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2017 : l'offre de cloud public et de cloud hybride s'est considérablement étoffée en France

En 2017, l'offre de cloud public s'est considérablement renforcée en France avec l'ouverture par les géants US de datacenters en France et avec le renforcement de l'offre des acteurs français. Plusieurs solutions de cloud hybride ont aussi émergé chez les principaux fournisseurs de plates-formes d'infrastructure dans le monde.

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L’année 2017 aura été celle de la montée en puissance du cloud d’infrastructure public en France avec l’implantation dans l’hexagone des services de deux des géants du cloud et l’accélération du développement des acteurs locaux comme OVH et le plus discret Online (filiale d’Iliad, le propriétaire de Free).

Les entreprises françaises ont commencé à se convertir à l’intérêt du cloud public et plusieurs grands noms comme Société Générale, Véolia, Engie, Nexity, ont officialisé leur intention d’investir plus massivement dans le cloud, mais la France reste très en retard sur les États-Unis dans son adoption de la technologie. Le marché français du cloud d’infrastructure en 2016 n’était que de 824 millions de dollars (soit tout juste 3 % de la dépense mondiale) contre 15,3 milliards de dollars pour les seuls États-Unis (56 % de la dépense mondiale).

Les fournisseurs se sont donc employés à tenter de lever l’un des principaux obstacles perçu à l’adoption du cloud : l’absence de datacenters en France. Au début du mois de décembre, Microsoft a ainsi officialisé l’ouverture (en preview) de datacenters Azure à Marseille et Paris. Un lancement plus formel devrait être opéré le 23 janvier prochain, date qui marquera sans doute la disponibilité générale des services Azure en France.

Amazon AWS a fait de même cette semaine, en annonçant l’ouverture de ses propres services cloud en France via le déploiement de 3 zones de disponibilité (le terme utilisé par Amazon AWS pour décrire un datacenter) en région parisienne. 

Du côté des acteurs français, OVH a poursuivi ses développements en renforçant ses capacités dans l’hexagone et en poursuivant son développement à l’international. Le fournisseur a aussi annoncé la possibilité pour ses plus grands clients de disposer d'une déclinaison privative de son offre de cloud. Online a, quant à lui, accéléré le déploiement de son offre de cloud public ScaleWay en renforçant ses capacités en France et en ouvrant aussi des capacités à Amsterdam. Scaleway permet de disposer de VM et de serveurs bare metal dans le cloud sur une infrastructure x86 ou ARM 64 bit Cavium. Orange, enfin, a officialisé sa collaboration dans le cloud public avec Huawei  et propose désormais une offre basée sur la distribution OpenStack du constructeur chinois, matinée de ses propres services de sécurité. Orange propose par ailleurs une déclinaison en mode privée de cette offre basée sur l'infrastructure hyperconvergée de Huawei.

Rappelons par ailleurs qu’IBM disposait déjà de capacités en France pour IBM Cloud (sous VMware et OpenStack), de même que Salesforce.

Des stratégies de cloud hybrides de plus en plus sophistiquées

L’autre grande tendance de l’année 2017 aura été l’émergence de plates-formes à même de supporter des déploiements hybrides mixant infrastructures on-premises et infrastructures de cloud public. Plusieurs acteurs se sont distingués en matière de plates-formes de cloud d’infrastructure hybride à commencer par VMware avec son offre Cloud Foundation et son service VMware on AWS, Nutanix avec son service Xi (en partenariat avec Google), Microsoft avec le lancement de ses appliances Azure Stack et Oracle avec son offre Cloud@Customer. 2017 aura aussi été l’année de l’émergence de solutions de déploiements de conteneurs hybrides basées sur Kubernetes.

Chez VMware, l’année 2017 a été marquée par l’arrivée du service « VMware on AWS », qui permet à des entreprises de disposer d’une infrastructure cloud flexible basée sur les technologies VMware et hébergée sur le cloud d’Amazon AWS. Avec ce service, l’éditeur permet à ses clients de piloter depuis une console unique leurs ressources on-premises et en cloud et de déployer des applications indifféremment en interne ou en cloud. Le lancement de cette offre d’infrastructure avec Amazon a été complété par l’annonce en août d’une alliance entre Pivotal et Google sur le déploiement d’applications conteneurisées en mode cloud hybride. VMware a ainsi annoncé le service Pivotal Container Service (PKS), une implémentation commerciale de l’offre Kubo de Pivotal préconfigurée pour tirer parti d’un côté d’une infrastructure de cloud privé vSphere et de l’autre d’une infrastructure de cloud public Google.

Répondant à l’offre de VMware, Nutanix a aussi annoncé sa collaboration avec Google pour lancer Nutanix Xi. Cette offre, qui devrait progressivement être étendue à d’autres partenaires, est une solution complète de reprise après sinistre pour les environnements de cloud privé Nutanix sur le cloud Google. Plutôt que d’opérer son propre cloud pour offrir des services de reprise après sinistre « as a Service », Nutanix a porté son environnement d’exploitation sur des serveurs bare metal dans le cloud GCP. L’offre devrait être commercialement disponible vers la mi-2018, mais elle est déjà testée par plusieurs clients. Nutanix a aussi profité de sa conférence .Next pour officialiser le lancement d’une offre kubernetes as a service basée sur sa plate-forme Calm. L’idée est de permettre aux entreprises de déployer leurs applications conteneurisées aussi bien sur leur cloud privé Nutanix que dans le cloud de Google.

Microsoft a quant à lui officialisé la disponibilité d’Azure Stack au mois de septembre et présenté l’offre comme une extension « privée » de son cloud public Azure. Les appliances Azure Stack reprennent les grands fondamentaux d’Azure à commencer par son portail, ses mécanismes d’authentification, son bus de services et ses principales API, notamment en matière de déploiement d’applications et de provisioning de ressources. Petit bémol, l’offre de cloud privé de Microsoft est encore loin d’implémenter l’ensemble des services proposés sur le cloud public. Certains services clés d’Azure sont ainsi encore absents, comme Azure Service Fabric-as-a-Service ou Azure Container Service-as-a-Service, qui n’arriveront que dans le courant 2018.

Enfin Oracle a profité de 2017 pour rendre disponible son offre de cloud on premise Cloud@Customer. Proposée sous forme d’appliances, cette offre permet aux clients de disposer d’une infrastructure similaire à celle opérée par Oracle dans son cloud pulic en mode managé. Les clients peuvent ainsi basculer à volonté des workloads entre leur cloud interne oracle et le cloud public du constructeur ou utiliser le cloud public du constructeur comme une cible pour le plan de reprise après sinistre de leur infrastructure privée. L’offre cloud @customer est disponible en mode infrastructure, mais le constructeur propose aussi une déclinaison Big Data et une déclinaison Exadata. Là encore, l’idée est de laisser les clients libres de choisir où ils préfèrent déployer leurs workloads Oracle, en interne, ou en externe ; tout en maintenant un mode de tarification à la demande.

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