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Comment Schréder, expert belge de l’éclairage public, unifie son catalogue produit

En pleine croissance, Schréder a pour impératif de simplifier la gestion de ses références produit pour ses commerciaux et ses clients. Le groupe belge a fait le choix du PIM de l’éditeur français Akeneo qui a vocation à unifier la présentation de centaines de systèmes d’éclairage hautement configurables.

Schréder, plus connu sous le nom de Comatelec en France, est un groupe belge, fondé à Liège. Il fêtera ses 120 ans l’année prochaine. Schréder s’est rapidement spécialisé dans les systèmes d’éclairage, d’abord dans les espaces publics.

Aux luminaires extérieurs s’ajoutent les systèmes de contrôle et des capteurs connectés qui peuvent être déployés aux abords des routes, dans des stades, des villes, des ports, des zones industriels, etc.

Présents sur les cinq continents et dans plus de 70 pays, il revendiquait 2600 collaborateurs en 2024. Schréder poursuit sa croissance. Preuve en est : l’année 2026 n’est pas terminée qu’il a déjà acquis trois sociétés : Photinus, NLS Lighting (la plus grosse acquisition de son histoire) et EdgeMachines. Son catalogue produit grandit en conséquence. Jusqu’alors, ses centres de R&D géraient la documentation localement. Il faut dire que ses produits doivent respecter des normes différentes s’ils sont vendus en Europe, en Amérique ou en Asie. Cela entraînait des difficultés pour les clients et les commerciaux.

Schréder et ses centaines de produits hautement configurables

« Nos produits sont très techniques et évoluent rapidement. Or, nous travaillions de manière très manuelle », explique Ruxandra Bex, Marketing Business process Owner chez Schréder. « Nous étions en permanence en mode réactif : nous devions mettre les informations à jour et quand elles manquaient, cela pouvait poser des problèmes de communication auprès des clients ».

« Du fait de cette complexité, il était impératif pour nous de disposer d’un système qui nous permet de contrôler les données, de les gérer de manière centralisée », ajoute-t-elle.

En clair, la société devait se doter d’un PIM.

Avec un consultant externe, Schréder a fait le tour des solutions du marché et des partenaires. « Nous avons établi une “shortlist” de 5 PIM potentiels. Puis nous avons conçu un cahier des charges précis sur la base de nos besoins. Cela nous a permis de réduire cette liste à deux solutions. Nous avons mené des POC », relate Ruxandra Bex.

C’est le Français Akeneo qui a été choisi. Outre le fait que sa solution a été la préférée des métiers lors des démonstrations, la collaboration promise par l’éditeur et la disponibilité de sa suite en SaaS ont été les éléments différenciateurs pour Schréder.

Le projet PIM a été lancé à la fin de l’année 2024, mais a réellement été déployé en avril 2026. Ce temps relativement long s’explique par une « belle aventure interne d’alignement des données », plaisante la responsable métier. « C’était la partie la plus compliquée du projet ».

L’alignement des données, un travail fastidieux, mais essentiel

Il fallait d’abord redresser les données issues du MDM. S’il est la source de données principale du PIM, il fait en premier lieu office de pont entre une brique de cotation (CPQ) et un PLM. Il faut pouvoir gérer des millions de configurations produits.

« Nous n’avons pas simplement transvasé tous les éléments dans le PIM », signale Ruxandra Bex. « Il ne fallait pas le polluer avec des informations qui ne sont pas pertinentes. Nous avons pris le temps d’analyser chaque attribut, de les nommer correctement, etc. Et nous avons répété le processus pour près de 300 attributs techniques ». Plusieurs centaines de produits sont voués à être référencés au sein du PIM.

