Cet article fait partie de notre guide: Comprendre l'évolution des architectures applicatives

Approche "Mobile First" : adoptez une architecture à quatre niveaux

Jusqu'ici, les applications Web reposaient sur une architecture à trois niveaux. Aujourd'hui, la mobilité en exige un quatrième . Voici pourquoi cette nouvelle approche est essentielle pour le "Mobile-First" et comment réussir ce type d'architecture.

Jusqu'ici, les applications Web reposaient sur une architecture à trois niveaux. Mais aujourd'hui, la mobilité exige un quatrième niveau. Voici pourquoi cette nouvelle approche est pour les entreprises qui donnent la priorité à la mobilité (approche Mobile-First) et comment réussir ce type d'architecture.

Il était une fois une époque où toutes les architectures présentaient trois niveaux. Elles étaient dédiées aux solutions Windows et au Web. A présent, avançons jusqu'au milieu des années 2000 ; une époque où prime la mobilité. Le conte de l'architecture à 3 niveaux doit être réécrit pour s'adapter aux 4 niveaux.

Netflix, Facebook ou Uber

L'architecture à 3 niveaux repose fondamentalement sur les éléments suivants :

  • Client : logiciel de bureautique ou Web.
  • Services : outils pour interconnecter les données et le client ; par exemple, J2EE, .NET et PHP.
  • Données : système fondamental d'enregistrement sur lequel les données sont stockées.

Une architecture Mobile-First induit de nouveaux défis que la technologie à 3 niveaux n'avait pas à gérer, notamment :

  • Client : types d'appareils qui affichent une gamme étendue de puissances – de l'iPhone dernier cri aux solutions IoT.
  • Mise à disposition : un univers en 3 niveaux repose sur des serveurs et des PC dédiés et physiquement connectés. L'univers Mobile-First est assailli par des protocoles réseau et des débits qui vont d'une technologie LTE rapide comme l'éclair à des solutions à courte portée comme le BlueTooth LE.
  • Agrégation : le nombre impressionnant d'appareils mobiles différencie fortement l'univers axé sur le PC de la dernière décennie de l'univers mobile actuel. Aujourd'hui, ce sont littéralement des milliards d'appareils qui sont connectés à Internet. En outre, les estimations portent ce nombre d'appareils connectés à des dizaines de milliards avant la fin de la décennie. Les services, tels que les API et les microservices, doivent évoluer de manière plus rapides et plus fiable.
  • Services : le système d'enregistrement actuel a changé. Les données sont stockées derrière les pare-feu des entreprises, dans le Cloud, ou selon une combinaison des deux approches.

Les quatre défis répertoriés ci-dessus – client, mise à disposition, agrégation et services – constituent le fondement d'une architecture Mobile-First à 4 niveaux moderne d'ores et déjà utilisée par des entreprises telles que Netflix, Facebook ou Uber.

Pourquoi utiliser une architecture à 4 niveaux ? Lorsqu'il s'agit de la mettre en place, cette architecture a le même objectif que celle en 3 niveaux : pérenniser la construction simple, évolutive et durable de solutions métier. Des équipes peuvent alors être constituées pour se focaliser sur les différents niveaux.

Premier niveau : la mobilité

Par nombre d'aspects, le client mobile est le moyen le plus simple de comprendre l'architecture à 4 niveaux. C'est votre téléphone, non ? Eh bien, disons... oui et non.

Le niveau « mobile » distingue les appareils des systèmes d'exploitation. Vous obtenez donc la configuration suivante :

  • D'un côté, les appareils mobiles comprennent smartphones, tablettes, systèmes embarqués automobiles, téléviseurs intelligents, et appareils de réalité virtuelle et vestimentaires.
  • De l'autre, les systèmes d'exploitation comprennent iOS et Android pour les smartphones et les tablettes ; WatchOS, Android Wear, Microsoft Band et Tizen pour les dispositifs vestimentaires ; tvOS, Android TV, ChromeCast et WebOS pour les téléviseurs intelligents ; CarPlay, Android Auto, Windows Auto, Ford Lync et QNX pour les véhicules intelligents ; et HoloLens, Oculus et Android Cardboard pour la réalité virtuelle.

