerciale de Jabra France, qui constate que le défaut d’accompagnement peut créer « une fracture interne » entre les salariés d’une entreprise.

En plus de réduire le ROI de ces déploiements faute de profils « AI-Proofs ».

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