Toutes les entités n’ont pas encore été enrôlées dans le projet, mais l’objectif de centralisation a conduit à certains achoppements. « Par exemple, un protecteur pour luminaire pouvait être désigné de trois manière différente », illustre Ruxandra Bex. Il a donc fallu aligner les nomenclatures de nommage interne et externe. « Nous avons étudié la création de tables d’équivalence, mais nous avons finalement d’utiliser un seul nom par produit : le nom commercial », annonce-t-elle.

Plus facile à dire qu’à faire. Au risque de créer des problèmes d’intégration, certains SI ne prennent pas en charge ce renommage : il faut encore conserver les anciennes et les nouvelles appellations. En revanche, les systèmes les plus récents doivent faire apparaître les noms commerciaux.

« La modélisation de données prend l’allure d’un travail d’introspection pour une société. Ce n’est pas un exercice facile, il faut prendre le temps avant de se lancer, car avec un PIM, les possibilités sont quasi illimitées », conseille Ruxandra Bex.

Faciliter l’expérience des commerciaux, puis celle des clients

Après ce travail fastidieux, mais essentiel, Schréder a pu exploiter ses données à travers le Digital Showroom. C’est d’ailleurs l’un des premiers clients d’Akeneo à l’avoir déployé. En réalité, elle avait d’abord opté pour Shared Catalogs, un portail produit. Mais Akeneo a considéré que son Digital Showroom était plus adapté à son besoin, au vu de la complexité du catalogue produit. Présenté comme un espace collaboratif, le Digital Showroom doit permettre d’afficher des « vues produit ». Elles résultent de la combinaison des données en provenance du catalogue produit et des informations supplémentaires.

« L’outil permet à nos vendeurs et équipes internes d’accéder à la documentation et à l’information produit », résume Ruxandra Bex. L’intérêt de ce Showroom, c’est de pouvoir le décliner à l’envi, suivant les marchés et les entités. « Nous avons 28 showrooms pour différents marchés, dans 14 langues avec une sélection commerciale adaptée en prenant en compte les certifications produits suivant les pays », détaille-t-elle.

Une approche qui a fait mouche. Les retours des métiers ont été bons, selon la responsable. « Le catalogue produit est plus rapide à parcourir et le contenu est plus pertinent », assure-t-elle. « Auparavant, les commerciaux devaient longuement explorer un SharePoint on-premise qui hébergeait des documents assez génériques. Désormais, nous leur donnons accès aux gammes de produits pertinentes pour leur marché dans leur langue et nous pouvons mettre en avant des attributs pour affiner les recherches ».

Il s’agit en particulier d’utiliser les exigences présentes dans les appels d’offres pour accélérer les réponses aux demandes des entités publiques. C’est également l’opportunité de proposer des solutions d’éclairage de bout en bout, dans une approche de vente croisée lorsque cela s’y prête. Il faudra habituer les commerciaux à cette nouvelle pratique.

« Ce n’est que la première étape », indique-t-elle. « Nous allons lancer deux prochaines phases, notamment la connexion avec nos sites Web pour les nourrir en contenu en provenance du PIM et la génération de fiches techniques ». Ces initiatives seront testées au courant de l’été, puis déployées au mois de septembre ou d’octobre prochain.

Concernant la génération de fiches techniques, les équipes de Schréder comptent utiliser l’IA pour générer les textes et les traduire. Puis un ensemble de règles doit permettre de déterminer le contenu à localiser par pays, tandis qu’un template permettra d’ajouter des attributs. Pour ce faire, la société a choisi de faire appel aux services de Priint, un partenaire d’Akeneo. Des traducteurs seront mobilisés pour valider les contenus. Le tout doit être conduit avec prudence, estime la responsable.

Mais le plus important pour Ruxandra Bex, c’est la cohérence des données. La connexion avec les sites Web sera l’occasion d’afficher la même information en interne qu’à l’externe. Sans oublier le gain de flexibilité. « Ne pas devoir dépendre toujours de développeurs, avoir la main sur la solution, et ainsi gagner du temps, c’est un gain non négligeable ». 

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