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Perspectives IT 2023 sur le cloud, le « as a service » sur site et l’optimisation des coûts

Compte tenu de la conjoncture économique très incertaine, cette année devrait être celle de la fin des idées trop convenues sur l’informatique d’entreprise et les coûts.

En période de doute économique, les pressions exercées divisent souvent les personnes et les organisations. Il y a ceux qui la vivent comme un appel au changement, à l’adaptation et à l’évolution, et ceux qui la voient comme une incitation à se replier, à réduire les risques et à attendre la fin de la tempête.

L’Enterprise Strategy Group (ESG) de TechTarget mène chaque année une étude sur les prévisions de dépenses en matière de technologie pour l’année à venir. Pour 2023, la division se dessine déjà. Certaines organisations deviennent hypersensibles aux coûts, tandis que d’autres cherchent à s’adapter et à s’optimiser pour maximiser le potentiel de leur budget. Je ne suis pas analyste financier, mais je parierais que ce second groupe est celui qui aura le plus de chances d’obtenir un gain financier et concurrentiel à long terme.

Chaque année, le pourcentage d’entreprises numériquement matures augmente, et celles qui considèrent l’IT comme un simple centre de coûts diminuent. Je pense même que c’est la dernière année où une entreprise peut survivre en voyant la technologie de cette manière.

En gardant cela à l’esprit, voici quelques prédictions pour 2023 qui, selon moi, vont se réaliser, en raison de la nécessité d’accélérer les transformations numériques dans notre contexte actuel. Les leaders les plus avisés poursuivront ainsi leur modernisation sans ajouter de risques excessifs.

1. Les plates-formes sur site et as-a-service vont être très populaires

Lorsque l’incertitude augmente, les dirigeants décident souvent de geler les embauches. Les besoins en matière de numérique vont cependant continuer à augmenter. Si cette situation est susceptible d’accélérer l’adoption du cloud, elle entraînera également une forte hausse de l’adoption de l’infrastructure sur site « as a service » (par exemple Dell APEX, HPE GreenLake, Hitachi Storage as a Service, NetApp Keystone et Pure's Evergreen//One).

Ces dernières années, nous avons assisté à la démocratisation des modèles de paiement à l’usage (pay-per-use) sur site, ainsi que d’options à la demande (as-a-service). Je m’attends, étant donné la pression accrue sur le personnel interne, à ce que nous commencions à voir une adoption accrue de ces deux formes d’IT sur site.

Le déploiement de services de cloud privé sur site, gérés par le fournisseur, a aussi déjà montré des avantages en réduisant les charges opérationnelles sur le personnel interne. En outre, l’avantage le plus souvent identifié de ces modèles basés sur la consommation (tels que les options « as-a-service ») est la possibilité d’accélérer les initiatives numériques en reportant les coûts sur les trimestres à venir. Je m’attends à ce que la plupart des entreprises explorent toutes les options permettant de reporter les paiements d’un trimestre ou deux.

2. Les outils d’optimisation des coûts du cloud vont devenir obligatoires

Les outils d’optimisation des coûts du cloud (comme Datadog, Spot by NetApp, Splunk, VMware ou Yotascale) présentent des rendements importants et immédiats, avec des économies moyennes de 33 % par mois, selon nos recherches. Ces outils sont essentiellement des « bons plans » pour rendre plus rentables les services cloud.

Alors que les pressions budgétaires augmentent et que l’adoption du cloud s’accélère cette année, de plus en plus d’entreprises exploreront ces options pour économiser de l’argent et tirer un meilleur parti de leurs budgets de cloud.

Il est intéressant de noter que, dans certains cas, les entreprises investissent dans un ou plusieurs de ces outils, mais ne rendent pas leur utilisation obligatoire. Je pense que cette situation va changer au cours des neuf à douze prochains mois. Ces outils seront et devraient être obligatoires.

3. L’organisation du multicloud va se rationaliser

Dans une autre étude réalisée au début de l’année, ESG a constaté qu’un des grands défis de la prise en charge de plusieurs fournisseurs de cloud (le multicloud) est de faire collaborer efficacement les différentes équipes cloud.

Trop d’organisations se débattent encore avec des structures traditionnelles et vieillissantes d’organisation. Lorsque les budgets sont serrés, les entreprises recherchent des gains d’efficacité pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs de croissance avec les effectifs dont elles disposent. Le cloud ne fait pas exception. Il est temps de consolider les équipes et de se concentrer sur l’amélioration de la collaboration.

4. C’est la saison des achats dans l’IT

Il y aura probablement de nombreuses acquisitions dans le domaine de la Tech au cours de la première moitié de 2023. Nous avons déjà vu Microsoft acheter Fungible. Des startups intéressantes et certains acteurs établis pourraient être proposés à la vente à des prix plus beaucoup plus abordables qu’il y a quelques trimestres. Et ils devraient trouver preneurs. Quand les acteurs de l’IT cherchent à innover rapidement et à élargir leur portefeuille et leur présence, il est parfois plus facile d’acquérir des équipes déjà constituées et des entreprises qui ont déjà des clients que de le faire par croissance organique.

ESG et LaMagIT sont des filiales du groupe international TechTarget.

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