Il devient ainsi clair que l'espace Mobile-First, où prime la mobilité, est surpeuplé et que la tendance va être à la hausse à mesure qu'une technologie fondamentale comme les systèmes sur puces, les SOC (System On Chip), devient plus petite et plus économique.

Deuxième niveau : Mise à disposition

Le monde des connexions réseau fixes est révolu. Rappelez-vous : quand avez-vous pour la dernière fois raccordé quelque chose à un câble Ethernet ?

Le deuxième niveau se focalisera sur les réseaux et les protocoles utilisés pour connecter données et appareils. Voici des technologies de « mise à disposition » :

  • Wi-Fi : la bonne nouvelle avec le Wi-Fi, c'est qu'il est maintenant disponible presque partout. Mieux encore, la version la plus récente du Wi-Fi – ac – est désormais disponible en standard pour la majorité des réseaux et autorise une connectivité rapide.
  • LTE : il y a beaucoup à dire sur la norme LTE. Ici, le défi tient aux plus de 20 mises en oeuvre LTE distinctes, ce qui explique pourquoi il n'existe à l'heure actuelle aucun téléphone universel.
  • 3G : la plus grande part des Etats-Unis ne peut encore se connecter qu'à des débits 3G, soit environ 0,5 à 1,5 Mbps.
  • 2G : nombre de pays émergents sont encore couverts en 2G, soit à environ 40 à 50 Kbps, ou encore au même débit que vos modems des années 90 (52 Kbps). Facebook a récemment présenté son « mardi 2G » (2G Tuesday) qui permet aux développeurs de se rendre compte, en pratique, des débits dont les clients du réseau social « bénéficient » en Afrique.
  • BTLE : BlueTooth LE est une version modifiée de la norme BlueTooth 3.0 conçue pour les appareils basse consommation. Apple et Google disposent de versions modifiées de la spécification BTLE pour les réseaux domestiques.
  • Zigbee : protocole de communication très basse consommation dédié à l'Internet des objets.

Comprendre le fonctionnement de chacun de ces protocoles de communication se justifie : il y va de l'efficacité avec laquelle sont administrées les données issues de vos appareils mobiles.

Pensez à intégrer des outils qui testent les réseaux de bout en bout ; de votre client jusqu'à votre datacenter.

Troisième niveau : Agrégation

L'objectif de la couche d'agrégation consiste à fournir à vos solutions une capacité d'évolution dans un univers qui subit des milliards de requêtes. L'agrégation présente les catégories suivantes :

  • Fédération des données : agrégation du niveau des services.
  • Exploration : définit la manière dont les services sont identifiés via des technologies telles que les API et les microservices.
  • Traduction de protocoles : la réussite des API tient à leur capacité à être exploitées par de nombreux clients différents. les principaux protocoles comprennent SOAP, JSON et OData.

La satisfaction des objectifs du troisième niveau garantit que les équipes sont en mesure d'élaborer des solutions au moyen d'outils administrés et évolutifs en vue d'agréger l'accès aux systèmes des services d'enregistrement.

Quatrième niveau : Services

Le dernier niveau renferme les données d'une entreprise. Voici les sites sur lesquels peut se trouver un système d'enregistrement des données :

  • Datacenters
  • Cloud public
  • Cloud privé
  • Cloud hybride

Ce dernier niveau constitue, par nombre d'aspects, celui qui rappelle le plus l'architecture à 3 niveaux : le système d'enregistrement a toujours été installé dans un datacenter privé ou sur une solution SaaS. Le défi consiste aujourd'hui à garantir que la taille des centres qui renferment les données peut rapidement satisfaire le client.

Les éléments d'une architecture à 4 niveaux mettent en place les outils nécessaires à l'entreprise pour passer d'une prise en charge de millions de requêtes à celle de milliards de requêtes.

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