Leo Apotheker, co-Pdg de SAP, se mue en VRP de la maintenance

Hier, en clôture de la première journée de la convention annuelle du club des utilisateurs SAP (USF), Leo Apotheker, le co-Pdg de l'éditeur, est revenu sur l'augmentation du taux de maintenance. En replaçant ce sujet dans un contexte plus large d'évolution des architectures SAP. Suffisant pour faire passer la pilule ?

apotheker1Après une journée où SAP a tenté de déminer - sans succès - le sujet du changement de son contrat de maintenance, Leo Apotheker, qui co-dirige l'éditeur allemand avec Henning Kagermann, est venu mercredi soir tenter de convaincre les utilisateurs français, réunis pour la convention de l'USF, du bien-fondé du nouveau contrat Enterprise Support. Avec des arguments qu'avait peiné à trouver le matin même Pascal Rialland, le Pdg de la filiale française.

"Nous sommes en train de concevoir des systèmes pour des entreprises en réseau. Et Enterprise Support rentre dans ce contexte-là. L'offre précédente de maintenance a été conçue à l'origine pour maintenir R/3. Or, aujourd'hui, sur une même plate-forme, cohabitent des applications SOA, des développements spécifiques et des applications tierces. Avec ce contrat, SAP va assurer le support de bout en bout de cette plate-forme. Nous allons assurer le code que vous écrivez avec l'offre SAP", a martelé le co-Pdg de l'éditeur, inscrivant l'arrivée du nouveau contrat dans une perspective large d'évolution des architectures plutôt que de se limiter à comparer les mérites de Enterprise Support et de Basic, le contrat à 17 % que l'éditeur a brutalement supprimé en juillet.

Limiter le coût des migrations

Autre point fort du discours du dirigeant, l'extension des "Enhancement Packages", ces mises à jour logicielles proposées tous les six mois par SAP pour amener l'innovation chez ses clients sans en passer par de longues (et coûteuses) migrations. "Jusqu'alors, celles-ci étaient réservées à l'ERP. Dès le début 2009, la totalité de la Business Suite (comprenant l'ERP et les autres grands applicatifs : CRM, PLM, etc.) bénéficieront de ce mode de mise à jour." Au sein de ces "packages", les utilisateurs choisiront les fonctions qu'ils veulent déployer.

Dernière avancée promise par Leo Apotheker : un outil d'analyse de code pour Solution Manager (le module de gestion des solutions SAP) permettant de limiter les tests de non-régression aux seuls pans touchés par des modifications. Autant d'arguments censés montrer aux utilisateurs réunis ce mercredi que le nouveau contrat de support représentera certes un surcoût, mais qu'il est aussi susceptible de réduire le coût de revient total des solutions SAP.

Réduire le TCO : un terrain d'entente entre l'éditeur et les utilisateurs ?

C'est d'ailleurs la solution que privilégie également Jean Leroux, le président du club des utilisateurs francophones, qui, dans une interview au MagIT, explique en substance qu'il ne pense pas pouvoir faire revenir SAP sur son taux de maintenance à 22 %. Mais qu'il espère profiter du débat créé par ce changement de contrat de maintenance (débat qui s'enrichira avec un sondage mondial auprès des utilisateurs) pour amener SAP à proposer des solutions permettant de diminuer le coût de revient (TCO) de ses systèmes.

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